DIVERS ÉTATS DE LA SUBSTANCE CONTRACTILE
l'homme et que l'animal supérieur représente toutes les formes élémentaires inférieures pai' lesquelles il a dû passer pour arriver à une perfection plus grande. Nous venons de voir en effet la substance contractile, d'abord sous forme de sarcode, se définir ensuite en cellules qui deviennent des fibres plates, lesquelles se transforment enfin en fibres striées. Il y a là une transmutation successive qu'il est impossible de méconnaître.
Quelques physiologistes ont prétendu que tous les organes de la vie de relation avaient des filtres striées, tandis que les organes de la vie végétative avaient des fibres plates. Mais la zoologie donne un démenti flagrant à tous les systèmes qu'on voudrait établir à ce sujet. Ainsi le cœur est certainement un organe delà vie végétative, et il possède cependant des fibres striées; sans doute les muscles de l'intestin sont généralement formés de fibres lisses : mais le s^ésier des oiseaux et l'intestin des tanches, d'après les observa tions d'Ernest-Henry Weber, ont encore des fibres striées. Les organes de la vie de relation ne comportent pas non plus exclusivement des fibres striées ; mais si c'est là encore une proposition qui n'est pas plus vraie, comme loi^ que la précédente, on pourrait cependant l'accepter comme une généralité représentant le cas le plus ordinaire.
On a voulu dire aussi que certains animaux se caractérisaient spécialement par une certaine nature de fibres; ainsi les huîtres et les mollusques n'au-