Lecture prononcée
ARTICLE. R LUDEVANT L'INSTITUT CANADIEN,A MONTRÉAL, LE 19 NOVEMBRE, 1846, PAR L'AUTEUR
E. PARENT, Ecr.
Messiturs,
L’année dernière j’eus l’honneur de vous en-
tretenir d’un sujet important sous le double rap-
port de l’intérêt partieulier, et de notre interêt national. De plusen plus persuadi que, de toug les objets de notre affection, ce qu’il y a de plus menacé, comme ce: qu'il est le plus de nütre honneur de maintenir, c’est notre nationalité, je vais, si vous le voulez bien, et en cela je crois que je ne saurais mieux répondre: à l’invitation que vous m'avez faite de vous adresser une seconde fois la parole.-—je vais dis-je obéir à la même inspiration, et traiter un sujet qui intéresse à un haut dégré cette nationalité qui nous
" estisi chère, tout en ne perdant pas de:vue l’in-
térêt matériel dé notre origine, lequel est du
reste si intimement lié à la première, qu’il ne fait avec elle qu’une seule existence, dont il est le corps et dont elle est l’ame. Le sujet dont je vais vous entretenir n’est guère que la continuation, le complément de celui que je traitai l’année dernière alors que j’essayai de. vous démontrer que la malheureuse manie qui, parmi nous, pousse la jeunesse instruite .présqu’en massé . vers les professions dites libérales, était une cause d’affaiblissement pour nous, et un juste sujet d’alarme pour notre existence politique et nationale en ce que toute l’énergie intellectuelle de notre : race allait s’épuisant de génération en génération dans les luttes ingrates d’une carrière encombrée. |
Cette idée, grâce à votre bénévole passeport, eût-elle produit quelque impression, dût-elle induire une partie de notre jeunesse instruite à se jeter dans la voie large et féc, nde de l’industrie, nous n’aurions fait que poser les fondements de notre œuvre ; il resterait encore à y. ériger, à y consolider édifice de notre puissance nationale, En effet, nous aurions bien d’excellents sujets pour l’agriculture, pour le commerce, et pour toutes les:autres branches de l’industrie, et parlà un moyen d’attirer à nous les richesses, etde les répandre autour de nous; nous aurions en un mot les éléments de la puissance, de linfluence sociales, qui nous appartiennent. Mais ces grands intérêts que nous venons de créer, il faut les conserver, les augmenter ; il faut lestenir: au’niveau des intérêts rivaux tant'au milieu de nous, qu’autour de nous, tant au dedans”*qu’au:
u’il ne t il est dont je ntinua- ’année Lontrer ” nous, massé cause et d’aionale.
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dehors. Il y a plus, il faudra les avancer, les protéger contre les préjugés, les préventions, les idées fausses et avouées qui nous viennent des temps, où l’on ignorait les principes de la science qi ponte à tous ces grands intérêts sociaux.
r, messieurs, c’est ce que nous ne pouvons faire qu’en autant que nous aurons parmi nous des hommes profondément versés dans l’étude de l’économie politique, ‘et dans l’application éclairée des principes qu’elle enseigne. Et cette science est nouvelle partout, puisqu'elle n’est apparu en Corps Complet de doctrine pour la pémière fois, en Angleterre, qu’en 1776, dans ouvrage du Dr. Smith, Wealth of Nations ; en France, qu’en 1803, dansle Traité d’Economie
Politique de J. B. Say. En 1758, Quesnay
publia bien en France l’ouvrage intitulé Ta- » bleau Economique, et Maximes Générales du : Gouvernement E-onomique,” à l’ombre du-,
quel se forma l’Ecole des Economistes ou Phy- #6
siocrates. McCulloch, économiste distingué de nos jours, attribue même à Quesnay le mérite d’avoir été le premier qui ait donné à l’économie politique une forme systématique, et l’ait élevé au rang de science, et il reconnait que les travaux des économistes français ont puissamment contribué à accélérer les progrès de la science économique. . Mais leur théorie fondée sur cet axiôme que ‘la terre est la seule source des richesses,” a été rejetée par les économistes plus modernes. De sorte qu’aujourd’hui on ne recherche pas les oracles de la science au-delà de Smith en Angleterre et de Say en France.
1 faut rendre. à l'Italie, cependant, la justice -de reconnaître qu’elle eût l'initiative, en économie politique ; car dès le 16e siècle. Bütero s’était occupé de cétte science, et il fut suivi dans cette voie. par plusieurs autres écrivains Italiens. .
IL y aurait donc sujet de s’étonner si une Science aussi nouvelle et aussi vaste que l’éco-
nomie politique, et qui, si l’on en juge par les
plaintes et les remontrances de ceux qui en ont écrit, ñne Compte pax encore un très grand nombre d’adeptes en Europe même, le berceau, la dépositaire, la dispensatrice de toutes les scieni
ces: il y aurait lieu de s’étonner, dis-je, si cette
science. était bien répandue dans un jeune pays come le nôtre, à qui, pour arriver où il en est, il a fallu passer par tant d'épreuves de tous genres. ‘Aussi faut-il l’avouer, par des causes dont nous.aurons occasion de dire un mot dans le cours de cette lecture, les connaissances et l’expérience en fait. d'économie politique sont fort bornées parmi nous, surtout quant aux branches les plus importantes de cette science, celles qui traitent des finances, du commerce et et des sujets qui s’y rapportent. Et cet aveu, Messieurs, nous avons à le faire dans un temps, dans des circonstances où jamais nous n’eûmes un bésoin aussi pressänt, aussi vital de connaissances profondes dans cette science si peu connue: c’est une réflexion, sans doute, que je ne suis pas le, premier à. faire, et que beaucoup
d’autres ont. faite avant moï.. Que faut-il donc |
faire ? se désespérer, laisser à nos voisins le soin de veiller à nos intérêts, de régler et diseuterles
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grandes questions économiques qui vont se présenter en foule à la tribune parlementaire ? Non, certes ! les enfants, lesneveux des hommes qui firent toujours marcher le Bas-Canada à la tête des phaiangés coloniales dans la longue lutte de la diberté politique, sauront maintenir leur race au même rang dans les discussions qui vont s’engager sur le terrain des intérêts matériels. Nous #vons
‘ su trouver des Burke et des Mirabeau, lorsqu’il
nous les fallait, et maintenant qu’il nous faut des Cobden et des Peel, nous saurons les trouver, Nous les trouverons dans cette belle jeunesse, bouillante de patriotisme, avide des connaissances
utiles, animée d’une noble émulation. Nous la verrons dédaigner les frivolités, les lectures de
pur agrément celle même d’une utilité moins urgente, pour se livrer entièrement à la grande étude; à l’étude du ‘jour, à l’étude que réclame impérieusement non seulement l'intérêt de notre province, mais aussi celui de notre origine et de chacun des individus qui la composent.
C’est avec un plaisir toujours croissant que je
vois paraître dans les colonnes dela Revue Canadieñne les articles qui contiennent l’excellent et utile travail, qu’a entrepris un de nos compa:
triotes, pour'initier les lecteurs canadiens aux
secrets, aux vérités de économie politique : ce travail devra mériter à son auteur la reconnaissance de ses compatriotes. Je n’ai qu’un regret, c’ést que la publication de ce travail ne marche
‘| pas avec une ‘rapidité suffisante, égale aux be-
soins pressants des, circonstances. J’ai une autre regret, c’est que i autres journaux cana-
diens ne reproduisent pas ces articles, ou ne dévouent pas tous, depuis quelque temps. une partie de leur espace à des analyses ouextraits de bons ouvrages sur l’économie politique. Une pareille matière, à mon humble avis, vaudrait bien les romans et nouvelles, plus ou moins frivoles, qu’ils nous débitent à la brasse dans. chacune de leurs feuilles. Îl faut à une population comme la nôtre, située comme la nôtre l’est, des lectures utiles et instructives. Et comme le Journal périodique est devenu le livre du peuple, la seule voie à peu près par laquelle il puisse : s’éclairer sur ses intérêts matériels, n’est-il pas déplorable de voir nos journaux se remplir de morceaux de littérature légè:e, pâture apprêtée pour les esprits oisifs et hlasés d’une civilisation rendue à son terme? Quel profit peut retirer, des œuvres des feuilletonistes Européens, une population comme la nôtre, qui a des forêts à défricher, des champs à améliorer, des fabriques de toutes sortes à établir, des améliorations de tous genres à accomplir; une population, en un mot, dont la mission est de faire de sa part d’héritage sur le continent Américain, ce que les Anglais et les Français, par exemple, ont fait de PAngleterre et de la France, et ce que nos voi- - sins font si bien sur ce continent d'Amérique ? Avouez-le, messieurs les journalistes, ce ne sera + , . .
pas Avec le menu frétin du feuilletonisme Européen, que vous nous aiderez à accomplir ce grand œuvre de civilisation. Bien au contraire, ces productions prestigieuses, toutes pétillantes d’esprit, écrites dans un style étudié, ornées de
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tous les charmes de l’imagination, ne.feront que nous enivrer, et nous arrêter sur Ja route, sembiables aux Sirènes de la fable dont la voix enchanteresse paralysaitle voyageur imprudent qui s’approchait de leur retraite,
En effet, nos journaux en se remplissant des produits de cette littérature éphémère, en inspirent nécessairement le gout telle fait fureur au salon, et parfois même elle va jusqu’à faire oublier 14 colonne dés mariages. Îlen est d’elle comme du reste-=vires acquirit eundo ; l’appetit vient en mangeant, Bientôt le journal ne suffit plus à l’appetit des lecteurs, et pour le satisfaire l’on a retours au libraire, Et tous les loi: sirs de notre jeunesse, sinon un temps plus précieux, se trouvent employés à des lectures qui entretiennent l’imagination dans l’exaltation, et laissent l'esprit dans le vide et l’inanition. Aussi quand on ouvre nos journaux pour y chercher quelqués produits de littérature indigène, qu’y trouve-t-on le plus souvent, à part des querelles de villages ?des efforts d’imitation vers le feuilletonisme français, de jolis riens quelquefois assez joliment tournés à la francaise ; justement ce qu’il faut pour un sutcès de société ; mais justement aussi ce qu’il faut pour faire déplorer à l’homme réfléchi, qui sent les besoins de son pays, dé sa race, l’abus;-la perte de beaux ta-
lents et d’un temps précieux et pour les auteurs P P
et pour les lecteurs.
Oh! Journalistes, réunissez-vous donc pour réparet le mal qne vous avez fait. Faites donc comprendre à notre jeunesse instruite, dans son
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intérêt autarit que dans celui du pays, que le temps de la littérature légère n’est pus ‘encore arrivé et n’arrivera de sitôt encore pour le Ca nada ; et qu’au risque de notre ruine individuelle et nationale, nous devons nous livrer entièrement ét uniquement aux études sérieuses, aux lectures instructives, aux exercices graves de l’esprit. Libre aux homimes de la vieille et riche Europe de s’adonner aux travaux de l’imagination ; ils y ‘trouvent la fortune, souvent même une renommée au moins viagère. Puis d’ails leurs, il se rencontre en Europe une telle exubé+ rance d'hommes éclairés dans toutes ies sciences qu’il ÿ en a pour tous les besoins de la société ; de sorte qu’en embrassant la carrière de l’imagination ou seulement en se livrant à la lecture dés ouvrages d’imagination l’Européen peut se rendre lé témoignage qu’il ne laisse aucun ‘intérêt social en souffrances Au contraire il est dans l’ordre lui, tar ilne fait que mettre la dernière main, le dernier poli à une civilisation parvenue à son. apogée, En est-il de même dans notre pays, où nous en sommes encore aux travaux de fondation ? Ce sont des manœuvres qu’il nous faut ; le temps des peintres et des sculpteurs viendra plus tard, Ainsi quel est le Jeune Canadien qui en prenani pour le lire un des romans du jour puisse, la main sur la cons science, se dire qu’il ne saurait plus utilement employer son temps et pour lui ét pour son pays? : En effet qu'y apprendra:t-il? qu'y verra-t-il ! des leçons de morale, en supposant qu’il :y en ait? Son cathéchisme lui a tout dit là-dessus,
ei b'en mieux que ne sauraient le faire Eugène
Sue et Alexandre Dumas: Des peintures de mœurs? lorsqu'il s’en rencontrera de fidèles, elles se rapporteront à un état de société si différent du notre qu’elles ne pourront que fausser ses
: idées dans lés applications qu’il voudrait en faire
et ce sera un grand mal. Mais la plupart du temps il sera transporté dans un monde fantastique, où tout sera exagérée, chargé, caricaturé de telle sorte, que le lecteur Européen lui-même ne s’y pourrait reconnaitre.
Îl n°y a donc rien d’utile à retirer de la lecture des romans et des nouvelles du jour, si ce n’est quelque délassement à des lectures sérieuses et instructivés. Oui ; mais démentez-moi, si vous l’osez, jeunes liseurs de Romans. Je vous soutiendrai, moi, et j'appellerai votre conscience en
témoignage, que cette lecture est pour vous un
travail, un travail même très fatiguant, qui vous prend vos jours et vos nuits ; que vous ne déposez le Roman dont vous avez commencé la lecture, que lorsque vous en avez vu la fin, ou que le sommeil vous ferme les yeux et vous fait tomber le livre des mains. J’en ai vu qui poursuivaient la lecturé commencée jusque pendant les repas, Est-ce là un délassement?. Et dites-moi combien de fois, cela vous est arrivé avec votre Domat, votre Delolme, votre J. Bte. Say ? Que dis-je, votre J. Bte. Say ? Voulez-vous que je
” vous raconte un petit fait tout récent à propos de
ve célèbre auteur du meilleur Traité d’Economie Politique qui ait encore paru en français, si
RTE
ce n’est dans aucune langue? Le fait est réel, et j'étais présent lor squ’il est arrivé."
Tout récemment donc, me rencontrant chez un libraire de cette ville, la Capitale du Canada, le Siège d’un gouvernement représéntatif, quel: qu’un ‘demanda le Traité de Say à acheter, comme un des ouvrages que l’on doit trouver chez tous les libraires, surtout dans un pays qui a un gouvernement représentatif. Lé libraire paraît d’abord n’avoir pas bien compris; puis se remettant:—Ah! dit-il, vous parlez du Traité d’Eco: : nomie Politique de M. Say? Nous ne l’avons pas. Quand donc l’aurez-vous, répartit l’acheteur ? Je suis vraîment fâché d’avoir tant tardé. C’est en effet un ouvrage dont vous devez faire un. grand débit, et les exemplaires ne doivent pas rester longtemps sur vos tablettes. Pardonnez, répliqua le libraire; c’est un ouvrage qui ne se vend pas, et que nous ne faisons venir que sur commande spéciale.
En revanche on voyait briller sur les tablettes les œuvres des Romanciers à la mode. On n’at- , tend pas d’ordre spécial pour ceux-là ; ; ça se vend.
Je ne vous peindrai pasl’é tonrement de notre amateur d'économie politique, en apprenant qu?un ouvrage qui devraît être entre les mains de chacun de nos hommes instruits, jeunes et vieux, le vade-mecum obligé de quiconque veut se; mêler des affaires publiques de son pays, fût un ouvrage qui ne se vend pas.
J'avais bien pensé jusqu'alors, pour des raisons que je rapporterai dans un moment, que l’étude de l’économie politique avait dû être né-
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cessairement fort négligée parmi nous ; mais je suis forcé d’avouer que je ne croyais pas que ce fût au point que me l’a révélé l’anecdote que je viens de vous raconter, Et je vous dirai que,
depuis, l’idée m’est venue plus d’une fois de
profiter de la première occasion qui se présenterait de secouer autant qu’il serait en mon faible pouvoir de le faire, l’extrême indifférence que V’on paraît avoir eue parmi nous jusqu’à présent pour Pétude dé l’éronoiie politique. C’est ee que j’essaie de faire aujourd’hui sous vos aus+ pices, messieurs ; et j’espère que votre patronage et votre sanction assureront à mes paroles une autorité que je ne saurais leur donner moi+ même.
Si j’aväis un jeune ami studieux, doué doit tas lents convenables, plein d’ardeur et de ces nobles aspirations qui portent aux grandes choses ; qui eût la volonté et les moyens de se dévouer au bonheur de ses compatriotes dans la carrière politique, tout en travaillant à sa propre gloire et à son avantage particulier, je crois que, s’il me demandait mon avis sur cé qu’il devrait étudier de préférence et avant tout, je parodierais le mot que l’on met dans la bouche du fameux Maréchal de Saxe, en réponse à quelqu’un qui lui dem-ndait ce qu’il fallait pour bien faire la guerre, et je dirais à mon jeune ami: étudiez, 1® Péconomie politique: 2° l’économie poli tique ; 3° l’économie politique. Le maréchal de Saxe, lui, disait que pour bien faire la guerre, il fallait 1° de l’argent; 2° de l’argent; 3° de Pargent ; voulant dire de la manière la plus
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expressive, qu’à la guerre on pouvait tout faire avec de l’argent, etque sans argent,on ne pou: vait rien, . De même je pense qu'après avoir bien réfléchi sur la position et les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, chacun sera d’avis qu’un homme ou un parti politique peut tout faire en ce pays avec un grand fond de con: naissances en économie politique, et que sans cela il ne saurait faire rien qui vaille,
Le temps n’est plus où pour soutenir la lutte avec honneur ou avantage, il suffisait à nos hom«
mes publics d’avoir du courege, du dévouement,
de l’éloquénce, et une grande connaissance du droit naturel, politiqué et constitutionnel, Le temps n’est plus en outre où par notre masse seule nous pouvions tenir en échec les éléments sociaux et politiques qui nous étaient opposés dans une lutte qui avait pour objet les principes mêmes du gouvernement. Notre machine gou:
vernementale est maintenant régulièrement organisée, c’est-à-dire que les principes qui dois vent en régler le fonctionnement sont arrêtés et reconnus, ce qui ne veut. pas diré cependant qu: tout est pour le miéux dans l’arrangement politique actuel, Mais quant âu gouvernement en lui-même il ne peut plus guère s’é! ‘ver de questions théoriques, ou touchant son organisa: tion ; il doit, avet son organisation actuelle fonctionner en harmonie avec la volonté populaire, exprimée par la voie des mandataires du peuple: Tout le monde est d'accord là-dessus: Mais la lutte n’est pas finie, et ne finira même jrnais roùs nôtre syatème de gouvernement ; ellé 4
raiso!
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euletent changé de terrain, Des hautes théor ries gouvernementales, elle est descendue aux questions d’intérêt matériel, qui pour la masse des peuples sont souvent d’une importance plus grande que les premières, Nous nous sommes battus pendant un demi siècle sur la forme que devait avoir l'habitation commune ; et maintenant que ce point estréglé; chacun va travailler de son côté à y occuper la meilleur place qu’il pourra, Les mille et un intérêts divers qui remplissent la société vont se mettre à l’œuvre pour rendfe chacuu sa position de plus en plus meilleure, ou de moins en moins mauvaise. Et dans cette nouvelle lutte, il faudra non moins de talents et de lumières que dans l’autre ; seulement il en faudra d’un ordre un peu différents sous certains rapports, de:ceux que réclamiait la lutte qui à précédé, et qu’il faut s’empresser d’acqué. tir ; car sur la nouvelle arène comme sur l’an: tienne, encoïe plus peutsêtre; la victoire devra rester aux plus habiles ; encore autant et plus que naguère, il faudra qué nous ayons déuf fois raison, et que nous soyons deux fois capables de le démontrer, Aïnsi l’a voulu la providence, qui nous a jetés dans ce coin du globe, pour ÿ Vivre au milieu de populations étrangères dont hous ne pouvons attendre beaucoup de sympa:
thies Ne muürmurons pas cependant; car qui
peut sonder les secrets de la providence? qui . nous dir qu’elle n’a pas de grande desseins sur nous, et que les épreuves auxquelles elle soumet notre adolescence, ne préparent pas notre viri-
lité à quelque giorieuse destinée sur ce conti:
16 Ro
hént? Au reste, quelque soitle sort que nous | indust réserve l’avenir, sachons nous en rendre dignes | de.jo s’il doit être bon, et s’il doit être mauväls, faisons n’en en sorte de ne pas l’avoir mérité : tel estle | doit d devoir de chaque génération; de chaque indivi« laisse du, Et ve devoir nous le remplirons en: entre: À quon tenant dans nos cœurs le feu sacré d’une noble | ardeu émulation, qui nous fera nous maintenir en tout elles. et dans tous les tempsau niveau des populations | trefois qui nous environnent,: | nant | Or ces populations descendent d’une race ploités d’hommes qui semble avoir entrepris la conquéi C’est te ou la rénovation du monde par l’intérêt ma- de la J tériel Son Dieu, c’est Plutus ; ses enfants ne tempe naissent, ne vivent que pour le gain ; pour eux religic il n’y a d’autres rêves que des rêves de fortune, Ja ch de fortune rapide et colossale, pour eux point huma d’aurea mediocritas. Et ils mettent au service | à l'en de cette passion, l’ardeur, l’activité, la cons- ÿ Ma tance, l’opiniatreté, que les hommes .vouent or- d’acqr dinairement à la poursuite des objets, des ‘pas- tes, d
* sions les plus vives et les plus insatiables, : leyx, Ce n’est pas une’ satire que je fais ici; au À Yer pc contraire je ne fais que signaler un fait qui: me qui où semble providentiel, et je suis porté à croireque | gensc cette avidité W’acquérir ehez la race Anglo- de fai Saxonne, avidité, remarquons:-le en passant, qui tions n’a fait que s’accroitre chez la branche Améri- | etè caine de cetté race, est destinée à former un oraiso chainon dans l’histoire de l’humanité, un âge d’un : * d'industrie, d'amélioration matérielle, l’âge du À plus] positivisme, l’age de la glorification dui'travail. ques.
: Sans le travail opiniâtre et incessant des nations tériel:
ue nous > dignes faisons l est le indivis \ entres e noble en tout ulations
16 race onquêi
êt ma
fants ne ur eux fortune, x point service | COnSent or« ES pas“ ici; au jui me ire que Angloant, qui Amérimer un in âge ige dur travail.
nations
industrieuses, le monde aurait beaucoup moins de, jouissances matérielles et intellectuelles qu’il
n’en a... Ainsi, loin de leur porter envie, on leur.
doit de la reconnaissance. Veut-on ne pas se laisser déborder, absorber, écraser par elles, qu’on fasse comme elles; qu’on travaille avec ardeur, avec intelligence, avec constance comme elles. .: Les nations lâches et abruties étaient autrefois la proie des. nations guerrières ; maintenant les peuples indolents et ignorants seront exploités par les peuples industrieux et intelligents. C’est la loi de l’humanité, ou plutôt c’est la loi de la création entière appliquée. à l’humanité ; tempérée, si vous voulez, chez celle-ci par la religion, qui sait. opposer le précepte sublime de
la charité universelle à l’égoisme des penchants
humains, etla considération des biens éternels à l’entrainement des intérêts temporels.
Mais cette avidité d’acquérir, cette excès |
d’acquisivité, comme diraient les Phrénologistes, doit souvent porter à n’être pas trop scrupuleyx, ou à s’aveugler sur lès moyens à employer pour la satisfaire. Pour cette raison ceux qui ont à traiter, d'intérêts communs avec des gens qui ont ce penchant, doivent être en état
de faire valoir les arguments et! les considérations les plus propres à faire impression sur eux,
età commander leur conviction. . La plus belle oraison sortit-elle de.la bouche d’un Desmothène, d’un Burke, ou d’un Mirabeau ne serait guère plus pour eux qu’une vaine dépense de rhétori-
que,. si elle ne touche à la fibre des intérêts ma’
tériels, et ne s’appuie sur les principes récon-
RARE à DS vec EC
nus de la science qui traite spécialement de ces intérêts." Il n’y aura d’yéux ét d’uréilles que pour eux. Dans le cas même d’une injustice patente, il faudra que vous puissiez démontrer qu elle préjudicie aux intérêts généraux ; ce
u’heureusement vous pourrez toujours faire à l’aide de l'Economie Politique qui vous mettra en état de démontrer que tout le corps social soufte nécessairement des souffrances d’aucun de ses membres. ‘4 Car, comme dit Say, chez
‘ un peuple où l’on se dépouillérait mutuelle- “ ment, il ne resterait bientôt plus personne à dépouiller.”?
J’ai dit plus haut que l’étude de Pébonéinie politique était devenue pour nous plus indispensable que jamais. En effet, outre la solution des questions de théorie gouvernementales, qui absorbaïent ci-devant l’attention de tous les partis en ce pays, et qui réglées vont permettre aux ésprits de s’occuper d’avantage de mesures ou questions d'intérêt matériel, travail auquel il faut nous préparer au risque de ‘perdre toute influ-
-ence et partant peut-être tout avantage, dansile réglement de ces mesures ou de ces questions, — outre cette considération là, nous allons réncontrer sur ce nouveau terrain, des: adversaires ou,
si vous voulez, des concürrents inieux pepe que nous.
.. Vous vous rappelez sans doute. la rernarque d’un de nos jeunes représentants, dans la dernière session, à propos du silence que gardaïent les anciens sur certaines mesurés commerciales
‘æt financières de grande importance, Si ce
it de ces es que njustice montrer ux ; ce faire à
mettra :
y social l’aucun y, chez
utuelle-
sonne à
onomie dispenion des qui ab- | partis
re aux
dres ou lil faut infludans.le IONs,— énconres ou, éparés
narque à derdaient rciales Si ce
Monsieur n’a youlu exprimer qu’un regret, espérons qu’il fera en sorte, lui, comme tous ceux de sa génération, que leurs suivants n’aient pas à l’exprimer à leur égard. Si c’est un reproche qu’il a voulû adresser aux hommes publics qui l’ont précédé, je dois dire que ce reproche est injuste.
. En parlant, il ya quelques moments, de la.
lutte politique vive et constante qui s’est prolongée jusqu’à 1840, et dont sont résultés les arrangements gouvernementaux actuels, je crois en avoir assez dit pour faire sentir qu’il n’était
guère possible que nos hommes publics, avant -
l’époque présente pussent sé livrer à des études longues et suivies sur l’économie politique. Vos devanciers depuis 91, dirais-je à ceux de la nouvelle génération, ont eu à combattre pour la liberté politique, pour les conséquences pratiques du youvernement représentatif dont jusqu’à tout récemment nous n’avions que le nom. Ils ont créé, développé, organisé la puissance populaire, et lui ont acquis le dégré d’influence ét d’action dont elle’ jouit aujourd’hui dans le gouvernement ; action et influence qui sont telles, comparées à ce qu’elles étaient sous l’ancien ordre de choses, qu’elles constituent une véritable ré volution dans notre état politique. Cela, vous
le savez, estle fruit de rudes et incessants tra-
vaux qui ont dû consumer toutes les forces morales et intellectuelles de vosainés.Comment alors aurait-on pu se livrer à l’étude d’une science qui demande beaucoup de temps, et encore plus de calme dans Pesprit pour êtie étudiée à fond? Et
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eût-on pu ravir aux occupations ordinaires de la vie, le temps de l’étudier, on eut manqué de cette tranquillité dans l’état nécéssaire à l’application des vérités qu’elle enseigne. D’ailleurs le champ de l’économisté était beaucoup plus resserré alors, que la mére-patrie se réservait le réglement de notre commerce : nouveau motif, nouvelle excuse pour les anciens, de né s’être pas occupés particulièrement d’études économiques. |.
Ainsi, Messieurs, de la jeune génération, point
de reproches ; soyez indulgents, soyez justes!
Au prix des longs. et rudes travaux de vos ainés, vous voilà entrés dans la. Terre Promises ; ils ont fait leur tâche, à vous maintenant de faire la vôtre. Ils ont sacrifié leur temps, leur énergie, leur intelligence à vette grande conquête, à vous maintenant de la faire profiter. Ils ont dû être tribuns, soyez hommes d’état, économistes éclairés. De cette manière vous vous présenterez sur l’arène avec l’armure convenable, et vous pourrez y lutter sans désavantage avec des concurrents qui, comme je l’ai remarqué plus haut, sont pour le présent mieux préparés que nous ; fait qu’il y aurait une sotte vanité, du danger même à ne pas reconnaître. La première condition, la plus sûre garantie du succès dans toute position où l’on peut se trouver, c’est de bien connaître et apprécier les forces de son adversaire. ;
La supériorité de vos concurrents en fait d’6-
conomie politique peut aisément s’expliquer.— N’appartiennent-ils pas à cette race d’hommes la
pinion victio!
comm pole é çeuil ( Peel 1 ‘ilen: triom!] séque:
entièr
8 dela ué de à l’apailleurs 1p plus rvait le motif, s’être écono-
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justes!
ainés,
plus industrieuse, la plus commerçante qui soit au monde, ce qui a fait dire à un économiste distingué de nos jours, que ‘“ l’Angleterre est le pays natal de l’économie politique.” Marchande et manufacturière, la nation Anglaise a dû être portée tout naturellement à étudier et à observer, plus que tout autre, les phénomènes de la formation, de la répartition et de la consommation des richesses, qui sont le sujet de l’économie politique. Sans une forte étude de cette sciencé, tant dans les livres que par l’observation et la réflexion, l’Angleterre ne fut ja-
mais parvenue au degré de richesse et de puis-.
sance qu’elle a atteint. Et l’on a une grande preuve de l’existence de connaissances économiques saines ét étendues chez la nation Anglaise dans le triomphe éclatant que vient de remporter en Angleterre le principe de la liherté du commerce, sur le principe restrictif, prohibitif, ou protecteur. Les intérêts opposés à cette mesure étaient si puissants que l’œuvre de Sir Robert Peel a étonné le monde, et que ce grand homme, cédant héroïquement à la voix de l’opinion publique autant qu’à une honnête conviction, a dû, nouveau Samson, s’ensévelir, comme chef politique, sous les ruines du monopole écroulé. Mais c’est un bien glorieux linçeuil que l’Acte des Céréales ; et Aût Sir Robert Peel ne jamais se relever de sa dernière chute, ‘ilen a fait assez pour sa renommée en faisant triompher un principe bienfaisant, dont les conséquences sont incalculables pour l’humanité tout entière. N’est-il pas notoire que le vieux sys-
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tème prohibitif et protecteur a pour effet de rendre tous les peuples ennemis les uns des’ autres, en les faisant se regarder comme intéressés à la ‘ruine les uns éesautres? Le nouvean système, au. contraire, aura pour tendance d’intéresser tous ‘es peuples à la prospérité les uns des autres, et fera ainsi disparaître ia cause des guerres fréquentes et, ruineuses, follement entreprises pour de prétendus intérêts commerciaux, qui n’existaient que dans les théories érronées du - temps. Certainement si: est quelque chose qui doive aider à la L'E ENTS du rêve de paix uni verselle du bon Abbé de, St. Pierre, rêve qu 7on a appelé le rêve d’un honnête homme, c’est la liberté universelle du commerce, vers laquelle l’Acte des Céréales de Sir Roberi Peel est le premier.pas, mais un pas décisif, mais un de ces pas, comme ceux du géant "Atlas, qui va remuer, entrainer le monde.
Or, Messieurs, cette grande révolution eommerciale dont le premier tocsin viert de sonner du haut des tours. de Westminster. Hall, nous allons êire des premiers conviés à entrer dans la voie qu’elle ouvre. La Mère-Patrie en nous retirant Ja protection qu’elle aceordait à nos produits, va nous donner le droit de retirer de notre côté. la protection qu’elle assurait à ses nropres produits sur notre marché ; elle nous ouvre en,même temps tousles marchés du monde, et pere au monde entier de venir chez nous.
un mot, nous allons avoir à. régler nous-mémes dans notre intérêt nos rapports. commerciaux avec le monde entier, soin que la Métro-
de retrautress sés à la ystème, téresser des auguerres reprises UX, . Qui ées du 1086 qui aix uni:
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pole s'était réservé jusqu’à présent et, qu’ ‘elle exerçait dans “l'intérêt de lertpire. (Je n’ai pas à m occuper de quelques points de restric-
tion qui paraissent n’être pas-encore réglés, et ,
qui sans doute feront le sujet de négociations entre la Mère-Patrie et la colonie.) C’estlà nne occupation aussi grave qu’elie est nouvelle. pour nos homme publics, quiva demander de bien grandes connaissances en économie politique pur nous garder des conséquences. des. faux vas, qui sont d'autant plus à redouter que nos premières démarches dérideront peut-être de l’avenir de notre pays sous plus d’un rapport ;
Inous allons maintenant: inoculer à notre corps
social des germes de misère ou de prospérité, de vie ow de-mort; nous allons avoir non seulement à débattre nos intérêts de localité et de classe, mais aussi à régler nos intérêts provinciaux avec les peuples étrangers. Et surement que notre race sentira qu’il est de son avantage, autant que de son honneur, d’apporter dans la discussion de ces grands intérêts une part de lumières, de connaissances et d’expérience égale à celle qu’ellea toujours su fournir
dans les discussions publiques. ÆEt-cela encore
une fois, nous ne pourrons le faire qu’au moyen d’études sérieuses. èn économig: politique. Voulez-vous que je vous cite sur ce point un passage du discours sur l’économie politique du professeur McCullock :— Ce n’:st pas une connaissance superfcielle générale, mais biëén une connaissance pro-
onde et intime des justes principes et consé :
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quences de la science économique, qui peut seule rendre l’homme d’état capable d’apprécier la - portée et l’effet des différentes. institutions et mesures, et conséquemment d’adopter celles qui sont les plus avantageuses à la nation. Tel pourra déclamer avec vigueur et éloquence sur les avantages du commerce libre, comme sur la libre concurrence dans toutes les branches d’industrie, qui cependant ignorera complètement plusieurs principes fondamentaux et des plus importants. C’est une erreur que de supposer que ces principes gisent à la surface ; plu aurs ont échappé à l’observation de Quesnay etide Smith; et soyons bien certains que pour lesk comprendre il faut une étude sér'euse et une attention suivie.??
Dans un autre-endroit il expose ainsi le danger de l'ignorance des législateurs en fait d’écono- ve mie politiqué: “En législation financière et famill commerciale, on ne saurait faire dit-il un seul} nistre faux pas,— imposer une seule taxe ou restriction} Mais injudicieuse, sans affecter sensiblement lesinté-Q éclair rêts de chaque individu, sans mettre même en S0nt} danger réel la subsistance d’un nombre de fa-R heur milles. La meilleure intention ne saurait pré. chaq munir contre l'erreur. L’ignorance des sciencesh gation frustre souvent les meilleures intentions, et fait MIE p que des mesures: destinées à hâter le: progrès à déli des améliorations n’ont produit que des désas-R c’est: tres et de la disgrâce.”? n tous\ * Maintenant, Messieurs, ne penserez VOUS pas dans: avez moi que ce n’est qu’en tremblant qu’unR que À
législateur doit aborder les questions d’écono@ bable da comp
mie politique ; et qu’ils assumént-une ‘immense responsabilité ceux qui pouvant ‘le ‘faire, ‘négligent les moyens de pouvoir se prononcer avec: connaissance de cause ? Mais qu’on n’aille pas croire que ‘cette responsabilité pèse seu lément surceux qui se mêlent directément de:
législation. L’étude dé l’économie politique”
est nécessaire et partant obligatoire à tout le monde. | Sur ce!point écoutons Says dans son discours préliminaire :
‘ On a cru longtemps, dit-il, que l’économie politique était à l’usage seulement du petit nombre d’hommes qui: règlent les affaires ‘de | l’état. Je sais qu’il importe que les ‘hommes { élevés au pouvoir soient plus éclairés que les autres ; je sais que les fautes des particuliers ne
peuvent jamais ruiner qu’un petit nombre de
familles, tändis que celles des princeset des iministres répandent la désolation sur tout ün° pays. Mais les princes et les ministres peuvent-ils être
éclairés, lorsque les simples ‘particuliers ne le
sont pas 1%...“ Dans les pays où l’on a lé bonheur: d’avoir ‘un : gouvernement représentatif, chaque citoyen est bien plus encore dans l’obligation de s’instruire des principes de l’économie politique, puisque là tout hommeest appelé à délibérer sur: les affaires de l’état. Enfin,
c’est toujours Say qui parle, en ‘supposant: que
tous ceux qui prennent. part au gouvernement,
dans tousles grades, pussent ‘être habiles sans
que la nation le fût, ce qui est tout-à-fait impro-
bable; quelle résistance n’éprouverait pas l’ac-
complissement de leurs meilleurs: desseins ?
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