Partie nosogkaphiqub
9* Fièvre hectique ^
10" Faciès plus ou moins hippocra tique;
11' Mode particulier d*agonie.
Comment se comporte, se diversifie cet ensemble de symptômes dans les maladies constitutionnelles et les diathèses?
La cachexie scrofuleuse se caractérise par rinfiltralion séreuse ; le faciès pâle, décoloré ; Tabsenee de fièvre et de sueurs colliquatives, ou par une fièvre hectique peu prononcée; et enfin par le genre de mort, qui, le plus souvent, a lieu par syncope. Dans la scrofule pectorale, Tagonie asphyxique est toujours moins longue que dans la phthisie essentielle.
Quant à la souffrance et à Tanxiété, ces symptômes ont des proportions généralement moins grandes dans la scrofule que dans d'autres maladies constitutionnelles ou diathésiques, telles que la syphilis et la diatbèse cancéreuse. Il faut, bien eotendu, faire abstraction des complications inflammatoires ultimes de la scrofule.
Dans la cachexie syphilitique^ la souffrance est généralement très vive-, — rémaciation est extrême; — il n'y a pas d 'infiltration séreuse. Le faciès est pâle, terne, et exprime un état tout particulier de malaise et d'anxiété. L'hectique est tardive et peu marquée. Comme dans la scrofule, l'urine est parfois albumineuse. Enfin, la mort a lieu aussi le plus souvent par la syncope.
Dans la cachexie arthritique, la dyspnée progressive est un symptôme à peu près constant. L'urine est rare et sédimenteuse. Les crises rhumatiques ou goutteuses sont parfois des plus violentes, et jettent le malade dans un état d'anxiété extrême. Le corps est le plus souvent infiltré; les cavités splanchniques sont remplies de liquide. La fièvre hectique
est peu marquée, et la mort a lieu coDamunément par le cerveau ou par le poumon.
La cachexie dartreuse est prématurée ou arrive à son terme. Dans le premier cas, il se peut qu'il n*y ait aucune éruption à la surface du corps : c'est ce qui arrive quand la dartre marche avec rapidité et envahit de bonne heure les organes des cavités splanchniques. Dans le second cas, le corps est couvert de la lête aux pieds d'une éruption croûteuse ou d'une exfoliation épidermiqueetséro-albumîneuse, au travers de laquelle il est souvent assez diiBcile de reconnaître quel a été l'élément primitif de l'éruption cutanée. Rien de plus ordinaire que de voir, à cette époque ultime de la maladie, la dartre humide se confondre avec la dartre sèche, l'eczéma avec le lichen, le pemphigus avec le pso* riasis.
Dans la cachexie dartreuse, l'amaigrissement est extrême, à moins qu'il n'y ait une infiltration séreuse générale qui masque l'émaciation, infiltration qui se produit toujours quand l'exhalation morbide de la peau vient tout à coup à se supprimer. Les urines sont jumenteuses, troubles, blanchâtres, chargées de mucus et de sels calcaires. L'appétit se conserve quelquefois, même alors que le malade est déjà dans un état avancé de cachexie. La diarrhée n'est pas constante ; l'exhalation cutanée semble remplacer celle de l'intestin. Si la souffrance n'est pas aussi vive, aussi violente que dans quelques autres cachexies, elle est répandue sur une plus grande surface.
La fièvre hectique, dans la cachexie dartreuse, offre «ela de bien remarquable, qu'elle peut se montrer sous presque tous les types de la fièvre d'accès : tierce, quarte ou quotidienne, double' tierce ; dans les derniers jours elle devient