‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofuleChapitre 35 sur 153 · PARTIE SÉM10T1QUE · texte numérisé non relu

PARTIE SÉM10T1QUE

Les affections syphilitiques viennent plus souvent par poussin-, générales, assez habituellement accompagnées de douleurs plus ou moins vagues et profondes, offrant ce caractère particulier de s'exaspérer pendant la nuit.

Elles sont destructives des tissus, et laissent après elles des cicatrices et des stigmates qui mettent sur la voie du diagnostic.

Elles sont fixes, ne se déplacent pas , n'alternent pas les unes avec les autres.

Elles affectent des sièges spéciaux sur tous les systèmes où on les rencontre, se montrant d'abord sur les membranes tégumentaires, d'où elles se répandent sur le système lymphatique (ganglions et cordons), et^plus tard sur l'appareil locomoteur et les viscères.

Enfin, outre les produits ordinaires de toute inflammation qu'elles font naître, elles donnent lieu encore à deux produits spéciaux,: la gomme et le tissu fibro-plastique.

§ *. — Scrofule.

Ses accidents ne sont pas inoculables.

Elle attaque de préférence le jeune âge. La cause occasionnelle n'est pas spécifique ; on la trouve dans les révolutions physiologiques des âges, dans l'action des agents physiques, dans les causes mécaniques, etc.

Les affections scrofuleuses n'ont pas la double tendance que l'on observe dans les affections syphilitiques : on ne saurait les partager en résolutives et ulcératives. Toutes, elles tendent, à produire l'hypertrophie et l'ulcération des tissus.

Elles sont généralement indolores , surviennent sour-

'fl DES MALADIES CONSTITUTIONNELLES EN GÉNÉRAL.

dément, et augmentent graduellement , accompagnées de réaction incomplète, de phénomènes subinflammatoires.

Comme les affections syphilitiques, elles sont destructives, rongeantes, perforantes, et laissent après elles des stigmates ineffaçables, qui mettent aussi sur la voie du diagnostic.

Comme les affections syphilitiques, elles sont fixes, ne se déplacent pas, n'alternent pas les unes avec les autres.

Elles affectent aussi des sièges spéciaux sur les systèmes où on les rencontre. On les voit apparaître tout d'abord sur les membranes tégumentaires; elles se répandent de là sur les lymphatiques, où elles déterminent l'engorgement, l'agglomération, de ces ganglions, des tumeurs souvent énormes, dures, bosselées, caractères qui les distinguent en général des gangliites syphilitiques. Plus tard aussi, les affections scrofuleuses se déclarent sur l'appareil locomoteur et sur les viscères.

Enfin, outre les produits inflammatoires communs, les affections scrofuleuses développent encore deux produits spéciaux, le tissu fibro-plastique et le tubercule, qui cependant ne leur sont pas exclusivement propres, puisque le tissu fibro-plastique leur est commun avec les affections syphilitiques et le tubercule avec les affections de la phthisie essentielle.

§ 3. — Dartre.

Ses accidents ne sont pas inoculables.

Les affections dartreuses sont plus communes chez l'adulte que chez les enfants. La cause occasionnelle échappe le plus souvent à l'observation.

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