‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 185 sur 200 · SÉCRÉTION GLYCOGÉNIQUE DU FOIE · texte numérisé non relu

SÉCRÉTION GLYCOGÉNIQUE DU FOIE

manière plus particulière a une des principales glandes de l’organisme, le foie, et aux phénomènes qui s’y produisent.

Quand le grand sympathique est en état de tonicité, les sphincters, c’est-à dire les fibres des petits vaisseaux capillaires, sont fermés, et le sang passe directement de la veine porte dans la veine cave. Mais paralysons le grand sympathique, et les sphincters se relâcheront aussitôt : le sang devra donc pénétrer à travers le réseau des petits capillaires, et il affluera en grande quantité dans les cellules du foie qui contiennent, ainsi que nous l’avons montré le premier, de l’amidon animal, auquel nous avons donné le nom de matière glycogène, et qui est produit sous l’influence de l’action vitale. Cet amidon est capable de se transformer en sucre, quand on le met en contact avec de la diastase dans un milieu présentant d’ailleurs des conditions convenables de température et d’humidité. Or, le sang satisfait pleinement à toutes ces exigences : il fournit de l’eau plus qu’il n’en faut; la chaleur animale maintient sa température, comme celle de l’organe lui-même, à un niveau convenable ; enfin, il contient toujours de la diastase. Tous les éléments nécessaires se trouvent donc réunis, et le sucre va se former rapidement.

Mais, au lieu d’une paralysie accidentelle et momentanée du grand sympathique, comme nous l’avons supposée jusqu’ici, et telle qu’elle se produit dons l’état normal des sécrétions, admettons qu’il y ait

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