‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofuleChapitre 100 sur 153 · NÉPHRITE ALBUMINEUSE. A · texte numérisé non relu

NÉPHRITE ALBUMINEUSE. A

mont, dans la scrofule, la néphrite albumineuse ne cède pas aussi facilement à l'emploi des médications dites antiscrofuleuses.

J'ai souvent eu recours, mais sans avantages marqués, à l'huile de morue et aux préparations d'iode.

Par suite de cette idée que la néphrite albumineuse est une inflammation, on a été conduit théoriquement à proposer contre elle les émissions sanguines, les sangsues, les ventouses scarifiées sur la région lombaire et même la saignée générale. Mais si ces moyens peuvent être utiles dans Me traitement de la néphrite albumineuse aiguë, ils nous paraissent contre-indiqués dans la néphrite albumineuse chronique et plus particulièrement encore dans celle qui est de nature scrofuleuse.

On a préconisé les purgatifs, les drastiques surtout, comme le jalap, la scammonée. la coloquinte , le colchique d'automne, à la dose de A à 6 grammes par jour ; mais il ne nous paraît pas possible d'insister longtemps sur cette médication chez les scrofuleux, qui sont si souvent et si facilement atteints de diarrhée.

Les diurétiques, la digitale, la scille, le nitrate et l'acétate de potasse ont été mis en usage; on a également conseillé les diaphoniques, comme la poudre de Dower. Tous ces moyens n'agissent que par leurs propriétés physiologiques. C'est dans le but d'augmenter les sécrétions cutanée, urinaire et intestinale, afin de diminuer l'abondance de la sécrétion séreuse et de l'hydropisie qui en est la suite, qu'on les a employés dans le traitement de cette affection. Les balsamiques, comme l'extrait de genièvre, la térébenthine, le goudron, la créosote, ont été mis à contribution, mais sans aucun succès.

Enfin, les Ioniques, aussi recommandés par les auteurs, méritent la préférence dans le traitement de la néphrite scrofuleuse. Nous employons habituellement le vin de quinquina, les pilules deMorton, l'infusion d'angélique, le quassia amara.

A ces moyens, il faut ajouter quelques laxatifs et des bains de vapeur, dont nous nous sommes généralement bien trouvé dans le traitement de la néphrite albumineuse avec anasarque.

Il est rare, chez les scrofuleux atteints d'albuminurie, de voir la tuméfaction des parties œdématiées portée à un degré ' tel qu'il soit nécessaire de recourir aux mouchetures ou scarifications. En tous cas, ces mouchetures, qui sont souvent suivies d'érysipèle ou de gangrène, ne constituent qu'un palliatif propre tout au plus à reculer de quelques jours, de quelques semaines peut-être, l'inévitable terminaison fatale de la maladie.

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