TRAITEMENT. 1 °,J
remède antïscrofuleux, et si l'administration de l'assistance publique donne suite au projet qu'elle médite de faire venir à l'hôpital Saiut-Louis les eaux sulfureuses naturelles de Belleville, je ne manquerai pas d'expérimenter ce remède en l'essayant contre toutes les formes de la scrofule (1).
Le mercure a été préconisé dans le traitement de la scrofule; mais il me paraît très naturel d'admettre que les scrofuleux guéris par le mercure n'étaient que. des syphilitiques dont les affections ont été confondues avec celles de la scrofule.
L'or a été employé contre la scrofule par les médecins de Montpellier. J'avoue, que je n'ai pas une bien grande confiance dans les vertus de ce médicament. J'en dirai autant du carbonate de potasse, des préparations alcalines, de Y eau de mer et du muriate de baryte, si vanté par les médecins allemands, et dont je n'ai pu encore jusqu'à ce jour constater l'efficacité (2).
Le fer, l'huile de morue, la ciguë, etc., sont d'excellents médicaments, mais ils ne satisfont qu'à des indications particulières. Aucun d'entre eux ne mérite le titre de spécifique.
(1) Les eaux sulfureuses naturelles conviennent dans le traitement de toutes les affections scrofuleuses, aussi bieu dans celles de la peau que dans celles du système osseux. J'en dirai autant des eaux salines, telles que Kreuznach, Salins, Bourbonne, etc.
(2) J'ai vu quelquefois les préparations alcalines guérir des affections cutanées de nature arthritique, qui ne disparaissaient que pour être remplacées par des affections ganglionnaires manifestement scrofuleuses, contre lesquelles on employait inutilement la même médication.