LE PRINTEMPS
Salut, printemps, jeune saison !
Dieu rend aux plaines leur couronne :
La sève ardente qui bouillonne S’épanche et brise sa prison.
Bois et champs sont en floraison, Un monde invisible bourdonne ;
L'eau sur le caillou qui résonne
Courtet dit sa claire chanson.
Le genêt dore la colline ; Sur le vert gazon l’aubépine Verse la neige de ses fleurs.
Tout est fraîcheur, amour, lumière ; Et du sein fécond de la terre
Montent des chants et des senteurs.
A. de SÉGUR.
QUESTIONS. —-Expri nez la comparaison renfermée dans le premier vers.— Quelle est la métaphore renfermée dans le second ?—N’y a-t-il pas une sorte d’allégorie dans les troisième et quatrième vers ?—Citez les métaphores qui se suivent.— ‘Bois et champs,” quel est l'effet de la suppression de l’article ? Indiquez duns les vers suivants quelques métaphores pleines de fraïcheur et d’harmonie.—Citez le vers qui dénne à la fois la définition et le tableau du printemps.—Quelles sont les qualités qui font de ce sonnet une vraie peinture d’une exactitude et d’un coloris admirables ?