TERMINAISON DES NERFS MOTEURS
manière à s’y accoller parfaitement. Le cylindre de l’axe vient ensuite se terminer à la moelle dans une cellule pourvue d’un noyau central. Cette cellule est toujours multipolaire, c’est-à-dire qu’elle a des connexions multiples avec les cellules circonvoisines; cette cellule reçoit d’un côté une libre nerveuse
motrice et se réunit à d’autres cellules plus ou moins analogues par des fibres distinctes.
Le nerf moteur commence à la cellule motrice : c’est là sa véritable origine. C’est la cellule qui nourrit le nerf, et si elle est détruite, le nerf dépérit rapidement ; c’est par elle qu’il se met en rapport avec tout l’ appareil nerveux, et, en tant que nerf moteur, on peut dire avec assurance qu’il ne commence que là.
A l'autre extrémité, le nerf moteur se termine dans le muscle. Quels sont ses rapports avec les fibres musculaires pour leur communiquer son influence motrice? Pendant longtemps on avait admis qu’il n’y a pas de contact immédiat; maison sait aujourd’hui que la fibre nerveuse se termine dans la libre musculaire : ce résultat est surtout dû aux travaux encore assez récents de MM. Kiihne, Krause, Kolli ker, Rouget (de Montpellier), Doyère, de Quatrelages, Meissner, etc.
11 est démontré maintenant, surtout par les recherches de M. Kiihne, que les fibres nerveuses motrices peuvent se diviser et se subdiviser, — généralement suivant un mode de division dichotomique, — pour aller influencer un nombre plus ou moins cou-
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sidérable de fibres musculaires. Lorsqu’un filament nerveux va pénétrer dans une fibre musculaire, sa gaine ou enveloppe celluleuse s’étale sur le sarco-
Fig. 50. — Terminaison des nerfs moteurs (d’après Kühne).
Colline nerveuse du lapin avec une plaque terminale, vue de profil, après l’addition d’une dissolution faible d’acide acétique.
lemme de la fibre musculaire et se perd en se confondant avec lui; la moelle nerveuse disparaît également, et le cylindre de Taxe pénètre seul dans l’intérieur de la fibre musculaire où il s’étale à la surface de la substance musculaire, sous forme d’une masse grenue faisant d’ordinaire une légère saillie, que MM. Doyère et Kühne ont nommée la colline nerveuse, et que M. Rouget appelle plaque terminale des nerfs moteurs (fig. 50 et 51).