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Faire un fréquent usage, surtout le matin, de bains frais ou d’ablutions et d’affusions froides.
Pendant le froid, lutter contre l’abaissement de la température par l’exercice, une alimentation substantielle, les vêtements et le chauffage.
Pendant le froid intense, se garder du repos et d’une alimentation insuffisante.
En garantir toutes les parties du corps, surtout les extrémités, par des vêtements appropriés.
Se garder d’en faire disparaître les effets par une brusque élévation de température; mais y rappeler peu à peu la chaleur.
Eviter avec soin le froid humide, surtout lorsqu'il est associé à l'absence de lumière solaire. Alors il favorise le développement de la scrofule et de la phtisie pulmonaire.
Pendant la jeunesse et l’âge adulte s’abstenir de vêtements trop chauds, afin de s’endurcir aux intempéries et aux rigueurs du climat,
Pendant la vieillesse porter des vêtements chauds, qui mettent suffisamment à l’abri du froid et des vicissitudes atmosphériques.
Adapter la nature des vêtements aux variations atmosphériques et à la température de la saison.
Dans la saison froide et variable, porter des vêtements de laine étroits superposés, dont on peut augmenter ou diminuer le nombre à volonté.
Ne modifier la nature des vêtements qu'aux époques de l’année où la chaleur et le froid sont stables et bien établis.
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Les petits nettoyages de chaque jour.
Une maison n’est bien tenue que si, chaque jour, on a le soin d’en nettoyer à fond une partie et de nettoyer plus sommairement, mais de manière suffisante, l’ensemble des pièces de l’appartement,.
Quand on se borne à faire un sérieux nettoyage de temps en temps, l'appartement reste malpropre de nombreux jours en attendant la date fixée. Il est donc plus raisonnable de distribuer dans l’espace d’une ou deux semaines tout le travail, et d'établir un ordre à suivre pour les nettoyages journaliers. Par exemple, dans un petit ménage, on peut organiser la besogne de la manière suivante :
Lundi.—N ettoyage à fond de la chambre à coucher.
Mardi.—Nettoyage à fond de la salle à manger.
Mercredi.—Escaliers, couloirs.
Jeudi.—Cuisine.
Vendredi.— Autres chambres.
Samedi.—Salon. |
Pour faire un nettoyage à fond, on lave le plancher ; on lave les vitres et les boiseries, après avoir épousseté les murs, les tableaux, etc. On fait briller les objets en cuivre, flambeaux, lampes, etc...contenus dans la pièce dont on s'occupe.
Quand c’est une chambre à coucher que l’on fait à fond, on bat la literie : matelas, oreillers, tapis, qu’on expose au grand air si c’est possible ; on secoue également les draps, les couvertures, les rideaux; on balaie sous tous les meubles, on essuie les moindres objets, les plus’ petits bibelots,
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Quand on fuit à fond la salle à manger, on renouvelle les papiers qui garnissent les étagères intérieures des buffets, après en avoir bien épousseté les tablettes.
Outre ces nettoyages qui se renouvellent chaque semaine, il y a ceux de chaque jour. Ce sont le balayage et l’époussetage, l'entretien du poêle ou du calorifère, de l’évier, de la batterie de cuisine, le lavage de la vaisselle, des objets servant à la toilette.
Pour bien balayer, on traîne le balai sur le plancher, mais on ne donne pas des coups sur celui-ci, ce qui soulève et fait voler la poussière un peu partout.
Pour épousseter convenablement, 1l ne faut pas non plus donner des coups rapides avec le plumeau, car on ne ferait que déplacer la poussière. Il faut tratner le plumeau sur les meubles de manière que la poussière se prenne et demeure entre les barbes des plumes; on achève ensuite en essuyant avec un torchon doux.
On entretient en bon état le poêle de la cuisine, à l’aide d’un chiffon enduit d’une pâte formée avec de l'huile de lin et de la mine de plomb.
L’évier est rendu propre à l’aide de sable fin qu’on frotte sur la pierre avec une brosse trempée dans de l’eau de savon.
Si l’on a une batterie de cuisine en cuivre, on doit l’entretenir en grande propreté avec beaucoup plus de soin qu'une batterie en fer battu, à cause des dangers que présente le cuivre. Celui-ci est maintenu en bon état avec du tripoli ou de l’eau de cuivre. Le fer battu est rendu bril-
lant avec du sabie fin, puis du blanc d’Espagne (qui n’est autre que de la craie).
On lave la vaisselle avec de l’eau non bouillante dans laquelle on a mis fondre quelque peu de savon. On a soin de ne plonger les assiettes et les plats dans l’eau chaude qu'après les avoir débarrassés, à l’aide d’un couteau, des débris qu’ils contiennent, qu’on a remportés de la table et qui doivent être jetés à part, afin que l’eau de la vaisselle se maintienne à peu près claire jusqu’à la fin de l’optration.
Les objets servant à la toilette, cuvettes, pots à l’eau et autres objets de porcelaine, doivent être nettoyés chaque matin, Le mieux serait que chaque personne prit ellemême ce soin, ce qui est l'affaire de quelques minutes, et qui simplifie considérablement la tâche de la maîtresse de maison. On passe de l’eau claire dans la cuvette où l’on s’est lavé les mains, on l’essuie avec la serviette à toilette, ainsi que le pot à l'eau, extérieurement et intérieurement. On lave et on essuie de même le porte-brosses, le portesavon, le verre qui sert au nettoyage des dents, Quant aux peignes, on les entretient toujours en bon état si, du premier jour où on les emploie, on a le soin de les savonner et de les rincer à l’eau claire chaque matin, après s’en être servi. Mais, s'ils nécessitent un plus profond nettoyage, on les fera tremper dans de l’eau aiguisée d’un peu d’alcali, et d'eux-mêmes, presque sans qu’on ait à s'en occuper, ils deviendront propres.
QUESTIONS.—Que faut-il faire pour avoir une maison bien tenue ?— Pourquoi faut-il que, chaque jour, on fasse le nettoyage à fond d’une pièce ?—Comment fait-on un nettoyage à fond ?— Comment fait-on une chambre ?—une salle à manger, une cuisine, à fond ? —Comment balaye-t-on bien ?—Comment faut-il épousseter ?—Comment nettoie-t-on le fourneau, l’évier, la batterie de cuisine ?—Comment lave-t-on la vaisselle ?—Quand et comment faut-il nettoyer les objets de la table à toilette ?
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Les épidémies et les maladies contagieuses.
Il est certaines précautions qu’il faut prendre pendant les épidémies ou quand on soigne des personnes affectées de maladies contagieuses, comme le croup, la fièvre typhoïde, le choléra, etc.
Les maladies contagieuses se communiquent surtout par le contact ; le premier soin à prendre est d'éviter de toucher sans nécessité le malade ou les effets qui ont pu être imprégnés du virus contagieux. On détruira ces objets autant que possible, ou tout au moins on les purifiera en les lavant avec de l’eau et du vinaigre, en les faisant passer à la vapeur du soufre, à la lessive ou dans de l’eau chlorurée. Cette précaution doit s'étendre aux linges, aux vêtements et aux ustensiles qui ont servi au malade.
Pendant le cours de la maladie, tous ceux qui soigneront le malade devront avoir l'attention de se laver souvent les
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citron ou du vinaigre; ils se rinceront la bouche et se gargariseront de temps à autre avec de l’eau acidulée ou goudronnée, ou encore avec de l’eau dans laquelle on aura mis quelques gouttes de vinaigre camphré, Ils ne s’approcheront jamais trop près de la bouche du malade, pour ne pas respirer son haleine, et éloigneront de leur visage les linges sales ou les vases qu’ils transporteront. Il est très utile de jeter sur les déjections une petite tasse à café de chlorure de chaux en poudre.
Les gardes-maiades sortiront de temps en temps de la chambre du malade pour respirer un air plus pur, ne serait-ce que quelques minutes. Le matin, ils n’y entreront
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pas sans avoir pris quelque nourriture, ou au moins sans s'être gargarisés avec de l’eau acidulée. {ls ne mangeront pas dans la chambre du malade et ne boiront pas d’eau qui y a séjourné ; ils pourront prendre une ou deux tasses de café noir dans la journée,
Nous ne devons pas embrasser les enfants atteints du Coup.
Dans un temps d’épidémie, il est bon de ne rien changer dans ses habitudes ni dans son régime, s'ils sont bons et convenables. Les soins de propreté sont les premiers dont on doive s'occuper. Commencez donc par faire disparaître de vos habitations toutes les causes d’insalubrité, telles que les fumiers, les tas d’ordures ; balayez et lavez vos cours, vos allées, vos ruisseaux, dans lesquels les immondices, en séjournant, deviennent autant de foyers d'infection. Renouvelez l’air de vos chambres, arrosez-les trois fois par jour avec de l’eau acidulée, phéniquée ou chlorurée. Frictionnez-vous le corps matin et soir avec une flanelle imbibée d’eau de Cologne, d’eau-de-vie ou d'alcool camphré.
Dans ces temps terribles où chacun tremble pour sa vie, il ne faut commettre aucun excès et se retremper le moral dans le courage naturel à l’homme et dans la pensée de la Providence. Pour cela, il faut voir la maladie de près et se familiariser en quelque sorte avec elle; s'occuper par le travail, par la lecture; enfin, remplir son temps de tell manière que l’image de l'épidémie et de la mort ne soit pas à chaque instant présente à l’imagination. On n’ignore pas que la peur est une prédisposition, même physique, à la maladie. Elle affaiblit, elle énerve; avoir peur, c’est vouloir être malade,
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Les désinfectants.
Le chlore, par suite de sa grande affinité pour l’hydrogène, qu’il enlève à la plupart des substances organiques, est éminemment propre à détruire les émanations malsaines. On l’emploie pour désinfecter les salles d’hôpitaux et les chambres de malades, particulièrement dans le cas de maladies épidémiques ou contagieuses.
Comme le chlore est lui-même dangereux à respirer, on doit s'attacher à en régler le dégagement, de manière que, tout en détruisant les miasmes dispersés dans l'air, il ne puisse cependant gêner en rien les malades. On emploie avec succès, dans ce but, le chlorure de chaux.
Quand on soigne des personnes atteintes de maladies contagieuses, on arrose la chambre deux ou trois fois par Jour avec de l’eau dans laquelle on met une petite quantité de chlorure de chaux. Il est bon aussi de se laver les mains dans cette solution.
Quand il y a un mort dans un appartement, on verse de temps à autre du chlorure de chaux dans une assiette et on le laisse évaporer.
Découvert depuis quelques années dans le goudron de houille, l'acide phénique est un excellent désinfectant ; il n'est pas maniable à l’état pur, et ce n’est pas sous cette forme qu’on doit se le procurer. Il se vend le plus souvent en flacons, sous le nom de phénol. Pour l'assainissement des habitations, on en mélange deux à trois cuillerées par pinte d’eau, et on arrose avec ce liquide ; il peut servir également à laver les linges, les vases, etc. Si l’on ne veut pas
humecter les parquets ou les tapis des chambres, on répand de la sciure de bois ou du sable imprégné de phénol. On peut encore faire bouillir du phénol dans l’appartement, ou mettre sur un meuble une assiette à moitié remplie de cette substance, qui se volatilisera et assainira l'air.
Aujourd’hui les médecins recommandent comme désinfectants : le sulfate de cuivre, le chlorure de zinc et l’acide borique.
CLARISSE JURANVILLE,
Le repassage du linge.
Voici notre linge lavé, séché et contre-plié, ' com'ae disent les blanchisseuses. Il nous faut le repasser, mais il est bien entendu qu'avant cette opération il aura été visité et raccommodé,
Nous procédons d’abord au triage du linge : linge plat, c'est-à-dire qui sera repassé sans être empesé, et linge empesé.
Si le linge est trop sec, ce qui arrive parfois en été lorsqu’il sèche vite, au grand soleil, on prend les pièces une à une, on les étend sur une table très propre et on les asperge du bout des doigts avec de l’eau froide également très propre. On les roule ensuite de manière que l’humidité se conserve bien jusqu'au moment du repassage,
1. Contre-plier le linge, c’est le plier sommairement quand il est sec, ou presque sec, de manière qu’il soit plus aisé à ranger en bon ordre et plus facile à entasser dans un petit espace avant le repassage.
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On prépare ensuite l’amidon pour le linge à empeser. Pour un pot d’eau, on prend à peu près deux cuillerées et demie d’amidon qu’on fait fondre dans l’eau froide. On place alors sur le feu la casserole le contenant, et on le fait cuire en tournant toujours avec une cuiller en bois, comme si on faisait une crème, L’amidon épaissit. Lorsqu’il est arrivé à la consistance qu’on désire, c’est-à-dire un peu comme de la colle de pâte, on le retire du feu et on l’éclaircit avec de l’eau tiède, de manière à le rendre assez liquide pour pouvoir y tremper le linge.
Si l’on veut donner au linge beaucoup de brillant et de glacé, on ajoute à l’empois, pendant qu’il cuit, un petit morceau de bougie de première qualité. L’acide stéarique contenu dans la bougie a la propriété de faire briller les objets qu’il enduit, comme s'ils étaient cirés.
Le linge est trempé dans l’amidon pièce par pièce. Chacune d’elles est ensuite tordue, et elles sont pliées dans des torchons ou des essuie-mains jusqu’à ce qu’elles soient assez pénétrées par l'humidité pour être repassées.
La table à repasser est ensuite préparée, Sur une table assez large et longue, on étend une couverture de laine ou de coton qu’on recouvre d’une toile blanche. La table doit être habillée, c’est-à-dire que l’étoffe ou les étoffes superposées dont elle est enveloppée doivent être munies sur leurs bords de longs cordons qui, en dessous de la table, se rattachent les uns aux autres et tendent ainsi parfaitement les enveloppes de toile.
A droite se placent l'appui pour le fer, un chifton très propre pour l’essuyer, un peu de cire vierge enfermée dans un morceau de toile blanche, et que l’on passe sur le fer
pour le bien polir, quand on le retire du feu, avant de le passer sur le linge. C’est après cette opération que le fer est essuyé, car il faut n’y laisser aucune trace de cet enduit,
Quand on repasse, on commence généralement par le linge plat, parce qu’il est le plus abondant, le plus encombrant, Chaque pièce est prise séparément, étendue sur la table de repassage autant à plat que possible, On promène alors le fer sur la partie à plat, dans le sens du fil, en ayant soin, si l’étoffe est froncée, de pousser fortement le fer jusqu’à l'extrémité des fronces, afin que la partie la plus étroite de l’instrument fouille les fronces dans toute leur profondeur,
Le repassage étant fini, on plie l’objet selon le modèle qu’on à sous les yeux. Chaque maîtresse de maison adopte un modèle qui convient à l'armoire à linge dont elle dispose,
Règle générale: le linge qui a des parties brodées doit être plié de manière que la broderie soit dessus ou tout au moins bien apparente,
Quand on repasse du linge empesé dont certaines portions ne le sont pas, comme les chemises d'homme, par exemple, ce sont les parties non empesées qu’on repasse les premières, On termine par les plus délicates,
Les volants se repassent dans le sens de leur hauteur, afin que le fer pénètre bien dans la profondeur des fronces. Les volants ou objets à plis plats et couchés, sont repassés à plat quand du bout des doigts on a formé les plis.
Le repassage se fait toujours à l’endroit, c’est aussi ce qui rend cette opération difficile à mener à bien, car le
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moindre tâtonnement, la moindre faute se marquent sur le linge.
Un conseil utile : choisir des fers plutôt un peu lourds, ils repassent mieux et l'effort à faire pour les soulever est compensé par l'excellence du travail que l’on obtient.
Au fur et à mesure que le linge est repassé, on le pose sur une table, sur un lit, dans un endroit parfaitement propre et à l'abri de la poussière, On le range dans l’armoire quand tout est terminé, ou chaque soir, si le repassage dure plusieurs jours.
QUESTIONS.-—-Quelle précaution prend-on quand le linge est lavé et sec ?—Qu'est-ce que contre-plier le lire ?—Que fait-on si le linge est trop sec ?—Comment prépare-t-on l’amidon cru ?— Comment le fait-on cuire ”—Qu'y ujoute-t-on pour qu’il rende le linge plus ferme et plus brillant ?—Comment trempe-t-on le linge dans l’amidon”?—Le repasse-t-on aussitôt ?—Comment prépare-t-on la table à repassage ?—Quels sont les objets, autres que les fers, qui doivent se trouver sur la table à repasser ?— Dites comment on repasse.—Comment repasse-t-on les volants ? —le linge à plis ?
Hygiène professionnelle.
La plupart des professions, soit par la nature du travail et des attitudes que celui-ci impose, soit par le milieu dans lequel ceux qui les excercent sont obligés de vivre, soit par les matières qu’ils mettent en œuvre, ont une influence considérable sur la santé, Le but de l'hygiène professionnelle est d'étudier cette influence et de rechercher les moyens d'en atténuer les effets quand elle est défavorable,
La plupart des professions manuelles exposent à des accidents, à des lésions traumatiques, à du surmenage
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