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Rome, réjouis-toi ! tous les peuples viendront, ! Sauvés par l'Évangile, accroître encor ta gloire. La France t'offrira les lauriers de son front
Et les palmes de sa victoire. à
C’est 7ère qu'elle veut t'appeler désormais . Et toi, tu diras d'elle : Æ//e est ma fille aînée ! Elle te servira sans défaillir jamais
Dans la foi qu’elle t'a donnée !
Que j'aime à voir les noms de ses vaillants soldats
Paraître tour à tour aux pages de l'histoire ! .
Mais, tiens le premier rang aux fastes des combats, Vainqueur d’Astolphe, à toi la gloire !
Au secours des Romains il vole par deux fois, "til
Deux fois, il a des monts franchi la cime altière ; Lu
Et les nobles cités dont il soutient les droits Reviennent librement à Pierre !
Je vois le saint tombeau délivré par les preux
Dont la croix du Sauveur décore la poitrine ;
Je vois leurs bataillons s’avancer tout poudreux Aux plaines de la Palestine.
Puis, c’est une Léroine, une vierge au tras fort ! Qui donc pénètre au camp de l'ennemi? C’est elle ! La France va braver la défaite et la mort
En suivant Jeanne la Pucelle !.
Viennent les sectateurs de l’odieux Calvin, Des héros de la foi s’avance la cohorte, . . À L'ennemi sur le trône et l'autel frappe en vain,
Ils sont là pour prêter main-forte !. ..
Mais, où suis-je emporté? Voici les temps heureux
Qui semblent refleurir . . . la vertu se ranime :
Reims appelle les Francs, et leur concours pieux Devient un triomphe unanime !.
Prends garde, peuple franc, que l'éclat de ton nom
Ne vienne à s'obscurcir d'aucun nuage sombre! . . .
Prends garde que l'erreur, comme un fatal poison, Dans ton cœur ne verse son ombre !
Prends pour ton roi le Christ qui t'a voulu choisir!
Honte à celui qui suit les sectes criminelles .
Plus de haïne ! . . . En faisceau tâche de réunir L'essor des forces fraternelles. . .
Votre vie a duré quatorze fois cent ans.
Français, ranimez-la près des bords de la Vesle ;
Que dans vos cœurs tout prêts aux généreux élaris S'allume une flamme nouvelle !
Le peuple franc devient chaque jour plus puissant,
Son pied sur tout rivage à laissé son empreinte !
Qu'il favorise au loin, surtout en Orient, L'expansion de la foi sainte !...
Au premier rang la foi du Christ !. . .c'est le bonheur !... Quiconque la rejette appelle la souffrance ! . Ainsi qu'aux temps passés elle reste l'honneur,
La grande gloire de la France !. ..!
(Traduit du latin par le R. P. RAPHAEL QUINCENET, O. S. D.)
QUESTIONS.— Qu'est-ce qu’une ode?— Quel doit être le ton de l’ode ?—A quelle espèce d’ode appartient l’ode de Léon XIII ?—Citez quelques modèles d’odes sacrées; —d’odes héroïques.—Quelles sont les variétés de l’ode ?—Nommez quelques poètes lyriques.—A quelle occasion Léon XIII a-t-il composé cette ode ?
1. Cette poésie a été présentée au Souverain Pontife qui l’a lue et a envoyé, de tout cœur, à l’auteur, sa bénédiction apostolique (1896).
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Va lue et a (1896).
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