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ACROLOGIE. 41
Sous Chanaladam, 617. ans avant J.-C, Ninive, sur le Tigre, fut saccagée par un roi de Babylone, allié au roi des Mèdes. Lors de son désastre, elle avait une population de cent vingt mille âmes qui ne savaient distinguer leur main droite de leur main gauche (les enfants), ce qui supposait plus de six cent mille habitants.
Ces peuples, essentiellement pasteurs, abandonnèrent le pays, emmenant leurs nombreux bestiaux. Fuyant les Assyriens et les Mèdes, ils se dirigèrent vers le Pont- Euxin, construisirent des radeaux qui leur servaient de véhicule, et remontèrent le Danube, en s'arrêlant là où les rives étalaient de fertiles pâturages. Leur ignorance en géographie ne pouvait les effrayer : le fil de l'eau leur assurait toujours un retour facile vers les contrées qu'ils venaient de quitter; le temps du parcours ne leur portait aucun préjudice. Du Danube ils descendirent le Rhin, et trouvèrent bientôt les larges et nombreux fleuves qui coulent vers le nord. En Laponie, ils laissèrent une notable portion de leurs compatriotes.
La savante université d'Upsal vient, dans ces derniers temps, de se livrer à des recherches ' dont le résultat fit acquérir la preuve irréfragable que les Lapons parlent encore aujourd'hui la langue vulgaire des Hébreux, langue qui dans leur bouche est moins dégénérée que leur propre constitution physique.
Bientôt les Ninivites, continuant leur pérégrination vers le détroit de Bœring, où les eaux, peut-être plus
' Voir Dactylologie , p. 6a.
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basses qu'aujourd'hui ou bien congelées, leur ouvrirent un passage vers le nord de l'Amérique, gagnèrent le Mexique, et fondèrent Palenque (de ïlaliv, Ila7ay/ca, renouvelée); de là ces nombreuses ruines, d'un style tout oriental et égyptien, qui couvrent le pays de pyramides, de stèles, d'hiéroglyphes", etc. Les Babyloniens parlaient vulgairement celle des langues araméennes la plus rapprochée de l'hébreu *.
Le fameux manuscrit sur peau de cerf, donné par Montézuma à Fernand Cortez, ornement principal de la bibliothèque de Vienne, contenant l'origine historique des Mexicains, a fourni le sujet de deux planches gravées depuis trois années dans notre Dactylologie (pi. lu et lui), p. 62 et suiv.
Quel ne fut pas notre étonnement lorsque, il y a quelques jours seulement, nous reçûmes, avec quatre autres bas-reliefs venant de Korsabad, un fragment sur granit grisaille ninivien, représentant avec la plus minutieuse exactitude les deux figurines grotesques, l'alliance du prince fondateur, formant la deuxième partie de la planche lui, dont nous avons traduit la dactylologie! L'ensemble et les détails de l'exécution feraient croire à un calque rigoureux représentant la même dactylologie des quatre mains exprimant les quatre mêmes phrases, dans le même langage prohellénique.
Cependant l'un nous est transmis par le moyen du manuscrit viennois, provenance authentique du Mexique
1 Babylonii qui et Chaldœi. (Satin. Plin. exeicit. , p. zj5i, p.)
ACROLOGIE. 4 3
au xvi" siècle; l'autre arrivant récemment avec les antiquités de Ninive qui continuent à enrichi!' les grandes collections de l'Europe. Ces deux monuments, partis de deux points antipodiques à trois siècles de distance, viennent enfin expliquer et confirmer l'origine unique et caucasienne des deux mondes, objet de tant d'hypothèses et de controverses '.
La nation égyptienne, placée à la tête de la civilisation, avait un code pénal d'une extrême rigueur; il punissait les criminels jusque dans leur progéniture. Les fils des grands coupables subissaient la castration; on voulait ainsi éteindre la race de ces Caïns2. La peine de la déportation, si heureusement appliquée depuis peu, est sans contredit plus conforme à l'esprit de l'Evangile, puisque le repentir est toujours accueilli 3.
Nous avons cru pouvoir nous abstenir de publier le monument matériel et hiéroglyphique que nous possédons, à cause de son étendue; il renferme les organes mêmes et des explications catégoriques.
" Nous regardons le bas-relief granitique et ninivien comme un des plus précieux de notre collection.
2 Cette tradition était encore vivace chez nos chroniqueurs :
Keiis e cuilverz e de mal aires Furent desfaiz des genitaires , E des oilz e des nés plusors :
Teus mérites ont traïtois.
Benoît, Cliron. des ducs de Normandie, t. II, p. 3g8, v. 26915. Cf. t. III, t. 41701.
3 La loi de Moïse était conforme à la loi égyptienne; elle prononçait la peine de mourir sans postérité, Absque liberis moriuntur : Absque liberis erunf ; Lévitique, XX, 20, 21. Il existe en Russie une loi dans le même esprit.
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Nous possédons une multitude de petits objets antiques sculptés en métal , en pierre, en bois peint (d'environ i5 millimètres de hauteur), à l'usage de ceux qui, ne sachant pas dessiner, voulaient exprimer une pensée par l'acrologie et la juxtaposition des sigles. Ces objets affectent la forme des signes employés le plus communément par l'hiéroglyphie; on y voit figurer entre autres
Un oiseau , FA ou l'I ;
Un œil , l'O ou l'A ;
Une grenouille, le B, Bxrpayoî;
Un vase, le A, Aapjvoç.
Un couteau, le ï de Tu.r,yr,<;.
La main au pouce écarté :
le A;
le K.
Ceux de ces objets qui n'avaient point une forme bien arrêtée et vulgaire ont dû se perdre les premiers.
Tous sont perforés, afin de recevoir un fil qui assurait la position respectivedes sigles acrologiques.
Invinciblement convaincu par les monuments de la réalité des procédés du langage primitif, la dactylologie, l'acrologie et l'hiéroglyphie, nous réclamons des vérificateurs bien plus que des juges.
Cette doctrine donne à l'homme la faculté de remonter la chaîne des âges jusqu'au principe des choses, par des données certaines, qui élucideront tout ce qui fait obstacle au développement de l'archéologie; lumières d'autant plus sûres, qu'elles jaillissent du seul livre qui ne renferme point d'erreurs.
ACROLOGIE.
Jéhovali lui-même révèle l'acrologie lors des prescriptions faites à Moïse, pour la composition du Rational:
« Lapides vero hi erunt juxta nomina filiorum Israël : duo- « decim juxta nomina eorum , sigla ' sigilli , juxta nomen siumi « erunt pro duodecim tribubus. »
(Version de Schmid.)
Dieu s'est manifesté aux hommes par la dactylologie2, cpii représentait la langue primitive et universelle; et cette langue devait être interprétée par son prophète dans la langue des Hébreux, essentiellement secondaire. Mais Moïse traduisit le sens, et ne signala point les sigles tjiii rappellent les traditions populaires conservées parles auteurs anciens (voir les livres Bêchai et Yalkut Reubéni). Déjà nous avons expérimenté quelque chose d'analogue pour le surnom des évangélistes (voir ci-dessus, p. 35).
1 Le chevalier Drach , auquel nous soumettons fréquemment nos recherches, et toujours avec fruit, fait observer que le texte porte TlinSi qui signifie proprement sigles, premières lettres des mots, de la racine firS, commencer ; quand le texte veut exprimer gravé, comme en parlant des tables du Décalogue, il se sert du verbe mil, et dit □TITin, insculpti. (Exod. xxxn, ifi.) Pour cette raison nous avons substitué sigla à scnlptura de Schmid. (Voir pi. XVI.)
2 « Populus videbal voces, » Dactylologie, p. 267. « Tenez ces paroles attachées à vos mains. Deutéron., ch. xr, vers. 18. — Pectoral de Gédéon, émail d'une haute antiquité.
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Nous possédons, grâce à Dieu, le monument le plus vénérable et le plus imposant qui existe à la surface de la terre, le Décalogue tel qu'il a été proclamé par Jéhovah , et dont le premier précepte manifesté à Adam n'était que le germe, suivant la tradition de la synagogue et de l'Église : il est gravé en caractères cunéiformes, en langue prohellénique universelle, sur les facettes d'un cristal de roche prismatique naturel ', exhumé des ruines de Ninive en i85i. (Voyez notre pi. XVII.)
Le faux savoir peut éloigner de l'orthodoxie , la véritable science y ramène.
Ce sera l'objet de notre prochaine publication.
1 Servant de pendeloque à un collier renfermé et scellé dans un cylindre de quartz micacé : KpumaMo; KopupooSnii; , acrologie de Krf.euoet; Kupiou, commandements du Seigneur.
C'est la confirmation la plus solennelle de la doctrine dactylologique : un manuscrit de quatre pages sur feuille de palmier accompagnait le décalogue primitif; il a deux mille ans d'antériorité sur les manuscrits connus; la graphie est tout à la fois daclylologique, hiéroglyphique et cunéiforme.
OBÉLISQUE DE LOUOSOR.