‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 109 sur 200 · NERVEUX · texte numérisé non relu

NERVEUX

variée des poisons sur elles. Les limites de cet élément moteur sont, d’un côté, la fibre musculaire dans laquelle il se termine, de l’autre, la cellule centrale d’où il part. Cette cellule présenterait une forme et des caractères particuliers qui lui ont valu le nom de cellule motrice.

Le nerf moteur a une vie propre, parfaitement indépendante de celle des autres tissus, et. par une conséquence naturelle, il jouit aussi d’une nutrition particulière, de telle sorte qu’il peut se nourrir sans que les muscles ou les autres nerfs se nourrissent pour cela. Cherchons d’abord à déterminer les conditions essentielles de cette nutrition.

L’origine du nerf moteur est une cellule placée

dans la moelle et contenant un noyau, un nucléole et des granulations. De cette cellule partent des tubes nerveux plus ou moins longs, composés, comme nous l’avons dit, par un cylindre-axe qui en est la partie essentielle et qui est protégé par une enveloppe tubulaire remplie d'une substance albuminoïde opaque après la mort, mais transparente pendant la vie, ce qui empêche d’apercevoir le nerf. La nutrition du nerf moteur ne se fait point par toutes ses parties, telles que nous venons de les indiquer, mais seulement par la cellule centrale. Aussi, quand on pratique une section qui interrompt toute communication avec la cellule centrale, il y a paralysie du nerf, et l’influence de la volonté ne peut plus se transmettre au muscle. Cependant, si l’on prend le bout périphé-

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