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A cela on répond que toutes les jeunes filles n’ont pas une mère qui ait la capacité ou les loisirs nécessaires pour l'instruire là-dessus. Il y à même des jeunes filles qui, au temps où elles quitteront la classe, n'auront auprès d'elles personne pour leur donner ces bonnes lecons. Faudra-t-1l donc qu’elles restent ignorantes sur ces choses si utiles ? Faudra-t-il qu’elles soient à jamais privées de ces renselgnements dont profiterait toute la famille ? Non, assurément, Voilà pourquoi, dans les écoles de jeunes filles, on enseigne l’économie domestique,
Les notions que fournit l’économie domestique sont très diverses, Voici d'abord ce qu se rapporte au ménage, c'est-à-dire à l'installation d’une maison, à l'entretien et au nettoyage des meubles, planchers, literie, rideaux, ete. Voici ensuite des indications précieuses sur les moyens de laver, coudre et raccommoder le linge et les vêtements. nfin voici des recettes pour préparer avee économie les al" cents de la famille, de manière que l'appétit de tous soit satisfait, et pour que se réparent le mieux possible les forces des travailleurs ou des malades. Ce n’est pas tout : l'économie domestique dit ce qu’il faut faire et ce qu’il faut éviter pour se bien porter, pour prévenir bien des maladies, que l'hygiène, la tempérance, la sobriété, la propreté éloignent souvent de nous.
Nous le voyons, elle est très vaste, cette science modeste
autant qu’utile de l’économie domestique, et que nous
serions bien maladroits si, par je ne sais quel sot amourpropre, nous prétendions n'avoir nul besoin de l’étudier,
Il y a encore une raison—et la plus sérieuse de toutes— qui doit nous inviter à nous y appliquer: c'est que l’éco-
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nomie domestique est une science de bonté et de charité. Toutes lesautres études, histoire, mathématiques, physique, chimie, etc., peuvent être des sciences égoïstes, c’est-à-dire récréant notre intelligence sans la préoccuper autrui; mais celle-ci ne peut s'exercer que par amour du prochain et spécialement par amour et dévouement pour notre famille, Jamais une bonne ménagère ne se donnerait autant de peine que vous la voyez s’en donner, si elle ne travaillait pour le bonheur de ceux qui lui sont chers. Jamais elle ne s’appliquerait aussi bien à l'épargne de tous les instants, à des nettoyages ennuyeux, à des coutures fastidieuses, si elle m’était soutenue par ces deux pensées : “,Je veux rendre heureux ceux qui m'entourent.” “En travaillant ainsi, je remplis le premier devoir pour lequel Dieu m'a mise sur la terre, Je pratique une des vertus qui lui sont le plus agréables dans une femme, c’est-à-dire la simplicité de cœur, qui fait que l’on s'attache sans discuter à la tâche journalière et qu’on la remplit avec exactitude sous le regard de Celui qui nous l’a tracée.”
Voilà ce que c’est que l’économie domestique, et comment il faut en comprendre l'étude pour en retirer les fruits de bien-être matériel et de noble sagesse qu’elle donne à qui la considère comme un complément d’études chrétiennes.
Lorsque Notre-Seigneur, visitant Marthe et Marie, semblait bâmer Marthe de s'occuper d'autre chose que de sa divine parole, il ne méprisait point cependant les soins matériels ; mais il voulait nous faire entendre que ceux-ci ne valeut que par la piété qui les dirige et les religieux sentiments qu’ils éveillent en nous.
QUESTIONS.—-Qu'est-ce que l’économie domestique ?—Les notions qu’elle nous fournit nous sont-elles bien utiles ?—N’v a-t-il pas des personnes qui prétendent qu’elle ne peut être enseignée à l’école ?—Que peut-on répondre à cela ?—Enumérez rapidement les notions que fournit l’économie domestique.— Quelle est, de toutes les raisons, la meilleure à donner pour faire comprendre la haute valeur morale de cette étude ?
Aplhorismes d’hygiène.
Que l’homme de bureau, le savant qui médite, le prêtre qui prie, la vierge du monastère, ne s’abusent pas sur les dangers d’une vie trop sédentaire !
Que leur demeure soit aérée, leur nourriture légère et frugale ;
Que leur chambre soit à l’abri de l’humidité, et qu'aucun lien ne gêne les articulations ;
La musique, le chant, les plaisirs de la conversation
reposent et soulagent la tête ;
Promenez-vous après vos repas et n'oubliez jamais que l’hypocondrie est fille de la solitude.
Le cerveau est le siège des organes qui produisent les qualités morales et les facultés intellectuelles. O vous dont l’existence n’est presque qu’intellectuelle, redoutez
une érection permanente du cerveau !
Que de gens qui languissent d’une vanité blessée, d’une prétention déçue, d’une ambition rentrée, d’une excellence évanouie, etc., etc. !
La vanité blessée fit mourir Racine, rendit Pope hargueux, Virgile hypocondriaque ; elle fit tomber Hogarth en démence, et Swift en imbécillité, etc,
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Les passions sont à la fois le mobile de nos actions et le fléau de la vie: la modération est celui de la force et de la sagesse.
Chaque profession doit suivre un régime particulier : il faut une nourriture solide à la main qui travaille ; il en faut une délicate et peu substantielle À la main qui écrit, à celle qui éternise sur la toile des traits passagers et chéris. Il faut une plus grande quantité de nourriture aux jeunes gens qu'aux hommes d’un âge moyen, et surtout qu'aux vieillards. Les digestions sont d'autant plus actives que le corps prend d’accroissement.
Dans presque toutes les situations de la vie, l'exercice pris jusqu’à la provocation d’une légère sueur, les frictions répétées jusqu’à ce que la peau rougisse, et les vêtements qui facilitent la transpiration produisent les plus heureux résultats.
L'homme doit se mouvoir et souvent changer de place. ‘“ Quand je considère le physique de l’homme, disait le grand Frédéric, je suis tenté de croire que la nature nous a faits plutôt pour l’état de postillon que pour l’état de savant. ”
Il est des exemples de longévité dans toutes les classes, dans tous les rangs, dans toutes les professions, Ceux qui ont ainsi prolongé leur existence ont souvent différé de mœurs, d’habitudes, de régime diététique; mais tous ont été d'accord sur un seul point: c’est de se lever de bonne
heure, et de respirer l’air embaumé du soleil levant,
Paracelse, qui portait au pommeau de son épée une panacée contre la mort, fut frappé à quarante ans. La panacée universelle est d’user de tout avec modération.
Repoussez surtout les idées sombres et mélancoliques. La douce et consolante espérance est le vrai chemin du bonheur et surtout de la santé.
La prolongation de la vie humaine est done proportionnée à la modération des actes et des passions de l’homme. Tempérance, propreté, exercice fréquent, sobriété, gaieté, respiration d’un air pur, quelques voyages, séjour à la campagne, abstinence de liqueurs spiritueuses, modération en travaux, en nourriture, en plaisirs, en repos; point de
colère, elle n’est bonne à rien; réserve dans l’usage des
médicaments pharmaceutiques internes, et surtout la paix du cœur; tels sont les moyens de vivre plus longtemps.