‹ Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations ..., Volume 2Chapitre 42 sur 61 · DIX-SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME LEÇON

SOMMAIRE : Dei liquides désignés sous le nom commun d^ s^rosîlés.

— Liquide céphalo-rachidien. — Humeur aqueuse. — Humeur vitrée.

— Liquides allantoldien et amniotique. — Des sécrétions internes. — Vue générale sur Télaboration du sang. -^ Expériences sur la lymphe et te chyle. -- Extirpation de la ra|e. — Eijpériences. — Liquides pathologiques. — Du pus, — Influence des systèmes nerveux sur sa production.

Messigues ,

J'ai à vous parler d'autres liquides organiques moins connus que ceux qui nous ont occupés jusqu'ici. Nous nous arrêterons seulement à quelques remarques sur eux.

Les sérosités sont les liquides produits dans les mam^branes séreuses. C'est là un nom vague sous lequel on a confondu des liquides diflFérents.

Les membranes séreuses ont été présentées comme renfermant à l'état physiologique un liquide dont la production exagérée détermine les hydropisies. Je ne crois pas qu'on doive regarder comme liquides séreux les liquides que renferment à Tétat physiologique le péritoine, la plèvre, le péricarde.

La quantité de co liquide est très variable, même dans les conditions normales. Si l'on cherche à quelles conditions répondent les variations, on voit que c'est en pleine digestion que la quantité en est le plus considérable. Chez un animal à jeun on en trouve moins.

Les caractères de ce liquide sont simplement ceux de

la lymphe, Comme elle, il coagule par la chaleur; au microscope, il est impossible de l'en distinguer* Cette transsudation dans les cavités séreuses et aussi dans le tissu cellulaire est en rapport avec la surcharge des vaisseaux lymphatiques; elle cesse aussitôt que le sys^ tème vasculaire est moins plein.

Chez les animaux en gestation, cette sérosité périUK néale coagulable est très abondante.

Les conditions qui gênent les phénomçs circulatoires peuvent donner accès dans le tissu cellulaire et dans les cavités séreuses à d'autres liquides. Nous venons de voir transsuder la lymphe; dans d'autres conditions, ce n'est plus de la lymphe qui s'épanche, mais un liquide albumineux sans fibrine; peut<*6tre alors latranssuda^ tion se fait*elle à travers les parois des vaisseaux san* guins.

Il est un autre liquide qu'on a longtemps confondu avec les sérosités, dont il se rapproche par quelques propriété» ; je veux parler du liquide céphalQ-raehidien, Ce liquide se trouve dans le sang, dans la cavité sou»» aracbnoïdienne et non dans la cavité séreuse. Je ne rch viendrai pas sur ses usages que je vous ai exposés l'année dernière..

Qu'est-ce que le liquide céphalo-rachidien? D'oii vient-il? Est-ce un produit de sécrétion? H est difficile de répondre aujourd'hui à ces questions.

Le liquide céphalo*-raohidien existe constamment; il varie beaucoup de quantité, surtout suivant les conditions de digestion ou d'abstinence,

II est alcalin, contient en dissolution les sels du sang^

AO/i LIQUIDES ANIMAUX

mais il se distingue des sérosités en ce qu'il n'est pas coagulableet ne renferme ni albumine ni fibrine.

Vous voyez déjà que nous trouvons parmi les liquides confondus sous le nom de sérosités des types bien différents : les uns albumino-fibrineux, d'autres simplement albumineux, enfin le liquide céphalo-rachidien, qui ne contient ni fibrine ni albumine.

Tenant compte de ses fonctions, de sa plus grande quantité pendant la digestion et de la diminution pendant l'abstinence, on est conduit à le regarder non comme un produit de sécrétion, mais comme le résultat d'une simple exhalation. On n'a pas trouvé jusqu'à présent de glande qui parût le sécréter; ce qui a été dit à cet égard de la glande pituitaire est une hypothèse pure et simple. Je crois qu'on a dit avec plus de raison que le liquide céphalo-rachidien était exhalé par la pie -mère pour remplir le vide circaraédullaire.

Quant aux altérations du liquide céphalo-rachidien, Magendie, qui s'en est occupé, pense qu'elles ne portent que sur sa quantité, qui serait moindre ou plus grande dans certaines affections cérébrales.

Si nous passions en revue les organes des sens, nous aurions dans les milieux de l'œil à examiner un liquide qu'on peut rapprocher du liquide céphalo-rachidien, et qui ne contient non plus ni albumine ni fibrine : c'est Y humeur aqueuse, dont la sécrétion, qui est sous la dépendance du ganglion ophthalmiqueet des nerfs ciliaires, se fait avec une très grande rapidité. Après l'évacuation de cette humeur par une plaie de la cornée, elle

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