‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 130 sur 200 · TERMINAISON DES NERFS SENSITIFS · texte numérisé non relu

TERMINAISON DES NERFS SENSITIFS

Gall, qui supposait une couche cérébrale répandue sur toute la surface du corps.

Fig. Cl. — Corpuscule de Paeini chez l'homme (d'après Leydig).

a. Pédicule. — b. Fibre nerveuse à sou entrée. — c. Système capsulaire. — d. Cordon central (renflement de la fibre). — o. Canal intérieur.

En arrivant dans la moelle, la fibre sensitive perd toutes ses propriétés, en ce sens qu’elle se soude à d’autres éléments nerveux.

Pendant longtemps, tous les physiologistes crurent

4V0 L ELEMENT NERVEyX.

([ne la moelle épinière n’était qu’un gros faisceau nerveux formé par la réunion de tous les nerfs. Charles Bell admettait que les faisceaux antérieurs de la moelle épinière donnaient les fibres de mouvement volontaire , et les faisceaux latéraux, les fibres de mouvement involontaire; tandis que les faisceaux postérieurs continuaient les nerfs des racines postérieures.

Millier considérait également la moelle comme un faisceau de nerfs, et il admettait que les fibres nerveuses sensitives se continuaient par les fibres de la moelle épinière, lesquelles se continuaient au cerveau par les fibres motrices de la moelle qui aboutissaient aux racines antérieures d’où partaient les nerfs de mouvement. Ainsi, le système nerveux n’était plus alors qu’une sorte de longue corde, partant des organes périphériques pour y aboutir, en se repliant sur elle-même, et le cerveau que le point oit s’opérait ce changement de direction. L’influence lierveuse parcourait donc le circuit d’une seule fibre continue; partie de l’extrémité du nerf de sensibilité, ébranlé par une cause extérieure quelconque, la même fibre arrivait en quelque sorte directement dans le muscle pour le faire contracter. Au lieu de cela, il v a une série d’organes nerveux élémentaires transmettant une suite d’irritations successives, comme nous l’exposerons plus tard.

D'après les théories anciennes, les faisceaux antérieurs de la moelle étaient simplement la continua-

IDÉES anciennes suk la moelle.

lion des racines antérieures et n’avaient aucune sensibilité , non plus que ces racines antérieures elles-mêmes; ils conduisaient exclusivement l'influence motrice, tandis que les faisceaux postérieurs, incapables de transmettre cette influence motrice, étaient en revanche doués de sensibilité an même titre et de la même façon que les racines postérieures et les nerfs sensitifs. Toutes ces idées, déduites en général de l’anatomie, étaient fausses. L’expérimentation fait voir en effet que la moelle épinière n’est pas la simple continuation des nerfs : elle a des éléments distincts jouissant de propriétés toutes spéciales que nous aurons à examiner.

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