‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofule considérée en elle-même et dans ses rapports avec la syphilis, la dartre et l'arthritisChapitre 20 sur 131 · PARTIE NOSOGRAPHIQCE. i · texte numérisé non relu

PARTIE NOSOGRAPHIQCE. i

flammer de nouveau, ou bien à les inQIlrer d* éléments plastiques ou de tubercules.

Je rattache encore à la scrofule primitive à titre d'accidents, mais DOD d^affections propres, les excroissances ou végétations qui, sur la peau, portent le nom de verrueSy et sur les muqueuses celui Ae^ polypes muqueux.

Les éruptions cutanées superficielles que j'ai depuis longtemps désignées sous le nom de scro/ulides^ sont des inflammations communes à tous les éléments de la peau ou propres seulement à quelques-uns d'entre eux. Les premières sont généralement humides : ce sont toutes les gourmes scrofuleuses, la scrofulide sécrétante , qui comprend Y eczéma^ Yachore^ Veczénia impétigineux et \ impétigo, d'origine scrofuleuse; ou bien elles sont sèches, érythémateuses ou boutonneuses : ce sont Vérgthème, le prurigo et le lichen, de nature scrofuleuse.

Aux scrofulides propres se rapportent toutes les formes liyperlrophiques et sécrétantes de l'acné : punctata^ sebacea^ indurataj varioliformCy etc.

Les scrofulides primitives des muqueuses sont aussi des éruplions comme les éruptions cutanées, ou bien des inflammations catarrhales de nature scrofuleuse.

Les éruplions des muqueuses s'observent sur la conjonctive, sur la muqueuse vulvaire, etc., avec tous les caractères qu'elles présentent à la peau : il y aune conjonctivite impéligineuse, une vulvite eczémateuse, etc.

On compte particulièrement au nombre des inflammations catarrhales dénature scrofuleuse les suivantes :

Le coryza habituel avec impétigo des ouvertures nasales et luraéfaclion consécutive de la lèvre supérieure ; lotorrhée séro-purulente , sans carie du rocher; elle

amène souvent la surdité par répaississement ou la perforation de la membrane du tympan, Toblitération partielle du conduit auriculaire externe ;

La blépharophthalmie glandulaire, avec orgeolet ;

La dacryocystite qui peut élrc suivie de tumeur et de fisttde lacrymales, et plus tard de cariedeTosunguisetdu canal nasal;

Vophthalmie scrofuleuse avec toutes ses conséquences : taies sur la cornée, ulcérations, perforation de la cornée, synéchie antérieure, etc. ;

La stomatite e\.\ amygdalite^ avec hypertrophie dts lonsilles et propagation de Tinflammation granuleuse à la trompe d*Eustache;

Les bronchites réitérées, avec toux grasse et dyspnée chez les enfants scrofuleux ;

Certaines diarrhées tenaces avec sécrétions glaireuses et muco-purulentes ;

Certaines Aa/am7e5muco-purulen tes et granuleuses que Ton observe chez les petits garçons ; certaines vulvites offrant les mêmes caractères chez les petites filles.

Deuxième période. — Dans la seconde période de la scrofule vous n*avez encore, comme affections spéciales, indépendantes, spontanées, survenues sous la seule influence de la prédisposition, que des lésions tégumenlaires ; mais ces lésions sont plus profondes que dans la première période; elles laissent constamment après elles des cicatrices indélébiles, caractère qui les différencie des scrofulides primitives qui disparaissent sans laisser de traces, si Ton excepte toutefois les cicatrices superficielles de l'acné.

Nous rangeons parmi les scrofulides cutanées secondaires :

1° Le lupus^ érythématcux ou tuberculeux des auteurs ;

2** La scrofule cutanée^ proprement dite (Rayer et Bau-

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