PARTIE NOSOGUAPHIQUE. zo
des affections tégumentaires de la peau et des muqueuses, chancres et catarrhes spécifiques ; puis des irritations sympathiques des ganglions voisins : engorgements ganglionnaires ou bubons superficiels. Enfin, comme dans la scrofule encore, et bien plus fréquemment que dans celle-ci, des végétations ou excroissances sur la peau et les muqueuses ; et ces végétations, bien que se rattachant essentiellement à la maladie syphilitique, ne sont pas plus modifiées par le traitement antivénérien que les premières ne le sont par le traitement antiscrofuleux.
. Deuxième période. — La seconde période de la syphilis est, comme celle de la scrofule, constituée par des affections tégumentaires sur le système cutané d'une part, sur le système muqueux de l'autre. Il faut, de plus, y rattacher des engorgements ganglionnaires, qui n'ont plus le même caractère que dans la première période.
Les affections de la peau sont :
1° Les chancres et bubons indurés.
Oh trouve quelque chose d'analogue dans la scrofule quand on voit des accidents de la scrofule primitive passer à l'état d'accidents secondaires.
L'impétigo simple se transforme en impétigo ulcératif ou
rongeant.
L'acné se change in situ en lupus tuberculeux. La couperose érythémateuse ou pustuleuse se transforme en véritable lupus ulcératif, etc.
2° Les plaques muqueuses.
3° Les syphilides proprement dites, depuis les plus superficielles jusqu'aux plus profondes; mais, si superficielles qu'elles soient, elles laissent presque toujours après elles des stigmates indélébiles.
Les dermalologisles oui cherché à faire rentrer toutes les syphilides dans les ordres établis par Willan, mais les affections syphilitiques ne sont pas des affections dartreuses, et c'est à la classification des affections dartreuses que s'applique particulièrement la division de Willan. '
Dans les syphilides, les éléments anatomiques primitifs ne sont pas simples; on ne sait souvent si on a affaire à une vésicule ou à une pustule, à une papule ou à un tubercule. Les transformations des affections les unes dans les autres, sont assez communes. Une syphilide exanthémateuse devient, au bout de quelques jours, un érythème papuleux syphilitique, et quelques jours plus tard une véritable syphilide lenticulaire.
Je partage les syphilides en deux groupes : syphilides résolutives, syphilides ulcéreuses , Cette division me paraît essentiellement pratique. Dans les syphilides résolutives, le mercure suffit; dans les syphilides ulcéreuses, on se voit souvent obligé d'associer l'iodure de potassium aux préparations mercurielles.
Le premier groupe, celui des syphilides résolutives, se subdivise en deux catégories : les syphilides exanthémaliques, qui sont les syphilides érythémateuse , papulo-tuberculeuse, pustuleuse et vésiculeuse, et les syphilides circonscrites, qui sont : les syphilides tuberculeuse, pustulo-crustacée et papulo-vésiculeuse .
Le second groupe, celui des syphilides ulcéreuses, se compose de ïecthyma et du rupia syphilitiques ou syphilides de la superficie, de la syphilide tuberculo-crustacée ulcéreuse ou serpigineuse (syphilides de la partie moyenne de la peau), et enfin des tumeurs gommeuses qui sont fixées à la partie profonde du tégument, et qui, en venant s'ouvrir à sa super-