ARTICLE PREMIER. — DES AFFECTIONS PROPRES
Les affections des maladies conslitutionnelles sont très multipliées; elles sont loin de se succéder toujours dans le même ordre. Aussi, est-il difficile de les soumettre a une division par périodes. Toutefois, en me rappelant combien la di-
(I) Si le goitre et le crélinisme tiennent à TabseDce de l'iode atmosphérique diDs rair des contrées où ces affections sont endémiques, nous n'y verrons qu'âne preuve de plus en faveur de notre opinion, puisque la scrorule règne dans les mêmes contrées, et que Piode est un des agents thérapeutiques les plus actifs que Ton puisse mettre en usage contre cette dernière maladie.
i8 DES MALADIES CONSTITUTIONNELLES EN GÉNÉRAL.
vision des accidents syphilitiques en trois ou quatre périodes a simplifié l'étude de la syphilis, et, prenant en considération cette circonstance importante, que, bien qu'anatomique, cette division de la ^philis se rapproche singulièrement de révolution naturelle des symptômes, je n^ai pas hésité à appliquer la même division aux autres maladies constitutionnelles. Puisse-t-elle aussi vous en faciliter Tétude.
St.— Scrofule.
Première période. — La première période de la scrofule est caractérisée par des aifections superficielles du système tégumentaire : des éruptions cutariées et des affections muqueuses catarrluiles. On doit y ajouter reiigorgement sympathique des ganglions qui se trouvent compris dans la sphère d'action des parties affectées. Cet engorgement ganglionnaire est, dans la plupart des cas, purement sympathique; assez souvent il est inQammatoire et se termine par suppuration. Il peut même s'accompagner de foyers purulents dans le tissu cellulaire ambiant.
L'engorgement ganglionnaire, né sous TinQuence de l'irritation sympathique de la scrofule primitive, disparaît le plus souvent après la guérison de cette dernière ; mais dans le plus grand nombre des cas, cette disparition n'est pas complète, et pendant longtemps la mam, promenée sur les régions où se trouvent ces ganglions, y sent de petites lunieurs arrondies, souvent du volume et de la forme d'un haricot, et formant quelquefois des chapelets fort distincts.
Ces petites tumeurs ganglionnaires ne sont point douloureuses ; elles persi^tent ainsi, sans causer de trouble, jusqu'à ce qu'une nouvelle poussée de la maladie vienne à les en-