‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 143 sur 190 · PE ES · texte numérisé non relu

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Rome, réjouis-toi ! tous les peuples viendront, ! Sauvés par l'Évangile, accroître encor ta gloire. La France t'offrira les lauriers de son front

Et les palmes de sa victoire. à

C’est 7ère qu'elle veut t'appeler désormais . Et toi, tu diras d'elle : Æ//e est ma fille aînée ! Elle te servira sans défaillir jamais

Dans la foi qu’elle t'a donnée !

Que j'aime à voir les noms de ses vaillants soldats

Paraître tour à tour aux pages de l'histoire ! .

Mais, tiens le premier rang aux fastes des combats, Vainqueur d’Astolphe, à toi la gloire !

Au secours des Romains il vole par deux fois, "til

Deux fois, il a des monts franchi la cime altière ; Lu

Et les nobles cités dont il soutient les droits Reviennent librement à Pierre !

Je vois le saint tombeau délivré par les preux

Dont la croix du Sauveur décore la poitrine ;

Je vois leurs bataillons s’avancer tout poudreux Aux plaines de la Palestine.

Puis, c’est une Léroine, une vierge au tras fort ! Qui donc pénètre au camp de l'ennemi? C’est elle ! La France va braver la défaite et la mort

En suivant Jeanne la Pucelle !.

Viennent les sectateurs de l’odieux Calvin, Des héros de la foi s’avance la cohorte, . . À L'ennemi sur le trône et l'autel frappe en vain,

Ils sont là pour prêter main-forte !. ..

Mais, où suis-je emporté? Voici les temps heureux

Qui semblent refleurir . . . la vertu se ranime :

Reims appelle les Francs, et leur concours pieux Devient un triomphe unanime !.

Prends garde, peuple franc, que l'éclat de ton nom

Ne vienne à s'obscurcir d'aucun nuage sombre! . . .

Prends garde que l'erreur, comme un fatal poison, Dans ton cœur ne verse son ombre !

Prends pour ton roi le Christ qui t'a voulu choisir!

Honte à celui qui suit les sectes criminelles .

Plus de haïne ! . . . En faisceau tâche de réunir L'essor des forces fraternelles. . .

Votre vie a duré quatorze fois cent ans.

Français, ranimez-la près des bords de la Vesle ;

Que dans vos cœurs tout prêts aux généreux élaris S'allume une flamme nouvelle !

Le peuple franc devient chaque jour plus puissant,

Son pied sur tout rivage à laissé son empreinte !

Qu'il favorise au loin, surtout en Orient, L'expansion de la foi sainte !...

Au premier rang la foi du Christ !. . .c'est le bonheur !... Quiconque la rejette appelle la souffrance ! . Ainsi qu'aux temps passés elle reste l'honneur,

La grande gloire de la France !. ..!

(Traduit du latin par le R. P. RAPHAEL QUINCENET, O. S. D.)

QUESTIONS.— Qu'est-ce qu’une ode?— Quel doit être le ton de l’ode ?—A quelle espèce d’ode appartient l’ode de Léon XIII ?—Citez quelques modèles d’odes sacrées; —d’odes héroïques.—Quelles sont les variétés de l’ode ?—Nommez quelques poètes lyriques.—A quelle occasion Léon XIII a-t-il composé cette ode ?

1. Cette poésie a été présentée au Souverain Pontife qui l’a lue et a envoyé, de tout cœur, à l’auteur, sa bénédiction apostolique (1896).

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Va lue et a (1896).

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