‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 146 sur 190 · EN RS · texte numérisé non relu

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peut faire quelque chose, a-t-il droit de rester oisif, en supposant même que le bonheur fût là, ce qui est, certes, tout le contraire ? Le bonheur de l’homme sur la terre est dans l’action, dans le travail, dans l'exercice de ses facultés physiques et intellectuelles. Il est dans le travail des jouissances ineffables dont l’oisif ne comprendra jamais les douceurs, lui qui se condamne à n’en plus connaître d’autres que celles de la brute.

Dans ce vaste univers, au milieu de ces myriades de mondes, dont nous occupons un des orbes les moins considérables, Dieu, dans ses décrets impénétrables, nous lève à peine un petit coin du rideau mystérieux qui enveloppe son œuvre; mais en nous donnant une intelligence capable de pénétrer jusqu’à un certain point dans les secrets de la nature, et de s'élever jusqu’à l’idée de l'Être suprême, il a voulu que l’homme l'étudiât lui-même ainsi que ses œuvres. De plus, en implantant dans le cœur de l’homme le germe de la bienveillance, Dieu a voulu que l’homme fit du bien à ses semblables ; et en lui inspirant le sentiment et l'amour du beau, il a voulu que l’homme cultivât les arts ; il a voulu en un mot que l’homme fût savant, bienfaisant et artiste. Sans cela, le plus bel œuvre du Créateur, l’homme aurait été créé ce qu’il est sans but, sans fin, sans objet. Le travail, l’obligation du travail expliquent seuls la présence de l’homme sur la terre, quant à son existence terrestre.

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