‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 124 sur 200 · COURANT FORT · texte numérisé non relu

COURANT FORT

Courant ascendant.

Fermeture du circuit Rien.

Ouverture Contraction.

Courant descendant .

Fermeture du circuit Contraction

Ouverture Rien.

On obtient donc toutes ces variations sur un meme nerf en modifiant la force du courant, ce qui prouve que tous les changements observés par Kitter tiennent uniquement aux variations d’intensité du courant, sinon à des variations absolues, du moins à des variations relatives à l’excitabilité du nerf moteur et à son irritabilité plus ou moins grande. En effet, que le courant soit plus fort ou que le nerf devienne plus irritable, c’est toujours la même chose quant à l’effet produit. 11 faut donc distinguer l’état physiologique du nerf moteur et son état anormal qui survient quand il meurt.

Si nous prenons un courant faible, soit en luimême, soit relativement à la résistance qu’il rencontre dans le nerf moteur, nous aurons toujours, qu’il soit ascendant ou descendant, une contraction a la fermeture du circuit, et rien à l’ouverture. En prenant des courants plus forts, on produit des phénomènes différents, mais qui tiennent à des électroysations particulières, à des actions physiques diverses. Il ne faut jamais employer ces courants trop

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forts qui sortent des conditions physiologiques ordinaires, car les courants physiologiques sont toujours faibles à l’état normal. Ces expériences de Ritter, dont nous avons donné les résultats, sont cependant bonnes à conserver, comme représentant des phénomènes très réels et qui correspondent à des faits qu’on pourrait retrouver peut-être dans certains états pathologiques.

L’électricité est donc un irritant commun du nerf moteur et du muscle : mais le nerf y est bien plus sensible; un courant très-faible lui suffit, tandis qu’il faut pour le muscle un courant bien plus fort. Ainsi, prenons un courant d’une intensité suffisante, et faisons-le passer à travers le muscle sans qu’il atteigne le nerf : en diminuant de plus en plus l’intensité de ce courant, on finira par ne plus obtenir de contraction ; au contraire, en le portant alors sur le nerf, on aura tout de suite une contraction trèsmarquée. Quand un courant électrique traverse la masse du corps, il peut produire des contractions tout à la fois en excitant directement les muscles, et en excitant les nerfs moteurs qui excitent à leur tour les muscles. C’est ce qui a fait dire qu’il y avait un lieu d’élection pour l’action de l’électricité. Ce lieu, c’est l’entrée du nerf dans le muscle, parce qu’en portant là l’action électrique on excite à la fois le nerf et le muscle. De même, quand on n’obtient aucun résultat en faisant passer un certain courant électrique à travers un muscle encore pourvu de

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