LA PUISSANCE D’UN PATER
Frédéric Soulié. un de nos célèbres romanciers contemporains, allait mourir. Elevé en dehors de tout principe religieux, n’ayz t jamais appris un mot de prière, le malheureux écrivain ne pensait pas à son âme.
Une sœur de charité, agenouillée au pied de son lit disait de tout son cœur le rosaire. Des larmes se formaient sous ses paupières et roulaient sur ses joues. Le malade leva la tête. ‘ Que dites-vous donc ainsi, ma sœur ?—Notre Père qui êtes aux cieux, etc., etc.—Que c'est beau i. Redites-le donc encore i ” Et ia sœur de recommencer. ‘“ C’est magnifique ! Je veux l’apprendre avec vous...”
et de son vin. Que dans une le la fait denier de
uiller vos O charité 3, comme rs les plus à charité, livrer le \éreux 8a-
1e —Com- > — Quelle tinuer son ments à la
ciers contout prin- > prière, le le son lit es se forjoues. Le ainsi, ma etc.—Que eur de reapprendre
Et comme un enfant l’apprend des lèvres de sa mère, ainsi Frédéric Soulié apprit mot par mot l’Oraison do-
minicale des lèvres de cet ange de charité dont la prière avait touché le cœur de Dieu. Cet homme qui avait blas-
phémé, qui avait cherché à entraver le règne de Dieu sur la terre, répéta avec attendrissement : Que votre nom soit sanctifié …..., Que votre règne arrive...
Il mourut dans la paix du repentir, après s'être réconcilié avec Dieu, en murmurant ces fortifiantes et suaves paroles. Comme La Fontaine, il avait demandé à ses derniers moments qu’on le laissât mourir sur la cendre.
Devoir.—Ecrire à une amie pour lui raconter cette anecdote.