‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofule considérée en elle-même et dans ses rapports avec la syphilis, la dartre et l'arthritisChapitre 26 sur 131 · DARTRE HUMIDE.. | Pemphigus · texte numérisé non relu

DARTRE HUMIDE.. | Pemphigus

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I Ectbyma, Furoncle.

Les affections des membranes muqueuses, dans la seconde période delà dartre, sont aussi tenaces, aussi rebelles que les alTections cutanées. Ce sont les catarrhes pituiteux, les biennorrhées dartreuses, les catarrhes utero- vaginaux, avec ou sans éruption dartreuse sur la vulve, sur les parois du vagin, sur le col de Tutérus. Tous les praticiens savent combien il est difficile d'obtenir la guérison définitive de ces affections.

Troisième période. — Dans la troisième période de l'herpélisme, les affections cutanées tendent à se généraliser, à envahir toutes les régions du corps. Dans d'autres circonstances, et sous rinfluence de causes qu'il est assez souvent difficile d'apprécier, elles disparaissent plus ou moins brusquement, et le travail morbide se porte avec toute sa violence sur les organes internes : la vessie, le foie, l'estomac, la rate, le poumon 5 on voit survenir des accès de fièvre périodique, de l'ictère, des vomissements -, d'autres fois du catarrhe pituiteux avec des accès d'asthme, du catarrhe vésical ou bien encore une apoplexie nerveuse, avec paralysie des sens et des mouvements volontaires. Ces accidents ne sont pas toujours mortels : ils disparaissent quelquefois, ou spontanément, ou sousTinfluenco

3i DBS MALADIES CONSTITUTIONNELLES EN GÉNÉRAL.

de moyens appropriés. Dans d^aulres circonstances, la suppression des dartres est suivie d'une névralgie périodique, franchemenl inlermittente.

I L'iiydropisie se montre assez souvent dans la troisième

période de la dartre^ le plus souvent par suite de la meta- I stase de i*éruption cutanée, et d'autres fois sans que l'affec-

tion delà peau ait diminué de violence ou d*élendue. L*hydropisie peut affecter toutes les séreuses, le tissu cellulaire sous-cutané, les synoviales elles-mêmes. L'hydropisie articulaire ou Vhydarthrose^ d'origine dartreuse, n'est pas une affection commune \ mais elle est la seule qui rappelle les affections correspondantes de la troisième période des autres maladies constitutionnelles.

Quatrième période, — Dans la quatrième période de la dartre, les accidents ne se déplacent plus ; ils sont fixes, et suivent une marche, graduellement progressive et fatale, vers une fâcheuse terminaison.

L'affection cutanée couvre le corps ; il se fait à la surface de la peau une exhalation continuelle et abondante d'épi- .derme et de produits inflammatoires séro-purulents, qui épuise le malade.

Les organes internes ont eux-mêmes subi les atteintes du vice herpétique. Tantôt on observe les signes les moins équivoques d'un ramollissement de la membrane muqueuse gastrique, d'un cancer de l'estomac ou du foie^ tantôt les accès d'asthme se rapprochent et ne laissent au malade presque aucun intervalle de repos. Chez un autre, la palpation et la percussion font reconnaître un engorgement hypertrophique du foie, de la rate ou du pancréas \ chez certaines femmes, on découvrira des tumeurs des ovaires ou de Tutérus.

La maigreur fait de rapides progrès; la peau est jaunâtre,

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flétrie, plîssée, accolée aux os ; d'autres fois, il y a un état d^anasarque, de subinfiUration séreuse générale.

Quelle est la nature des altérations viscérales propres à la dartre, et comment les distinguer des lésions d'origine scrofuleuse ou syphilitique ? •

La fausse direction imprimée de nos jours aux recherches d'anatomie pathologique est cause que tout est encore à faire sur cet intéressant sujet.

S 4. — Arthritto.

N'oublions pas que, sous la dénomination d'arthritis, nous réunissons deux entités pathologiques voisines l'une de l'autre, la goutte et le rhumatisme, entités distinctes, mais qui oot été cependant confondues par des hommes d'un incontestable mérite (1).

L'arthrilis, à l'instar de la scrofule et de la syphilis, peut aussi être soumise à la division en quatre périodes. Elle s'y prête même plus naturellement que la dartre.

Première période, — La première période diî l'arthritis est caractérisée par des affections légères, superficielles, temporaires des membranes muqueuses et de la peau, et plus particulièrement des membranes muqueuses. On doit rapporter à l'arthritis beaucoup de coryza, à* angines, de bronchites y cariâmes éruptions aphtheuses eiacnéiques^ des ophthalmies spéciales et quelques pseudo-exatithèmes parmi lesquels nous distinguerons surtout le zona, Vurticairey puis le furoncle et y anthrax^ Vérythème noueux.

Les affections cutanées, de nature arthritique, s'observent

(1) J'ai dit pins baui qu*aujoard*hui je ne voyais daos la goutte et le rhaniatiimeqae deui formes différeotes d'une seule et même maladie, rar<Antis.

surtout au printemps Qt pendant l'été, provoquées par le soleil et le grand air ; les affections catarrliales se remarquent plus parliculièrement a l'automne et pendant Tbiver. 'On voit quelquefois les catarrhes arthritiques alterner avec des éruptions pityriasiques, lichénoldes, ou des plaques d^eczéma circonscrit, généralement peu suintantes.

Deuxième période. — Les affections tégumentaires se prononcent davantage. L'œil exercé peut saisir dans les éruplions cutanées des caractères spéciGques qui leur sont propres: une certaine coloration bleuâtre des téguments qui les entourent, la dilatation des capillaires, quelquefois des varices, la douleur pongitivc, lancinante, qui accompagne chacun des éléments éruptifs, la rareté de la sécrétion dans les dartres humides, etc.

Mais des affections pathognomoniques surviennent aussi dans le cours de cette seconde période, je veux parler des attaques de goutte aiguë, de rhumatisme articulaire aigu avec tous les symptômes des phlegmasies les plus franchement inflammatoires, fièvre, urines briquelées, augmentation proportionnelle de la fibrine du sang. Dans l'intervalle des attaques, on observe les rhumatalgies, qui se produisent chez les rhumatisants, avec tant de facilité, sous la plus légère impression de froid, les crampes et les contractures d'origine, rhumatismale.

Dans le cours de ces deux périodes de l'arthritis, et môme avant l'apparition des affections cutanées ou muqueuses, surviennent aussi des phlegmasies des trois grandes cavités, qui ont parfaitement le caractère et la marche de toutes les affections arthritiques.

Troisième période, — Dans la troisième période de l'arthritiS) les affections articulaires deviennent fixes et se gêné*

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