‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 155 sur 200 · CL. BERNARD · texte numérisé non relu

CL. BERNARD

o5 h L ÉLÉMENT NERVEUX.

un voit que cette eau n’a aucune action sur ses nerfs sensitifs. Mais qu’on lui coupe la tête et qu’on plonge de nouveau ses pattes dans la même eau, l’irritation se produira aussitôt, parce que l’action contraire du cerveau a été supprimée.

L’influence du cerveau tend donc à entraver les mouvements réflexes, à limiter leur force et leur étendue. Mais où réside précisément cette influence? Quelle partie de l’encéphale arrête ainsi les mouvements réflexes, et comment cette action se produitelle? Voilà ce qui reste à déterminer. On pourrait bien se figurer que l’influence ou la vibration nerveuse, ayant alors un chemin plus long à parcourir, puisqu’elle doit se propager jusqu’au cerveau, en revient un peu affaiblie, après avoir traversé ce long circuit. Mais quoique cette considération ne soit peutêtre pas dénuée de tout fondement, elle ne paraît point suffisante pour expliquer les faits, et la question se pose toujours comme auparavant : Pourquoi le cerveau apporte-t-il un obstacle notable à la propagation des mouvements réflexes, et où réside cette résistance spéciale? Est-elle uniformément répandue dans le cerveau tout entier, ou devons-nous la chercher dans certaines parties déterminées de cet organe? C’est la question du centre modérateur des mouvements réflexes , question fort agitée dans ces derniers temps, et résolue au moins en partie, grâce à de savants travaux.

La théorie qui semble maintenant bien établie, on

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