‹ Leçons synthétiques de mécanique générale, servant d'introduction du cours de mécanique physique de la Faculté des sciences de Paris. Publiées par les soins de MM. Legay et VigneronChapitre 36 sur 81 · LOI» EFFECTIVES DE LA PESANTEUR · texte numérisé non relu

LOI» EFFECTIVES DE LA PESANTEUR

de la distance et proportionnelle aux masses; d'autre part^ ^ -l,

pour la pesanteur, résultante de toutes les actions pareilles exer tk-

cées sur un même point et divisées par sa masse, ou accélérationrm «n que leur ensemble imprime aux corps, une valeur constante, â& à un moment donné, en chaque endroit de l'espace, et lentemenV fvnt variable d'un endroit à l'autre, ou fort peu dans des régions cmus même très étendues. En efiet, les actions qui y dominent sonr mrm nt exercées d'assez loin pour n'être pas modifiées sensiblement paK^^s «ar un déplacement modéré.

A la surface de la terre, cette accélération prend le nom d» JE» de gravité, après qu'on lui a fait subir une légère modification (don* M=m, w\ nous n'avons pas à parler autrement ici) pour permettre de rai— î jsaisonner à fort peu près, dans l'étude des mouvements ou lents olp ^z^ou médiocrement rapides que nous oflrent, par rapport à des axe: ^» -^es liés au sol qui nous porte, les objets du monde terrestre, comm^-f^sie si ce sol ou plutôt l'ensemble de notre globe était fixe dans Tes— pace.

L'expérience montre qu'elle a alors ses valeurs (représentées par g) assez peu différentes partout, près de la surface, de 9", 8^ ^» les unités de longueur et de temps étant le mètre et la seconde, e^ qu'elle se trouve, en chaque endroit, très sensiblement constantc^^^^

non seulement quant à la grandeur, mais aussi quant à la direc

tion, indiquée par le Jil à plomb (*). Multipliée par la masse des^ ^ divers corps terrestres, cette accélération g exprime l'action de la. ^ gravité sur eux, ou ce qu'on appelle leur poids; et l'on sait que cette action s'évalue pratiquement, sans mesurer le nombre en ^ utilisant des phénomènes d'équilibre offerts par les balances.

(*) Toutefois, cette double cunstance de raccéléralion g en chaque endroit du globe n'est vraie, bien entendu, que dans la mesure où se conserye le mode de répartition, avec les dimensions, de la masse terrestre, et où même son mouvement autour de son centre de gravité se trouve réductible à une rotation uniferme autour d'un axe fixe dans son intérieur.

Elle n'est vraie aussi qu'abstraction faite de légères perturbations sans cesse variables avec les positions de la Lune, du Soleil et même des planètes par rapport à la région considérée, perturbations tenant à la très faible différence des petites accélérations imprimées par les astres aux objets qui occupent cette région et au corps même de la terre qui porte les axes coordonnés : elles demeurent, du reste, tout à fait insaisissables à l'observation, sauf dans les changements de forme de l'Océan qui constituent les marées.

^^^^^^^^^SCH l'eXÏSTENCK possible d'un ÈTJIÇH ApONDÉILàfl

romaines^ dynamomètres ^ daus lesquels elle est mise en compa* raison directe stvec le kilogramme , poids d'un décimètre cube d'eau qui devient ainsi, non seulement l'uuité de poids, mais en* encore, par suite, l'unité de force.

Quoi qu'on puisse penser des inductions théoriques précé* dentés, tout le monde sait que Fétude des phénomènes comparés de pesanteur à la surface ou autour de la Terre, jusqu'à la Lune inclusivement^ et dans les mouvements des planètes, a conduit d*abord Newton, puis les astronomes el mécaniciens ses successeurs, à affirmer Texactitude physique de ces lois d'attraction, évidemment équivalentes à la formule précédente (9).

^* — Différence de Téther lumineux impondérable d'avec la matière planétaire ou stellaîre : comment il peut être soustrait à la pesanteur.

Observons enGn que, dans notre tentative pour y motiver deux circonstances importantes, savoir le signe positif du coefficient B ot son expression simple kmm't nous avons eu â faire intervenir Un élément his^iorit/uef savoir une sorte de sélection t un véritable triage, efTectué pendant les pretuiers temps de la période dVlaboratton de notre svstème solaire» et qui n^aurait permis à ce ^^slème d^entraîner définitivement, dans ses mouvements â travers Fespace, que des matières pour lesquelles les deux circon- ^taJ3ces dont il s'ag^il auraient été réalisées d'elles-mêmes» Donc^ fait de matière palpable, ou assez massive pour être directement perçue par nos sens^ et qui soit en même temps située à «iQire portée, il n^j a sans doute que des corps également pesants i huasses égales.

Mais Tuniformité de pesanteur que nous y constatons n'étant fjas nécessairement, comme on voit, une loi physique universelle, rien n'empêche de concevoir, à côté de ces corps, qui comprennent notre Terre et tous les astres, ou du moins ceux du système solaire, une matière d'une autre nature, pour laquelle on aurait B=: o, et qui, par conséquentj ne pèserait pas* Cette manière, ainsi soustraite à toute accélération dépendant des corps éloignés, pourrait rester in:imobile dans l'espace, si elle était, en GUtrCi assez ténue, c' est-à-dire assez raréfiée^ pour ne pas gêner cd^une manière appréciable les mouvements des corps célestes.

36 SUR l'existence possible d'un éther impondérable.

mais passer librement dans les intervalles compris entre les groupe d^atomes ou de points matériels dont ces corps sont formés, biei mieux que Teau d'un lac, très massive malgré sa fluidité, n passe à travers un filet à larges mailles qu'on y promène. Et c défaut de résistance la rendrait incapable d'affecter notre touche à la manière des corps beaucoup plus denses.

Ainsi se comprendraient à la fois les deux faits de Vexistence et de V immobilité complète ou presque complète dans l'espace d'un éther sans pesanteur mais non tout à fait sans masse, don les physiciens ont besoin pour expliquer, par d'imperceptible vibrations que propagent ses actions interatomiques exercée aux plus petites distances imaginables, tous les phénomènes d< lumière et de chaleur rayonnante (*).

(*) La manière dont nous avons essayé d'expliquer l'uniformité de la pesan teur laisse également le champ libre pour les tentatives de théorie que Ton pour rait donner de ces modifications considérables, mais accidentelles, du poids de corps, qui constituent les actions électrostatiques, et auxquelles s'étendent le lois newtoniennes, sauf la constance de Ar (en grandeur et en signe) pour touti la matière. Mais nous n'avons pas l'intention de nous occuper ici des phénomène: soit électriques, soit magnétiques, restés jusqu'à présent une énigme, et dont h tendance actuelle serait plutôt de rendre compte par des actions moléculaire* ou des pressions d'une espèce particulière.

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