‹ Lecons sur les proprietes des tissus vivantsChapitre 98 sur 140 · II. Nerf. — b. Corpuscule du tact · texte numérisé non relu

II. Nerf. — b. Corpuscule du tact

Fig. 00, — Deux papilles de la glande du mâle de la grenouille

(d'après Leydig).

n. Nerf. — b. Corpuscule du tact. (Fort grossissement.)

ciale se terminent aussi par des cellules. D'autres, comme les nerfs latéraux des doigts par exemple, aboutissent dans les corpuscules de Pacini(fig. 61), qin ne sont que des amas de substance cellulaire an milieu desquels se trouve encore une celltde nerveuse. Ainsi, nous voyons partout la terminaison périphérique du nerf sensitif se faire par une cellule, et l'on pourrait, jusqu'à un certain point, jtistifier l'idée de

Fig. Gl. — Corpuscule de Pacini chez l'homme (d'après Loydigj.

(I. Pt'tliciile. — Fibre nerveuse à son cnlréc. — c. Système capsnlairo. — (l. Cordon central (rcnllcnicnt do la fibre). — c. Canal int(''rifnr.

En arrivant dans la moelle, la fibre sensitive perd toutes ses propriétés, en ce sens qu'elle se soude à d'autres éléments nerveux.

Pendant longtemps, tous les physiologistes crurent

Al

'-^98 l'élément nkrviîux.

que la moelle épinière n'était qu'un gros faisceau nerveux formé par la réunion de tous les nerfs, ('harles Bell admettait que les faisceaux antérieurs de la moelle épinière donnaient les fibres de mouvement volontaire, et les faisceaux latéraux, les fibres de mouvement involontaire; tandis que les faisceaux postérieurs continuaient les nerfs des racines postérieures.

Miiller considérait également la moelle comme un faisceau de nerfs, et il admettait que les fibres nerveuses sensitives se continuaient par les fibres de la moelle épinière, lesquelles se continuaient au cerveau par les fibres motrices de la moelle qui aboutissaient aux racines antérieures d'oii partaient les nerfs de mouvement. Ainsi, le système nerveux n'était plus alors qu'une sorte de longue corde, partant des organes périphériques pour y aboutir, en se repliant sur elle-même, et le cerveau que le point où s'opérait ce changement de direction. L'influence nerveuse parcourait donc le circuit d'une seule fibre couiimie; partie de l'extrémité du nerf de sensibilité, ébranlé par une cause extérieure quelconque, la même fibre arrivait en quelque sorte directement dans le umscle pour le faire contracter. Au lieu de cela, il y a une série d'organes nerveux élémentaires transmettant une suite d'irritations successives, comme nous l'exposerons plus tard.

D'après les théories anciennes, les faisceaux antérieurs de la moelle étaient simplement la continua-

lUlil'S ANCIKNNLS SUR lA MOELLE. '299

lion des racines antérieures et n'avaient aucune sensibilité , non plus que ces racines antérieures elles-mêmes; ils conduisaient exclusivement l'intluence motrice, tandis que les faisceaux postérieurs, incapables de transmettre cette influence motrice, étaient en revanche doués de sensibilité au même titre et de la môme façon que les racines postérieures et les nerfs sensitifs. Toutes ces idées, déduites en orénéral de l'anatomie, étaient Fausses. L'expérimentation fait voir en effet que la moelle épinière n'est pas la simple continuation des nerfs : elle a des éléments distincts jouissant de propriétés toutes spéciales que nous aurons à examiner.

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