‹ Lecture à haute voix [microforme] (volume 2)Chapitre 87 sur 184 · LA SŒUR BOURGEOYS RÉTABLIT LA CROIX À LA MONTAGNE · texte numérisé non relu

LA SŒUR BOURGEOYS RÉTABLIT LA CROIX À LA MONTAGNE

Relisez la manière de Jormer les voyelles sur AN et IX.

M. de Maisonneuve avait

Souvent parlé à la sœur Bourgeoys de la croix qu'il avai

t portée lui-même et fait planter sur la montagne en 1643, et pendant sa dernière traversée de France en Canada, il lui promit de l’y faire conduire en arrivant à Villemarie,

Il s’acquitta,

en effet, de sa promesse, pagner la sœur par une escorte de trente h Mais on ne trouva plus la croix ;

enlevée et détruite, dans ] ne point voir ce monumen

et fit accomommes armés, les Troquois l'avaient a guerre précédente. Afigée de t de piété, elle pria M. de Mai-

sonneuve de la rétablir, ce qu'il fit volontiers, en char-

‘ROIX geant la sœur elle-même de diriger cette entreprise, ‘ Je

fus destinée pour cela, dit-elle 5 jy menai Gilbert Bar-

bier, dit Minime, avec quelques autres hommes, Nous y

IN. fûmes trois jours de suite, et la croix fut plantée, ainsi qu’une palisside de pieux pour la clore.”

Le choix que fit M. de Maisonneuve de la sœur Bour- 3e0ys pour présider au rétablissement dece monument et l’empressement des pieux colons à exécuter les désirs de cette sainte fille, montrent assez la grande considération dont elle jouissait dans la colonie et l’ascendant que sa vertu lui donnait sur tous. Il eût été difficile, en effet, qu’il en fût autrement à l'égard de la sœur Bourgeoys. Sa charité, qui semblait la multiplier elle-même, la faisait être toute à tous, pour les gagnertous àJ ésus-Christ, et l’on était sûr de la trouver partout où il y avait quelque service à rendre.

Le zèle qui la consumait s’étendait aux petites filles

. Sauvages, dont les misères la touchaient sensiblement. Dès

qu’il lui fut possible de les réunir, elle nomma deux

| sœurs pour leur donner l'instruction. Ces missionnaires

| furent d’abord logées dans des cabanes d'écorce, à la montagne; elles y assemblaient les enfants, leur enseignaient à prier, à lire, à travailler, et surtout à vivre chrétiennement.

En 1694, M. de Belmont donna aux sœurs l’usage de

deux tours, l’une pour s’y loger, et l’autre pour y faire leurs écoles. Ces tours se voient encore aujourd’hui dans a cour du collège de Montréal.

* Bourt planre trar faire

M. FarzLon, (Histoire de la Colonie française en Canada.)

Questionnaire. Qui fit planter la croix sur la monéede . ‘agne en 1643? Par qui fut-elle détruite et enlevée ?—Qui

Ve s * du DS 2 is > : ” Mens me rs reprenant nn ma a RE :

rétablit ce monument de piété et qui en dirigea l’entreprise ? —Que montre le choix que fit M. de Maisonneuve de la sœur Bourgeoys pour présider au rétablissement de la croix de la montagne

en

COURAGE DE Me ET DE Mie DE VERCHÈRES

Exercice sur les consonnes soutenues F. F.

Les femmes, dans leur faiblesse, trouvent souvent en elles un courage, une résignation, une patience dont serait fier le sexe dominant, le sexe de la Jorce et de la guerre.

Une dame nommée Madame de Verchères, et bientôt après, sa jeune fille, donnèrent au Canada un singulier exemple de courage. La première, presque seule dans son fort de Verchères, y fut surprise et attaquée par un nombreux parti d’Iroquois. Déjà, ils escaladaient les palissades, quand elle les aperçut. Quelques coups de fusil les chassèrent.

Madame de Verchères paraissait toujours sur les remparts et les ennemis qui ne voyaient qu’une femme, retournèrent souvent à la charge. Toujours repoussés, ils restèrent deux jours sous les murs et finirent par faire retraite,obligés de céder à la bravoure d’une femme. Deux ans après, un autre parti de la même nation, beaucoup plus nombreux, parut à la vue du même Jort, au moment où tous les habitants étaient occupés dans les champs.

Les froquois saisirent tous ces gens dispersés, les garrottèrent et marchèrent au fort. La fille du seigneur, âgée de quatorze ans au plus, en était à deux cents pas. Au premier cri qu’elle entendit, elle courut pour y rentrer ; les Sauvages la poursuivirent et l’un d’eux l'aurait atteinte et saisie, si la jeune fille, détachant de son cou son mouchoir, que le Sauvare tenait déjà, n'avait fermé la porte assez tôt.

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