‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofule considérée en elle-même et dans ses rapports avec la syphilis, la dartre et l'arthritisChapitre 45 sur 131 · PARTIE THÉRAPEUTiaUE · texte numérisé non relu

PARTIE THÉRAPEUTiaUE

au moins fort contestable. Peut-être son action dans ce cas se borne-t-ellc à éloigner les accidents secondaires.

Le mercure est généralement inutile ou dangereux dans la syphilis tertiaire ou quaternaire. L'observation m'a depuis longtemps appris que l'abus de ce médicameoC entrait pour une large part dans les paralysies qui surviennent si souvent chez les sujets atteints de syphilis. J'ai en ce moment présents à l'esprit deux cas de syphilis ulcéreuse, (1 ecthyma syphilitique, pendant la cure desquels je me suis vu forcé, à diverses reprises, de suspendre le traitement mercuriei, les malades ayant été pris d'accidents cérébraux et de paralysie qui, enrayés par suite de la cessation momentanée des préparations hydrargyriques, disparaissaient par remploi de Tiodure de potassium, pour reparaître toutes les fois qu'on revenait au mercure.

Le mercure est le médicament que vous devez employer contre la syphilis secondaire , l'iodure de potassium coaire les accidents tertiaires et quaternaires. Vous trouverez, dans remploi isolé ou combiné de ces deux agents, un moyen efficace de guérir toutes les affections syphilitiques, le moyen de prévenir la cachexie, de la combattre et même d'en triompher quelquefois. Le choix des préparations, les doses auxquelles elles sont administrées, exercent une remarquable influence sur la cure plus ou moins rapide de ces affections.

Il y a des cas de syphilis phagédénique où le fer et les toniques peuvent enrayer les progrès du mal : le mercure aggrave les accidents; il doit être sévèrement proscrit.

Enfin, nous devons reconnaître que, dans d'autres circonstances, la vérole marche, quoi que Ton fasse ; et pour ces cas, rares à la vérité, aussi bien que pour ceux de la syphilis se*

8i DES MALADIES CONSTITUTIONNELLES EN GÉNÉRAL.

condaire, où Ton a toute raison de redouter les pernicieux effets du mercure, on serait heureux de posséder d'autres ressources, d*avoir à sa disposition une nouvelle méthode de curation des affections syphilitiques.

Vous parlerai-je, à ce sujet, de la vaccination syphilitique, dont l'auteur ici présent, M. Auzias-Turenne, vante les heureux résultats*? Je le proclame tout d'abord, la conviction, la sincérité de M. Auziasne sauraient être mises un seul instant en doute, et tout le monde doit lui rendre cette justice qu^il a mis à propager sa découverte et à la défendre contre les attaques de ses adversaires une persévérance et un zèle vraiment dignes d'éloges.

La syphilisalion parait avoir été pratiquée, en Norvège, par le professeur Boeck, avec un rare bonheur. Un succès brillant aurait couronné cette pratique, qui aurait obtenu des avantages non moins grands en Suède et en Italie.

M. le professeur Nymann, qui nous fait l'honneur d'assister à nos leçons, se propose aussi, à son retour a Stockholm, de traiter par cette méthode les syphilitiques confiés à ses soins. J'attendrai qu'il m'ait fait connaître les résultats de sa«nouvelle pratique pour émettre mon opinion sur la valeur de la syphilisation.

Je dirai de l'iode contre la scrofule ce que j'ai dit du mercure contre la syphilis : c'est un excellent remède, mais il ne saurait remplir toutes les indications.

L'iodure de fer et la ciguë sont les agents avec lesquels je combats le plus habituellement les accidents de la première période.

L'huile de foie de morue jouit d'une réputation justement méritée dans le traitement de la scrofule ; mais elle ne convient pas dans toutes les affections scrofuleuses : celles qui

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