‹ Lecture à haute voix [microforme]Chapitre 45 sur 190 · LE SOULIER DE CORNEILLE · texte numérisé non relu

LE SOULIER DE CORNEILLE

Par une rue étroite, au cœur du vieux Paris,

Au mitieu des passants, du tumulte et des cris,

La tête dans le ciel et le pied dans la fange, Cheminait à pas lent une figure étrange :

C'était un grand vieillard sévèrement drapé, Noble et sainte misère, en son manteau rapé.

Son œil d’aigle, son front argenté vers les tempes, Rappelaient les fiertés des plus mâles estampes, Et l’on eût dit, à voir ce masque souverain,

Une médaille antique à frapper en airain.

est un peu |

e un grand Le vieillard s'arrêta dans une pauvre échoppe ; È Le Roi-Soleil alors illuminait l'Europe,

4 Et les peuples baissaient leurs regards éblouis

Devant cet Apollon qui s'appelait Louis.

ntis en per- 4 A le chanter Boileau passait ses doctes veilles,

Page 1