‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 147 sur 200 · CELLULES 1)E LA MOELLE ÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

CELLULES 1)E LA MOELLE ÉPINIÈRE

amener la production d’un mouvement. Cette nécessité n’existe que pour les mouvements directs ou volontaires, et nullement pour les mouvements réflexes, si nombreux dans l’organisme, et dont nous avons déjà expliqué la nature. Ces mouvements sont rendus possibles par des communications établies à travers la moelle épinière, entre le nerf sensitif et le nerf moteur, ou plutôt entre les cellules (fig. 73) qui

Fig. 73. — Communications des cellules de sentiment et des cellules de mouvement dans la moelle épinière (d’après Jacubowitch).

a. Cellule sympathique communiquant avec une cellule de mouvement A. — b b'. Deux cellules de mouvement du même côté de la moelle, communiquant entre elles par un seul lilet. — ce7. Cellules de mouvement communiquant entre clics par plusieurs iilcts.

l'élément nerveux.

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servent d’origine à ces deux espèces de nerfs. C’est encore au milieu de la substance grise, où aboutissent les racines antérieures et les racines postérieures, que se trouvent les connexions anatomiques dont nous parlons.

Autrefois on distinguait bien la substance blanche et la substance grise, mais sans savoir, à vrai dire, quelle était la valeur de cette distinction. On est bien plus avancé aujourd’hui, et les expériences ont montré (pie tous les phénomènes essentiels du système nerveux se passaient au sein de la substance grise, la substance blanche n’étant qu’une substance conductrice. On rencontre, disséminées au milieu de cette substance grise, des cellules multi polaires de diverses formes, parmi lesquelles on a distingué des cellules sensitives et des cellules motrices. Les cellules de sensibilité sont le plus souvent triangulaires et assez petites relativement aux autres. Les cellules motrices sont au contraire plus grosses et affectent des formes plus compliquées, notamment la forme quadrangulaire; elles émettent aussi plus de filaments nerveux que les cellules sensitives, chez lesquelles le nombre de ces filaments ne dépasse pas trois, ordinairement.

Mais il ne faudrait pas croire que ces diverses déterminations fonctionnelles des cellules résultent de l’anatomie toute seule, car la forme anatomique ou histologique ne prouve rien par elle-même. En effet, que nous constations dans les diverses cellules ner-

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