‹ Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations ..., Volume 2Chapitre 60 sur 61 · FORMATION DU SUCRE · texte numérisé non relu

FORMATION DU SUCRE

20* Injection de gaz sous la peau.

Des insufflatioDs de gaz ont été faites sous la peau et on a vu qu'il y avait au bout d'un certain temps échange des gaz et véritable respiration sous-cutanée.

On a fait en outre comparativement l'expérience en injectant des gaz sous la peau et dans les cavités séreuses d'animaux morts depuis un certain temps. L'intérêt de ces expériences comparatives était de chercher des différences qui pouvaient fournir des indications sur le rôle de la circulation dans ces phénomènes d'échanges.

On observa enfin chez les animaux vivants que lorsqu'on faisait de ces injections de gaz, la température des animaux semblait varier. L'injection d'hydrogène, particulièrement, semblait amener une élévation de température.

21** Réaction du tissu musculaire.

Sur un lapin récemment tué, on trouva que le tissu des muscles était acide sur la coupe et alcalin à leur surface extérieure.

Lorsque l'on fit une décoction de ces muscles très frais, immédiatement après la mort de l'animal, on trouva que cette décoction offrait une réaction très légèrement acide.

22** Formation du sucre par l'émulsine et l*amygdaline.

On mêla ensemble une solution d'amygdaline ave^ une autre solution d'émulsine ancienne qui avait été préalablement desséchée , puis redissoute. On s'assurft

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préalablement que ces deux solutions ne réduisaient pas le réactif cupro-potassique.

Bientôt après le contacta une douce température, il se développa une odeur d'acide prussique et il se forma du sucre, dont la présence dans le liquide put être constatée à l'aide du réactif cupro-potassique et au moyen de la fermentation.

Une autre partie de la même solution d'émulsine fut mêlée à une solution de salicine, et bientôt il se développa une odeur de saligénine et du sucre se montra en abondance dans le liquide.

Mais il y eut ceci de remarquable, c'est que de l'émulsine obtenue directement d'une infusion d'amandes douces, et n'ayant pas, comme les précédentes, été précipitée par l'alcool et desséchée, produisit beaucoup plus rapidement la réaction avec l'amygdaline et avec la salicine.

Enfin, une partie de cette dernière solution fut abandotinée à elle-même pendant deux ou trois jours, et on donstata qu'il s'y était formé une grande quantité de sucre sans qu'on y eût ajouté ni amygdaline ni salicine. L'explication de ce dernier fait est tout entière à trouver.

23<> De la propriété natritive du son.

Un lapin pesant 2'^*,09â grammes, bien vivace, fut soumis au régime exclusif du son préalablement lavé à l'eau froide et séché. On humectait ensuite le son et l'animal le mangeait en grande qualntité.

Au bout de trois joUrs de ce régime, les excréments décolorés de l'animal étaient formés exclusivement par du

son broyé très menu. L'animal paraissait toujours vif et bien portant ; mais T urine de ce lapin présentait une réaction acide, était limpide et, par l'addition d'acide nitrique, précipitait directement du nitrate d'urée. De sorte que par les caratèresde ses urines, l'animal se montrait dans les conditions d'un lapin à jeun. Le son recueilli dans les excréments fut lavé, desséché, puis traité par l'éther : on en put extraire des matières grasses comme avant la digestion. De sorte que si le son peut céder encore des parties nutritives, et en particulier des matières grasses, aux agents chimiques, il ne paraît pas pouvoir de même les céder aux sucs digestifs. Ses propriétés digestives sembleraient donc faibles et même douteuses, puisque les urines d'un animal qui en mangeait beaucoup étaient les urines d'un animal à jeun ; à moins qu'on ne pense pas que le son ne fournisse seulement ici une matière alimentaire azotée, ce qui resterait à chercher et à prouver.

24^ Action da sympathique sar la circulation de la glande sous-maxillaire.

Sur un gros chien, qui avait déjà servi à une expérience semblable sur la glande sous-maxillaire du côté opposé (l'animal sujet de l'expérience rapportée dans l'Appendice, p. 447), on mit à découvert les, nerfs et les vaisseaux de la glande sous-maxillaire par le procédé ordinaire. On constata encore que la corde du tympan active la circulation, et que le sympathique le retarde et l'arrête. Seulement on trouva les phénomènes moins énergiques que dans la première expérience, parce que

ranimai était affaibli par la suppuration de la plaie du côté opposé , qui D*était pas encore cicatrisé. L'animal était cependant en pleine digestion, ce qui prouve, comme nous l'avons souvent dit, que pour observer ces phénomènes nerveux dans leur plus grande intensité, il faut des animaux vigoureux et non affaiblis par des opérations antérieures. On a observé sur ce chien, relativement au grand sympathique, un fait intéressant, c'est que la galvanisation de ce nerf, pour arrêter complètement la circulation dans la glande, doit porter sur tous les filets nerveux qui entourent l'artère carotide externe, sans cela la circulation n'est que retardée, mais non d'une manière absolue. Il faut, en effet, agir à la fois sur les nerfs qui accompagnent les deux artères glandulaires.

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