‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 45 sur 200 · PROPRIÉTÉS INVARIABLES DES ÉLÉMENTS · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS INVARIABLES DES ÉLÉMENTS

doute, il est seul atteint, quand on opère comme nous venons do le dire ; mais cela tient uniquement à la rapidité de la mort de ranimai, qui ne peut survivre à l’arrêt du cœur; si la vie s’était prolongée plus longtemps, les autres muscles auraient été successivement atteints à leur tour.

Ce n'est pas là une explication qui rende un compte plus ou moins plausible des faits observés, c’est une proposition qu’on peut établir d’une manière nette en opérant sur des animaux inférieurs, par exemple une grenouille qui peut encore vivre pendant plusieurs heures après l’arrêt des contractions du cœur. Qu’on lui administre un poison musculaire, et l’on verra le cœur atteint assez vite de paralysie et même de rigidité ; mais l’animal 11e mourra pas sur-lechamp comme le ferait un mammifère ; plus tard seulement, les autres muscles seront attaqués, et quand l’animal succombera, ils auront tous perdu leur irritabilité, c’est-à-dire leurs propriétés contractiles.

Ainsi, dans un animal, tous les éléments d’un même système, comme le système musculaire, ont la même propriété contractile ; mais ils sont plus ou moins irritables, et, quand 011 emploie l’irritant à petites doses, certains muscles peuvent se trouver atteints et les autres 11e l’être pas. Ce que nous disons des muscles, nous pouvons le dire également des autres tissus, par exemple du tissu glandulaire. L’iode s’échappe plus ou moins facilement par toutes

l’irritabilité.

les glandes; cependant, quand on l’introduit en petite quantité dans l’organisme, on ne le retrouve que dans les sécrétions des glandes salivaires, qui sont plus sensibles que les autres à l’irritation produite par l’action de cette substance. En résumé, il ne faut voir, dans les actions spéciales sur certains organes, qu’une question de dose et de rapidité d’action sur certains éléments histologiques plus excitables que d’autres. Mais ce ne sont là que des différences de degré dans l’action de l’excitant, et non des différences dans sa nature même.

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