RE SE
me
nt se Reg ra
c'es msble “5
Meg y ds
Fer
Les forêts disparaissent, les tribus indiennes sont reculées et dispersées, les villages et les villes surgissent ça et là, les paroisses se multiplient et le moindre hameau a son humble chapelle ou son temple sacré.
Cette transformation de presque tout un continent ne s’est pas opérée sans secousse ni sanslutte. La domination française fut signalée par des guerres meurtrières et continuelles, pendant lesquelles nos aïeux se couvrirent de gloire en même temps qu’ils arrosaient le sol de leur sang. Ils eurent à combattre pendant de longues années, d’abord contre les tribus sauvages qui étaient disséminées sur toute cette vaste contrée, et ensuite contre les Anglais qui jetaient un regard d’envie sur la nouvelle patrie deinos pères. Quelle page immortelle que celle où la bravoure et l’héroïsme s’allient sans cesse à la gloire ! On voit Dollard des Ormeaux qui, avec ses dix-huit héros, défendit pendant dix jours, au pied du Long- Sault, un fort de pieux, contre sept cents Iroquois. Il mourut avec ses compagnons, mais leur mort sauva Montréal.
La journée de Carillon, où Montcalm, Lévis et Bourlamaque, à la tête de 8,000 Canadiens, repoussèrent le général américain Abercromby, ayant 15,000 soldats sous ses ordres. Cinq mille soldats américains restèrent sur ie champ de bataille.
Qui ne se rappelle la noble détense de Quéhec par Frontenac contre l'amiral Phipps, en 1609? Qui oubliera jamais ces fières paroles du gouverneur français à l’envoyé de Phipps: ‘ Allez dire à votre maître que je vais lui répondre par la bouche du canon.”
Qui ne se rappelle la fameuse bataille de Montmorency, où Montcalm fit mordre la poussière à l’armée de Welfe, qui perdit 6,000 hommes dans cette rencontre ?
L'histoire de cette époque n’est qu’un récit continuel
sont rergissent noindre cré.
nent ne lominarières et avrirent de leur années, dissémintre les iouvelle celle où gloire !
dix-huit u Longuois. Il + sauva
et Bourèrent le lats sous rent sur
éhec par Qui oufrançais aître que
Montmormée de ontre ?
ontinuel
d'événements héroïques depuis la découverte du pays en 1534 jusqu’à la cession en 1760.
En 1760, le Canada fut cédé à l’Angleterre, et des milliers de Français préférèrent retourner dans leur mère patrie plutôt que de se soumettre au joug britannique. Nous ne restâmes alors que 60,000 répandus dans cette contrée qui forme aujourd’hui la province de Québec, et après cent trente-trois ans de luttes pour nos institutions et nos lois, nous sommes maintenant plus de 3,000,000 sur le sol américain.
Lorsque !a persécution et le fanatisme nous poursuivaient, nous avons arboré l’étendard de la loyauté, du patriotisme et de la foi, et nous avons triomphé. Notre livre d’or renferme des guerriers illustres. Qui a oublié de Salaberry qui, à Châteauguay, avec 300 Canadiens,
mit en déroute l’armée du général Hampton, ayant 7,000
Américains sous son commandement, et conserva ainsi le Canada à l’Angleterre ?
Notre écrin national est rempli de noms qui passeront à la postérité avec la gloire qui les couvre : les Panet, les Bédard, les Papineau, les Lafontaine, les Morin, les Taché, les Cartier, les Chauveau, les Crémazie, les Charlevoix, les Ferland, les Garneau, les Parent, les Cauchon, les Provencher, les Loranger, les Lavallée, etc ; dans l’épiscopat et le clergé; les Laval, les Plessis, les Labelle, etc,
Inclinons-nous aussi devant la gloire de Madame de la Pelleterie, fondatrice des Ursulines ; de madame la duchesse d’Aiguillon, fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Québec ; des Mères de l’Incarnation, de St-Joseph et de Ste-Croix ; du Vénérable M. Olier, fondateur du Séminaire de St-Suipice ; de ia Vénérable Mère Bourgeoys,qui, digne imitatrice des dames Ursulines et Hospitalières, arriva dans la colonie en 1653 et fonda la