‹ Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations ..., Volume 2Chapitre 24 sur 61 · PAR EXCITATION DES NEAFS. S6Ô · texte numérisé non relu

PAR EXCITATION DES NEAFS. S6Ô

tienne à ce que les courants employés étaient trop faibles.

A l'état physiologique, c'est toujours le système nerveux qui est l'intermédiaire entre la sécrétion et sa cause déterminante fonctionnelle. Il y a donc une liaison étroite et nécessaire entre l'état des nerfs et le phénomène de la sécrétion. Si maintenantnoustenons compte des faits qui nous ont montré l'influence, sur l'état du système nerveux, de la pression du sang, et réciproquement, nous ne pouvons nier qu'une relation nécessaire, quoique indirecte, réunisse ces modifications de la pression aux phénomènes sécrétoires.

L'expérience montre d'ailleurs que ces considérations peuvent être basées sur des raisons plus sérieuses que des déductions logiques.

Si à l'aide d'une seringue, dont la canule est engagée dans la veine jugulaire d'un chien, on fait à un animal une soustraction de sang un peu abondante, du vinaigre peut être alors instillé dans la gueule de l'animal sans faire écouler de salive ; quelquefois même la galvanisation du nerf ne produit rien. Mais si l'on vient à réinjecter le sang, tout rentre dans l'ordre normal, et la salivation peut être provoquée soit par l'instillation du vinaigre, soit par l'excitation du nerf lingual.

Il y a donc encore, comme on le voit, un rapport entre la sécrétion et la pression du sang. Or nous allons voir par tout ce qui va suivre que ce sont les nerfs qui déterminent les variations de circulation qui sont en rapport avec l'état de fonction ou l'état de repos des glandes. De sorte que quand un nerf fait sécréter une

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