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Quels obstacles: ne; rencontreraient-ils, pas. deas les préjugés de ceux mêmes que: ‘favcriseraient le-plus les opérations... Pour, qu’une nation jouisse d’un, bon système, économique, il:ne suf-. fit pas que:les, chefs soient, capables d'adopter les mpilleurs: plans, il faut de plus que la nation soit en:état.de les recevoir”? :
Ikserait possible de multiplier les citations anx
ce-poiat, comme il:.est facile de: trouver dans: l’histoire des peuples une foule d'exemples à Pappui de:ce que nous ivenons.de Lire, Je vous en rapporterai un: fort-reruerquable, qui ne laisse. rien à-désier., En 1773; Sir Robert (Walpole. proposs:iun- plan financier, Ayant pour objet d'introduire le:systèmie d’entrepot, qui devait rendre Londres le plus grand marché -du. monde, ce qu'il.est aujourd’huienfp. : Alors malhenreuse+: ment, la: science: économique; en ‘Angleterre comme dans tout-le reste de l'Europe, en: était: encore ax: berceau; la. nation Anglaise n’était pas. eneore en:.état-de. recevoirle plan:de: son: ministré, tout excellent qu’il:fât;; la seule-proposition.qui.en. fut faite faillit soulever le: pays; et
ce fut avec les plus vives démonstrations de joie. que le peuple accueilli, !’abiandon dela mesure: : Ét telle était. la fbroe: des -préjugésique cene: fut. qu’en 1803,: trente:ans :plus: tard, que put être, adopté sans danger le système d’entrepot, ‘6 la. plus: grande: amélioration, dit M. Culloch; qui:ait-peut-être jamais été faité dans: la: pone | financière: et commerciale du paysi’?
. L'ignorance, ou:les’ préjugés en:fait d° écohn-; mie politique. né fait pas:seulément rejeter de
bonnes mesures légistatives; ils en imposent eh outre de mhuvaigsesse :121 © uen ri 1
Celui qui pour la première fois ‘étudie l’6cofonte politique, est frappé :d’étonnement à (la vue des erreurs mônetrueusesique lui signalent ses auteurs à chiaque page chez les nations les plusaväncéés, comme chez les bommes:les plus éclairés. Vous voyez l’Egypte obliger les enfants à exercer: le même état que leurs pères, ‘comme si la nature donnait nécessairement aux hommes les aptitudes particulières à l'état où ls . . mäissent; sans purler du danger d’encomibrèer certaines industries, et den laisser d’autres avec uñ nombre insuffisant de travailleurs, selon les besoins variables de la société. : Vous voyez dans certains états de l’ancienne Grèce lés travaux industriels absolument interdite aux citoy- -ens, qui étaient à peu près ce que sont les nobles modernes. Cette loi se rencantre à l’état de préjugé à Rome, mais si profondément enraciné que Cicéron, cet esprit si philosophique, n’a pu s’en garder. Le menu négoce: ést sordide et déshonorant à ses yeux, et toute la grâce qu’il fait au grand commerce c’est de dire qu’il n’est pas tout-à-fait aussi méprisable -— nonadmodim viluperanda. ‘Avec une pareille idée; ‘ la Grèce et Rome n'auraient jamais existé sans l'esclavage. Chez les modernes, vous voyez l'Espagne devenir la victime de cette erreur commune naguère que l’oret/l’argent étaient \s seule source de la: richesse, au ‘point que dans presque tous les Etats de l’Europe on passa des lois pour prohiber l’exportation de ces métaux.
‘C'était raisonner aussi bien .que- l’avare qui se laisserait mourir de faim sur son:trésor, : Les opérations de la fameuse Compagnie. des Indes ‘Orientales en Angleterre, furent, longtemps génées par cette cause, et ce ne. fut qu'après 63 ans de discussion qu’elle obtint pour el{s et pour le commerce particulier, liberté pleine et entière sous-ce’ rapport. : C’ést dire que: VAngletérre .repoussà pendant 63 ans une mesure qui a coniribué autant et plusique quoique ce soit, à lui donner deux cent; millions de: sujets en Asie. Enfin, pour citer quelques noms célèbres très modernes, on voit Montesquieu et Voltaire préconiser le. luxe comme un bienfait;' presque à légal d’une vertu. Louis XIV disait qu’un Roi faisait l’aumone en dépensant-:beaucoup; mais quelques soixante ans plus tard le. peuple, de Paris préludait. à une terrible révolution en demândant du pain. Un autre monarque plus rap- -proché: de nous encore-que le Grand Roi, Fréderic Il, surnommé aussi le Grand, trouvait que Ja guerre était un moyen admirable de distribuer également dans ses Provinces les subsides que les, péüples fournissaient au gouvernement.— Certes, les peuples se fussent beaucoup mieux trouvés qu’on leur eût laissé cés subsides.
Terminons ces quelques exemples d'erreur choisies entre des milliers d’autres, chez les peüples étrangers, par une exemple tout récent, tiré de: chez nous. : Nous én trouvons un assez :remarquable dans ce.que ‘nous appelons P'Acte pour la protsction dé l’agriculture, qui n’a nullement protégé Pagriéulture ; car si l’on consulte
re qui se or, - Les des Indes Pmps: géaprès 63 s.et:pour et entiêre ngletérre ui 4 Consoit, à lui en Asie.
pres très aire pré- )resque à qu’un Roi ip; mais
les comptes mis devant le Parlément, dans la dernière Session, on verra que: cet Âcte a produit l’année) précédente,. £1,584 de-droits, ce qui réparti sur la masse des producteurs Canadiens revient à rien pour châcun.:; Ainsi nos producteurs n’ont paseu:dé protéction;-etil en a coûté plusieurs £1,500 pour mettre PActe à exécution.. Mais, cet Aete eût-il eu l’effet de mettre d’abord une somme considérable dans la poche de l’agriculteur, il en fût résulté une hausse proportionnelle dans le: prix. des 'subsistances pour toutes les classes non-productrices de: produits agricoles, qui, elles, auraient été forcées de faire payer leurs services plus cher:à Pagriculteur, qui aurait ainsi donné d’une main ce ‘qu’il aurait reçu de l’autre ; ou bien encore la protection aurait attiré le. travail et les capitaux vers l’agriculture, etla concurrence. eût bientôt réduit les prix à leur niveauinaturel. Mais lorsque ces prix sont au-dessous de ce niveau naturel—-alors en vertu de la même loi, le travail et les capitaux se portent ailleurs, etla concurrence diminuant, les prix haussent de toute nécessité. Aussi rien n’est-il mieux établi en économie politique que la protection est un système absurde:et désastreux, excepté peut-être dans certains cas tout particuliers, où il serait question de soutenir les premiers pas d’une industrie nouvelle, mais propre au sol, au climat, à la situation d’un pays ; ou pour amortir la chute d’une
‘ industrie ancienne qui ne se trouve pas, ou qui
a cessé d’être dans ces conditions. Alors c’est une taxe temporaire que la Société entière s’im-
pose: pour raffermir une industrie naissante, et hâter le moment où elle pourra: se soutenir par elle-même. Dans le second cas, de même, la Société vientau secours d'industries caduques, non pas pour.les faire revivre, mais pour empêcher l4 ‘ruine de milliers de familles, ‘et donner aux capitaux et au travail qui y-sont engagés, le temps de se; tourner, sdns secousse, dans des voies plus avantageuses.
Mais je m’arrête, car je sens que je sors da
‘ma thèse. ‘Puis d’ailleurs votre patience doit!
être à peu près épuisée, si mon sujet ne l’est pas. En effet parmi mes notes j’en trouve qui se rapportent à deux sujets’ intimement liés
à l’étude de:l’économie politique, et dont je ferai qu’une simple: mention en passant, je veux parler de l’introduction, dans le'cours des
-études collégiales, es éléments de l’économie
politique; et de l'établissement de chaires d’économie politique en ce pays, comme il en a été établi dans d’autres pays, qui en avaient moins besoin que nous. . Je crois qu’au collége de St. Hyacinthe, cette institution qui sors ses profes. seurs actuels, a pris un rang si élevé parmi nos: maisons de haüte éducation, on a commen: cé à s’occuper d’économie politique ; dans. ce cas cette institution aurait eu le mérite d’avoir la première su deviner un grand et pressant besoin social. Prions-là de poursuivre cet œuvre utile ; eng 8 nos autres collèges de suivre sonexemple.
rions aussi nos législateurs de fournir à notre
jeunesse studieuse les moyens de perfectionner l’étude de la science commencée Les nos-col-
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sante, et enir par ême, la iduques, r empê- | donner ragés, le:
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léges. " Le professorat, on le sait, épargne un * travail et un tempe considérables à l’étudiant ; il montre du premier coup la route à suivre ; il en désigne les écueils, en applanit les obstacles, en prévient les écarts. Il faut aprendre tant de choses dans un jeune pays comme le nôtre, où la division du travail n’est pas encore rendue où elle en est dans les vieux pays, qu’on ne saurait trop épargner le temps de la jeunesse: Et l’argent qui serait employé à cette fin, ne saurait être plus ‘profitablement approprié. Quelques
‘centaines de louis annuellement votées pour des
chaires d’économie politiqué, pendant quelque temps, vaudraient à la province des centaines de milliers de louis, soit en pertes évitées, soit en gains occagonnés par la diffusion de connais: sances écofomiques. :
Avantde prendre congé de vous, permettezmoi d’adresser un mot d’encouragement au travail à cette belle jeunesse Canadienne, dont je vois l’élite se presser autour de cette tribune, La jeunesse, c’est l’âge des vertus patriotiques fortes et pures. : À cet âge," les vues d’intérêt personnel ne viennent pas glacer les élans du cœur, non plus que les maüvaises passions excitées, par des luttes politiques prolongées; ne. faussent le jugement ni ne l’obscurcissent. Oh ! qu’elle serait puissante la jeunesse avec sa surabondance de force et de vitalité, si lexpérience n’était le fruit de longues années d’apprentissage. Eh bien, cette expérience vous pouvez en accélérer prodigieusement l’acquisition par l’étude : les livres, les bons livres sont les
dépots. de l'expérience des siècles : passés. Vous y trouverez les moyens de devenir en peu
de temps les pères de la patrie, les: protecteurs de vos frères, les apôtres du progrès. Je vois,
vos yeux s#’animer au mot Patrie, j’entends battre vos cœurs au mot Frères, et, votre imagination. s’échauffe au mot Progrès. Voulez-vous ne pas rendre vaines et infructueuses vos aspirations de jeunes hommes ? hâtez-vous de vous rendre maîtres de la science qui traite de la ri- , chesse des nations. Par là vous donnerez, pare
mi nous une bonne direction au travail, source |
de toutes richesses, et vous nous assurerez en même temips tout le profit que noùs avons droit d’attendre de notre travail: L’homme s’anime, se complait au travail, quand | y voit convenablement récompensé. Poëlf moi, je n'ai jamais compris que Dieu eût imposé 1e travail à l’homme comme une peine ; quoique jé croie comprendre que nos sociétés artificielles, plus ou moins entachées. de privilèges et de monnpoles, aient donné une apparence pénale à un des plus beaux décrêts du Tout-Puissant. Eh ! le travail ne rapproche-til pas l’homme du Créateur en le rendant créateur lui-même ? Ne voit-on pas Dieutravailler lui-même pendant six jours et se reposer le septième ?' Et. Dieu en créant la matière, et en. laissant à l’homme le soin.de donner, de créer de la valeur, de l’utilité à.cette matière,.ne semble-t-il pas lavoir appelé à completer son œuvre, l’avoir pour ainsi dire associé à son travail des six jours? . Oh! Messieurs, une pareille association vaut bien les
ferioi mau:
quin Iles libre pouv ange notre il est mais cun couv
Vou
passés, ren peu
rotecteurs.
Je vois,
ends bat imaginaulez-vous vos aspi- | de vous de la ri-
rez, par-
1 source rerez en ons droit ne s’anis’en voit moi, je é de traioïque jé ificielles, es et de 8 pénale Puissant.
’homme même ?
pendant t. Dieu homme de l’u- Pavoir Dur ain- : Oh!
bien les
titres de pcllèe que se transmettent des générations de fainéants ; et le travailleur, l’homme industrieux aurait grandement tort d’être humilié de son état ; lui seul remplit réellement les vues du Créateur, Tout ce qu’il lui faut, c’est qu’il recueilléle fruit de son travail: ce fruit c’ést la richesse, le bien-être ; et pour l’homme Je bien-être, c’est le progrés, le perfectionnement. Ainsi, Messsieurs, vous voyez que la science de l’économie politique qui préside à la richesse ëst la pape ER u progrès par excellence. Que les vérités qu’elle enseigne soient bien comprises bien appliquées, et les tristes moralistes qui pleurent aujourd’hui sur les misères de l’homme, qui patait bien.en effet sons le coup d’une condamnation divine, trouveront peut-être que le créateur a faitiien somme, au roi de la création un sort passablement royal, et qu’au lieu de lamentations sans fin, Dieu a droit à de continuelles actions de grâces de notre part. : Pourquoi:
ferions nous à Dieu une espèce de reproche des maux qni semblent attachés à l’humanité, lui qui nous a donné tous les moyens d’être heureux? Il est vrai qu’il nous a créés en même temps libres de bien ou de mal user de ses dons. Mais pouvait-il faire autrement, À moins de nous créer anges ou brutes ? Sachons donc bien user de notre liberté. Travaillons de bon cœur, comme il est de la nature d’êtres intelligents de le faire ; mais apprenons en même temps à laisser à chacun lefruit de son travail ; car sans cela nous couvririons la terre de misères et de désolation. Vous aurez bien comme sous la plupart de nos
systèmes socleux actuels des classes privilégiées qui s’engraïsseront de la substance des masses exploitées; mais cette substance mal rie \pr mt en sûrs, ne sert qu’à entretenir chez les individus'un foyer de soucis cuisants, de remords rongeurs peut-être en attendant que la grande justice de Dieu passe ee les générations entières. C’est cé que l’histoire des temps passés nous enséigne, et l’économie politique en nous expli- à ‘quant comminent ééla arrive, nous apprend à le prévenir. ‘Oui, Messieurs, l’économie politiqne s’élève jusque là. ‘Ses démonstrations Viennent ‘à l’appui des jen de laplus' saine morale
et nous font voir que rendre où laisser à! chacuh
ce qui lui appartient, est pour lès fiadbns le plus ‘sûr moyen d’arriver à la prospérité et a bon- ‘heur, comme ce l’est pour les individus d'arriver
‘à un monde meilleur, Montréal,, 19 Nov. 1846.
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