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DU MOUVEMENT CILIAIRE

Le iiiouvemeiit ciliairc ou vibratile est un mouvement qui ne s'aperçoit qu'au microscope, et qui e-st clii aux propriétés particulières de certains éléments anatomiques. Ces éléments sont les cellules épithéliales, vibratiles ou ciliaires (fig. 2/i) : elles ont

Fig. 24. — Cellules vibratiles (d'après Leydig).

.1. Cellules cjliiulriqucs avec des cils vibratiles assez longs. — B. Avec des cils plus longs. — C. Cellules vibratiles rondes (des Rolaiciirs et de la Sîuigsuc). — D. Cellule vibratile avec un seul cil de forte dimension de roreillc du Petromyzon. (Fort grossissement.)

une forme cylindrique ou ovoïde, quelquefois coni- ([ue; leur intérieur est rempli d'un liquide spécial, et leur partie centrale est occupée par un noyau au milieu duquel on aperçoit un nucléole. Cette cellule porte des cils très-déliés en nombre variable, — (pielquefois un seul, jamais plus de huit, — et de longueurs égales ou inégales, suivant les cas. Ces cils sont généralement un peu renflés à leur base, quelquefois aplatis et obtus, surtout chez les vertébrés ; d'autres fois cylindriques et terminés par une

12{5 LlÎLliMENT CONTRACTILIÎ.

extrémité pointue, particulièrement cliez les invertébrés. Ils s'agitent toujours, et déterminent ainsi un mouvement, soit dans la cellule qui les porte, si elle est libre, soit dans les liquides au milieu desquels ils s'agitent, si cette cellule est fixée à une membrane ou à un pédicule qui leur rend tout déplacement impossible.

Ces mouvements ciliaires constituent un mode particulier de locomotion chez les animaux inférieurs par exemple, chez les infusoires cihés tels que les paramécies^ les cercomonades (tig. 25), les trichomonades (fig. 26), etc. L'animal est constitué en

Fig. 25. Fig- 26.

A. Cercomo7ias Duvuini. — Trichomonas vaginalis.

B. Autre variété.

quelque sorte par une cellule vibratile isolée, et, à l'aide de ces cils, cette cellule s'agite rapidement dans les liquides où elle vit. — D'autres fois l'fnfusoire est fixé : ainsi les vorticelles sont retenues par un pédicule contractile qu'on a comparé à une fibre

CILS VIBRATlLIiS CHEZ LliS INVEllTlilUlÉS. l'i?

musculaire (fig. '21), Cet animal représente un entonnoir sur le bord duquel sont implantés des cils vibratiles qui, par leurs mouvements, font entrer

Fig. 27. — Pédicule d'une vorticelle (d'après Leydig). a. Cuticule. — b. Le muscle avec son enveloppe délicate.

les substances étrangères dans l'entonnoir; mais, si l'on coupe ce pédicule, l'animal redevient mobile, et se déplace à travers le liquide au moyen de ces cils vibratiles.

Les cils vibratiles se retrouvent dans beaucoup d'autres animaux, et même chez l'homme, comme nous aurons occasion de le constater. Ils sont extrômement multipliés chez tous les invertébrés, mais particulièrement chez les mollusques. Seulement, chez les infusoires, nous pouvions considérer la cellule comme isolée et constituant à elle seule l'animal, tandis que nous trouvons maintenant des surfaces vibratiles tout entières produites parla réunion d'un nombre plus ou moins considérable de cellules semblables à celles que nous avons décrites et qui se juxtaposent de manière à former une membrane continue. L'œuf des animaux supérieurs se meut

(Fort grossissement.)

i28 l'élément CONTllACTlLK.

encore comme une véritable cellule ; mais, à l'étal adulte, on ne trouve plus chez les animaux un peu élevés que des surfaces vibratiles, et elles y sont en très -grand nombre, comme on le verra tout à l'heure. L'huître peut aussi se mouvoir au moyen de cils vibratiles, du moins dans les premiers moments de son existence. En sortant de la valve maternelle, elle porte en effet autour de la bouche une couronne de cils vibratiles qui lui permettent de se transporter dans la mer pendant quelques jours, après lesquels cette couronne se détache, et continue quelque temps encore à se mouvoir seule ; quant à l'huître, elle tombe au fond de l'eau et s'y fixe par une exsudation particulière.

Passons maintenant à l'étude des membranes vibratiles. Elles sont connues depuis très- longtemps; mais les travaux de Purkinje et de Valentin ont surtout mis en lumière leurs propriétés et leur développement considérable.

Les membranes vibratiles sont le siège de mouvements toujours dirigés dans le môme sens. C'est quelquefois un mouvement infundibuliforme ; ce qui se présente surtout à l'extrémité de la bouche, où cette disposition a pour but de faire pénétrer les particules alimentaires dans le canal intestinal. D'autres fois ce sont des mouvements ondulés semblables à ceux que le vent produit dans un champ de blé ; ou bien encore ce sont des mouvements l'ectilignes dirigés

MEMBllANES VIBRATlLliS. '120

de dedans en deliors, ou de dehors en dedans, suivant les cas.

Ces mouvements, comme les cils qui les produisent, se retrouvent dans toute l'échelle animale et môme chez l'homme, ainsi que nous l'avons déjà dit ; sans doute toutes les membranes muqueuses ne sont pas pourvues de ces organes, mais on en trouve dans un très-grand nombre. Les mollusques possèdent des cils vibratiles sur la muqueuse du canal intestinal et aussi sur la peau, de sorte qu'ils ont comme un vêtement complet de membranes vibratiles. Dans les animaux plus élevés, les cils vibratiles ne se montrent plus guère sur la peau : ainsi, chez les vertébrés, tous les mouvements ciliaires sont relégués à l'intérieur du corps ; cependant certains vertébrés en présentent encore sur leur peau, à l'état de larves: les têtards de grenouille, par exemple ; mais au fur et à mesure que l'animal se développe, les mouvements ciliaires se concentrent .dans la queue, et finissent également par se réfugier dans les membranes muqueuses internes.

Purkinje et Yalcntin ont surtout étudié les différentes membranes sur lesquelles on rencontre des cils vibratiles.

Disons tout d'abord (pie ces organes ne sont pas un privilège exclusif des muqueuses, bien qu'on les trouve plus souvent là qu'ailleurs; on en rencontre aussi dans les cavités closes, les membranes séreuses, comme l'arachnoïde, les venti'icules du cerveau, etc.

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