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ACTIONS RÉFLEXES DU NERF OPTIQUE

excito-motrice. Mais n’oublions pas que la localisation sera quelquefois poussée très-loin. Ainsi, quand on pince un doigt sur un animal fatigué, il peut arriver quelquefois que ce seul doigt remue isolément et sans ébranler le moins du monde les parties voisines.

Les actions réflexes sont répandues dans tout l’organisme, avons-nous dit tout à l'heure. Il y a en effet des mouvements réflexes dans les nerfs de la peau, dans les nerfs des sens spéciaux, dans les nerfs de la sensibilité inconsciente, enfin dans les nerfs qui se distribuent à tous les muscles, et c’est même, comme nous l’expliquerons plus tard, la véritable cause du ton musculaire.

Comme exemple de mouvements réflexes dans les nerfs de la peau, nous pouvons citer les grenouilles, chez lesquelles ils prennent un développement fort notable et une importance souvent très-grande.

Parmi les mouvements réflexes des nerfs de sensibilité spéciale, qu’il nous suffise d’indiquer pour le moment ceux du nerf optique. L’irritation de ce nerf, faite par un moyen quelconque, n'occasionne aucune douleur, mais elle produit une sensation lumineuse particulière. Cette sensation subjective donne lieu à une contraction de la pupille, qui se referme plus ou moins complètement, et avec une rapidité plus ou moins grande, suivant les cas. Il en est de même lorsque l’œil est frappé d’une vive lumière, dont les rayons pourraient blesser la rétine

L ÉLÉMENT NERVEUX

s’ils y arrivaient en quantité trop considérable. Ce phénomène est le résultat d une action réflexe dont nous allons expliquer le mécanisme.

La membrane de l’iris reçoit plusieurs fdets nerveux ciliaires, qui partent du ganglion ophthalmique, lequel communique lui-même avec un rameau de la troisième paire nerveuse, le nerf oculo-moteur commun, / Le circuit se continue ensuite par le centre encéphalique, origine de ce dernier nerf, pour revenir à l’œil par le nerf optique. Ceci posé, coupons le nerf optique : l’animal devient immédiatement aveugle, et comme il ne reçoit plus d’impression lumineuse, sa pupille se dilate d’une manière considérable. Qu’on excite maintenant le bout central du nerf optique, il ne se manifestera pas, sans doute, la moindre trace de douleur, puisque nous venons de dire que ce nerf était incapable d’en ressentir ou d’en transmettre aucune au cerveau ; mais ou produira ainsi une impression lumineuse, toute subjective, car elle ne correspond à aucun phénomène réel dans le monde extérieur, dans le monde des objets, et cette impression purement subjective amènera la contraction de la pupille, absolument comme si l’œil avait été réellement frappé par les rayons d’une lumière quelconque. Voilà donc un mouvement réflexe, inconscient, qui est dû à l’action du nerf optique. Et nous pouvons ajouter, de plus, que, dans ces phénomènes, l’influence est croisée ; car bien que nous n’agissions que sur un seul œil.

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