ÉLECTRICITÉ NERVEUSE
Sommaire. — L’irritation électrique du nerf moteur exige un changement rapide dans son état électrique. — Effets des divers courants sur les nerfs ; — courant ascendant, courant descendant. — Lois de Ritter : six périodes. — Lois de Nobili : quatre périodes. — Valeur et signification de ces lois. — Classification des effets de l'électricité d’après les différences d’intensité des courants. — Sensibilité des nerfs à l'irritant électrique. — Expérience de la patte galvanoscopique. — - Courants électriques propres des nerfs. — Électrotonisme.
— Contraction paradoxale.
DIX-HUITIÈME LEÇON. — des nerfs sensitifs 291
Sommaire. — Irritations successives aboutissant à la production d’un mouvement. — Le nerf sensitif excitant du nerf moteur.
— Structure des nerfs sensitifs. — Ganglion intervertébral. —
Terminaisons périphériques des nerfs sensitifs. — Rapports des nerfs sensitifs avec la moelle épinière.
DIX-NEUVIÈME LEÇON. — de la moelle épinière 30 0
Sommaire. — La moelle épinière n’est pas la simple continuation des nerfs rachidiens. — Elle n’a ni sensibilité ni faculté locomotrice. — Examen des expériences invoquées en sens contraire. — Des mouvemenls réflexes; leur nature. — Ils supposent une action des nerfs sensitifs sur les nerfs moteurs. —
Travaux de M. Jacuboxvitch sur la constitution de la moelle épinière. — Cellules nerveuses. — Commissures des cellules sensitives et des cellules motrices. — Substance blanche et substance grise : c’est dans la substance grise (m’est le centre des actions réflexes; la substance blanche est simplement conductrice. — Généralisation des actions sensitives : il n’en est pas de même des actions qui portent sur le système moteur.
VINGTIÈME LEÇON. — irritants et propriétés des nerfs sensitifs 317
Sommaire. — L’irritation des divers nerfs sensitifs ne se traduit point par les mêmes phénomènes. — Nerfs des sens spéciaux. — Les nerfs sont caractérisés par la direction du courant nerveux : il est centripète dans les nerfs sensitifs, centrifuge dans les nerfs moteurs. — Cependant un même nerf peut transmettre le courant dans les deux sens.
Irritants des nerfs sensitifs.— Irritants mécaniques. — Irritants physiques ; électricité. — Irritants chimiques. — Moyen de mesurer le degré de sensibilité des divers animaux. — Sensibilité inconsciente : elle s’explique par les commissures des fibres dans la moelle épinière. — Augmentation de la sensibilité chez un animal auquel on a coupé une moitié de la moelle. — Fonctions de la substance grise et de la substance blanche.
VINGT ET UNIÈME LEÇON. — propriétés et fonctions de la moelle épinière comme centre d’actions réflexes.. 332
Sommaire. — Substance blanche et substance grise. — Cellules nerveuses de la moelle épinière. • — Dans l’empoisonnement par le curare, on peut préserver certains nerfs moteurs. — Au contraire, l'empoisonnement par la strychnine ne peut jamais être localisé.
Mouvements réflexes. — Ils sont involontaires et inconscients. — Centre modérateur des actions réflexes. — Le centre de
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production des actions réflexes est d’ordinaire dans l’axe cérébrospinal. — Cependant un ganglion du grand sympathique peut être le centre d’une action réflexe. — Expériences de M. Claude Bernard sur la glande salivaire sous-maxillaire établissant qu’elle peut entrer en sécrétion sous l’influence du ganglion sympathique sous-maxillaire. — Riais ce ganglion dépend du cerveau pour sa nutrition .
VINGT-DEUXIÈME LEÇON. — des mouvements réflexes. 349
Sommaire. — Le système nerveux se ramène anatomiquement à deux espèces d’éléments, des fibres et des cellules. — Tout phénomène nerveux se traduit en définitive par un mouvement. — Deux espèces de mouvements : 1° mouvements conscienls et volontaires; 2° mouvements inconscients ou réflexes.
Mécanisme du mouvement réflexe. — Il suppose le concours de trois éléments nerveux : 1° un nerf moteur; 2° un nerf sensitif; 3° une cellule servant de centre entre les deux nerfs ; et en outre un muscle qui est l’organe direct du mouvement. — Importance des mouvements réflexes ; ils sont les plus communs de l’organisme. — Sur un même animal l’intensité des mouvements réflexes et celle des mouvements directs paraissent en raison inverse Tune de l’autre. — Influence paralysante du cerveau sur les actions réflexes. — Centre modérateur des actions réflexes — Force excito-molrice ; ses variations. — Diverses espèces d’actions réflexes. — Action réflexe du nerf optique sur l’iris. - — Action réflexe sur la glande sous-maxillaire. — Actions réflexes du grand sympathique. — Actions réflexes croisées et non croisées. — Actions réflexes des nerfs vaso-moteurs. — Mouvements réflexes généraux et spéciaux.
VINGT - TROISIÈME LEÇON. — des mouvements réflexes (suite) 369
Sommaire. — État d’un animal privé de cerveau. — Constance des mouvements réflexes. — Ton musculaire. — Contraction
permanente des sphincters. — Triple état du muscle suivant les variations d’intensité de l’influence nerveuse. — Conséquences qui en résultent relativement à la combustion respiratoire et à la constitution du sang. — Diverses espèces de nerfs qui se rendent dans un muscle : nerfs moteurs, nerfs sensitifs, nerfs vaso-moteurs, filets du grand sympathique. — Phénomènes produits par la section des divers nerfs d’un muscle. — Persistance de l’état de contraction de certains sphincters dans ces circonstances. — Part considérable revenant aux actions réflexes dans les fonctions de la vie organique. — Leur rôle dans la digestion.—Sécrétion salivaire : actions réflexes qui la produisent. — Influences des causes morales. — Alternance des réactions le long du tube digestif. — Part des phénomènes mécaniques dans la digestion : opinions diverses des physiologistes à ce sujet. — Les phénomènes mécaniques concourant à la digestion sont dus à des actions réflexes de même que les sécrétions digestives.
VINGT-QUATRIÈME LEÇON. — mécanisme des sécrétions. 390
Sommaire. — Deux genres d’actions réflexes : les unes produisant la contraction d’un muscle, les autres son relâchement. — Actions paralysantes sur le cœur, sur les mouvements respiratoires, etc. — Composition des glandes. — Expériences de M. Claude Bernard sur la glande sous-maxillaire du chien. — État de la glande en repos. — Phénomènes qui se produisent pendant la contraction. — Ces phénomènes s’expliquent par l’action paralysante de la corde du tympan. — Phénomènes qui suivent la suppression complète du système nerveux de la glande. — Sécrétion énergique et continue qui amène la destruction de la glande. — Régénération de la glande et rétablissement de la sécrétion à l’état normal.
VINGT-CINQUIÈME LEÇON — influence du système nerveux SUR LES PHÉNOMÈNES CHIMIQUES DE L’ORGANISME 402
Sommaire. — Divers centres des actions réflexes. — Difficultés
que présentent ces questions. — Influence du système nerveux sur les phénomènes de nutrition; il n’est pas indispensable à la production de ces phénomènes. — Les animaux de même que les végétaux forment des principes immédiats. — Formation de la graisse, du sucre, etc. — Le système nerveux agit sur les phénomènes chimiques par l’intermédiaire du système vasculaire. — Les vaisseaux reçoivent deux ordres de nerfs : des nerfs du grand sympathique qui produisent leur resserrement, et des nerfs du cérébro-spinal qui provoquent leur dilatation. — La paralysie du grand sympathique augmente l’activité des phénomènes chimiques. — L’irritation d’un nerf sensitif du cérébro-spinal produit le même résultat en réagissant sur le grand sympathique. • — Constitution du système capillaire. — Double voie offerte au courant sanguin : deux ordres de capillaires. — Conséquences de celte disposition en ce qui concerne la circulation et les sécrétions. — Le système nerveux n’agit pas directement sur les phénomènes chimiques ; il se borne à mettre en présence les éléments qui doivent réagir les uns sur les autres en vertu de leurs propriétés spéciales. — Comparaison générale du système cérébro-spinal et du grand sympathique. — Obscurité qui enveloppe encore les fonctions de ce dernier système.
PHYSIOLOGIE DU COEUR
Sl'fl LA PHYSIOLOGIE DU CŒUR ET SES RAPPORTS AVEC LE CER- VEAU : conférence faite aux soirées scientifiques de la Sorbonne par M. Claude Bernard, le 27 mars 1865.. . , 425
Table des figures £73