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VÉNÉRABLE

hommages

es,

cieux.

aurore,

e ; oi des rois,

En attendant ce jour, sois fière de ta fille, France, riche déjà de tant de bienheureux :

Marguerite bientôt augmentant leur famille, Ajoutera sa gioire à ton front radieux.

Hélas ! trop de tes fils te prodiguent l'outrage : Dans ton sein tu nourris trop d'affreux scélérats ; Tes enfants contre toi semblent entrer en rage ; Tu n'as plus de héros, tu n’as plus de soldats .

Lève-toi, Marguerite ; et, comme la Pucelle, Viens bouter hors de France étrangers, ennemis ; Avec l’aide de Dieu tu le pourras mieux qu'elle ; Et ramène le roi dans son noble pays.

Aussi toi, Canada, triomphe d'’allégresse .

Aux bords du Saint-Laurent, peuples, battez des mains.

Le ciel a toujours eu spéciale tendresse

Pour les pays féconds qui lui donnent des saints. Soyez heureux surtout, pontifes vénérables, Dont les soins ont hâté le moment solennel

Où celle dont l'amour descendit aux étables,

Va monter aux honneurs qui viennent de l'autel. Mais que vous dire, à vous, sa famille chérie,

À vous qui soutenez ses glorieux travaux ? .

Levez les yeux . . . sur vous et sur Ville-Marie, Va briller une étoile aux rayons les plus beaux. A l'Orient déjà sa splendeur se prépare ;

D'une infaillible main le pontife immortel Vient d’écarter le voile : un instant nous sépare Du moment où poindra son disque dans le ciel.

Filles de Marguerite, à genoux ! . . . La prière, Sur vos lèvres de feu, dira grâce au Seigneur :

La prière fera briller sur sa poussière,

L'éclat de la victoire et le céleste honneur :

La prière obtiendra l’invincible courage

Dont vos cœurs ont besoin pour marcher sur ses pas, Pour mener jusqu’au bout son magnanime ouvrage Et, comme elle, trouver le Ciel dans le trépas ! !!

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