ACTIONS RÉFLEXES SUR LES SÉCRÉTIONS
venablement. Mais l’erreur à laquelle aboutit ce raisonnement vous prouve une fois de plus qu’il ne faut pas s’en tenir exclusivement aux considérations chimiques, malgré leur importance réelle. Les considérations physiologiques doivent toujours prédominer sur toutes les autres, parce qu’elles correspondent aux véritables faits vitaux, et que ceux-ci sont le centre de l’exercice de toutes les fonctions : les faits physicochimiques ne sont, à vrai dire, que des milieux préparés pour le développement de ceux-là. Ainsi, dans le cas qui nous occupe, l’alcali administré avec le fer saturera sans doute une petite quantité de suc gastrique; mais, en irritant la muqueuse de l’estomac, il lui en fera produire une quantité bien plus considérable, et en définitive l’avantage est évident. Pour faciliter la digestion chez les estomacs paresseux, il faudra donc aussi faire avaler avec les aliments du carbonate de soude qui stimulera l'inertie de l’estomac et activera la sécrétion du suc gastrique.
Comme le remarque encore Berzelius, la nature a eu soin d’alterner les réactions dans les parties successives du tube digestif, afin d’amener ainsi en temps opportun la production des différentes humeurs nécessaires à la digestion. La réaction est alcaline dans la bouche, et les aliments, en s’imprégnant de salive, transportent la même réaction dans l’estomac où elle provoque ainsi la sécrétion du suc gastrique. Là ces aliments deviennent acides sous l’influence de ce môme suc gastrique qui s’y est mêlé au furet