‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 89 sur 200 · CONTRACTION INDUITE · texte numérisé non relu

CONTRACTION INDUITE

1 état électrique de ce muscle, résultat qu’on obtient aussi bien en détruisant le courant dans le muscle qu'en y faisant naître un courant contraire au courant primitif. On pourrait aussi invoquer en faveur de cette théorie une expérience que nous ferons plus tard, en parlant de l’électricité des nerfs. Elle montre qu’en disposant un nerf au-dessus d une surface mercurielle, de manière à lui faire faire une petite anse fermée par le mercure, qui offre ainsi à l’ électricité nerveuse un trajet meilleur conducteur que celle-ci s’empresse de prendre, cette seule suppression ou même cette diminution du courant électrique nerveux dans la partie qui forme l’anse suffit pour amener immédiatement, au moment où elle se produit, une contraction du muscle influencé par le nerf sur lequel on opère.

Du reste, la contraction induite de M. Matteucei est parfaitement certaine comme fait, et vous pouvez voir ici que les contractions d’un cœur de grenouille provoquent immédiatement des contractions dans une patte; parce que son nerf est en contact avec le cœur en contraction.

Cet état électrique que nous venons de décrire paraît nécessaire à l’action musculaire. M. du Bois- Reymond a observé qu’au moment où le muscle entre en rigidité cadavérique, le courant se renverse, c’est-à-dire que la surface est alors électrisée négativement et l’intérieur positivement. Enfin, tout

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