‹ Lecons sur les proprietes des tissus vivantsChapitre 49 sur 140 · CL. BEUXAUD, o · texte numérisé non relu

CL. BEUXAUD, o

130 l/liLliMENT CONTRACTILE.

11 y en a nièiiio dans le règne végétal, nolannnenl chez les algues et les mousses.

Les conduits des voies respiratoires possèdent de cils vibra tiles chez tous les vertébrés (fig. 28 et 29).

Fig. 28. — iMuqueuse nasale de la grenouille (d'après Leydig).

a. L'cpithclium vibralilc avec les deux soiies de cellule!;. — b. Glaiulci: de la muqueuse. (Fort grossissement.)

Fig. 29. — Épilhéliuni nasal des poissons cl des reptiles (d'après Leydig). (Fort grossissement).

Les trois cellules de gauche sont dépourvues de cils ; elles apparlienueul il la Raja bâtis. Les groupes de cellules de tiroite appurlienucnl, le supérieur à la Laccrfa arjiiis-, l'inférieur au Tritnnigncus. En ouire (les cellules vibratiles, on aperçoit, dans la prol'ondcur, des celluk^ ramiliées.

MKMBRANES VIBRATILES. lol

Les mouvements de ces cils ont presque toujours une tlii'cction telle qu'ils déterminent un mouvement total de dedans en dehors; cette disposition, qu'on rencontre chez les mammifères, les oiseaux et les reptiles, a pour but d'expulser des voies respiratoires les matières étrangères qui pourraient s'y être introduites. Cet épithclium commence avec l'ouverture des voies respiratoires, aux fosses nasales, et se continue par la trachée et les bronches; mais quand on arrive aux vésicules pulmonaires, c'est-à-dire à la partie vraiment respiratoire de cet appareil, on ne trouve plus de cils, ce qui autorise à penser que ces cellules vibratiles constituent seulement une membrane protectrice pour la fonction de respiration.

Le canal digestif des vertébrés ne présente de mouvements vibratiles que depuis la bouche jusqu'à l'estomac, et non plus dans toute son étendue, comme chez les mollusques ; cependant les têtards de grenouille en ont encore sur toute la longueur des voies digestives : mais il se produit, là aussi, ce que nous avons déjà indiqué pour la peau des mêmes animaux, c'est-à-dire que lorsqu'ils passent à l'état adulte, les cils disparaissent dans toute la partie du canal digestif qui vient après l'estomac. M. Corty a remarqué que l'intestin cessait d'avoir des cils vibratiles à une très-petite distance du canal cholédoque qui y amène la bile, et cette disparition des cils vibratiles coïncidant avec l'arrivée de la bile, il s'est cru autorisé à en conclure que c'était cette humeur qui

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détruisait les cils. On a on effet observé que la bile déposée sur une membrane muqueuse y arrêtait les mouvements vibratiles. Cependant, chez les mollusques, on trouve des cils vibratiles jusque dans les conduits biliaires, où ils sont continuellement humectés de cette humeur, sans être pour cela le moins du inonde arrêtés. On peut répondre, il est vrai, que la bile des mollusques n'a peut-être pas les mêmes propriétés que celle des vertébrés; hypothèse qui n'a rien d'invraisemblable, car la composition de la bile n'est pas exactement la même dans ces deux embranchements : ainsi on y trouve toujours du sucre chez les mollusques, tandis qu'il n'y en a jamais chez les vertébrés.

Les cils vibratiles se montrent aussi fort répandus et avec des proportions très-remarquables dans les organes génitaux des doux sexes. Pour ce qui est des organes femelles, l'utérus et les trompes de Fallopc présentent particulièrement des mouvements vibratiles très-marqués, et on leur a attribué des usages spéciaux en rapport avec l'accomplissement de la fonction reproductrice, surtout avec le transport, soit de la liqueur séminale, soit de l'œuf luimême. Ces mouvements ont en effet des directions telles, qu'ils peuvent produire les effets qu'on leur suppose. Ainsi, dans les trompes, ils se dirigent de l'ovaire vers l'utérus, et peuvent ainsi concourir, d'une manière notable, au transport de l'œuf. Dans le vagin, ils ont des directions en sens différents,

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