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lement ; eu d'autres is et des Mmoncenux attentif doit regarla nature du terrain.
4 Appurences, et dé incultivable, il reste hampa furtileg offerts Comme pays coloni- Nomme encore l'exploration que je graods plateaux qui L'Assomption prend ÿYrres avec ges ter à l’ouest et au sud li Mantawa ct lea avec leurs grandes s ebfinus les townla colonisation pro ‘tous ces endroits, assurance et y « prospères, Quand ation ainsi dépovertons des rarnicÔLES qui nous ns-
urs, avec les consix années d'ex- 2e (erritoire à pu nque tout le mon- 'antige, Comment er à diriger de ce annuellement pars x de là rive nord ec l'acc-nt d'une ‘ht VA Vous, le d'essayer à
cou- De-frunçaise l'im Us à Iégué l'héro- UT pas de croie dire “Je le voue volonté en activi.
-je pus dire, avec des choses d'une sucial qu'il ne sgù Agrandissement où l'indépendan- Seront toujours
n'existe plus de 1 est le salut de le rapport maté.
isses échelonnées
vaut pour leur oWwWnships qui les le de Joliette ce et ses bommes Rawdon, Chertisse de St. Jean les montagnes, nt Surprenantes partout sur une se Soutient pa
nlevé, les bois ge des.
she
rh BEN Sant
ln continuité des Fesoins, et peu à peu les town shius augmentent, et ces centres progressent, Sons un autre rapport, par cette œuvre émipemment patriotique de la colonisation canudienne, la croix brillera sur le sommet des montugnes comme dans le creux des vallons, au flunce de: collines comme nux bords des lacs, et par tout où reaulenlira le c'ocher du village, n verrons des canadiens à genoux chanter les hym nes de la religion et de La patrie, La langue, les lois, les mœurs et lea usages c'est-h dire la nationalité se conververont, Me permettrez-voua d'ajouter qu'il t semb'e important, je dirai
même nécesenir que le ! rêtre ouvre le sentir de lu solitude de concert avec le colon, Le dé sintére:ssement de lun fuit l'erconragement de
l'uutre, et tous les deux pnisent leur énergie dans d'avenir et de conservation, Qu'on fournisse douce à celui qui s'y dévoue li
coloniser; n'en doutez pas, son œuvre ûre et fr Et s'il m'était ici nerle fire un appel, oh que je le feruis avec
un môême sentiment
moyens an sera icltreuse
lustance uox généreux amis de l'œuvre, à ceux qui peuvent la favoriser de leur plume ou de leur bourse, afiu de réaliser le plan de quelqu
grands établissements duns les vastes champs
qui nous attendent encore
Cur enfin, Messieurs, et une fois pour toutes nous chercherions en vuin le
lité mème de nous conserver, 8i nous ne
moyens, la possib'… DUUS vie parous pas du territoire qui est à notre disposition dans les cantons du Nord et du Sud,
Une fatale cbstination semb &e avoir saisi mul heur: usement trou ue 8 de ts dans lu Il une Casse de ln société, Bercés d'un fol espoir d'uvenir, révaut une existence nisée dans des couditions imaginaires, ils ont pris fa route de l'étranger, insultant quelquefois leur patrie jusqu'à la traiter d'ingratv, Aujourd'hui encore, nous souvent témoins du renouvellement de ces cho ses attristantes et cependant la faute en est elle inhérente au sol ? Est.il iufécoud ou stérile? At-il jumuis refusé ses richesses aux bras icduse trieux qui l'ont cultivé a ec soin ? L'expérience s'est chargée de répondre précisément À ce:
questions el de nous faire voir que la seule et principale faute se trouve dans un manque de pratriotisme et d'énergie, Ceux en effet qui abundonnent leur terre natale pour niler ailleurs servir de mercenaires, devraient s'apercevoir que les vides qu'ils font, sont bientôt remplis par l'émi gration européenne qui va et vient sur la surface» du pays, disséminaut partont ses sujets dans les meilleures places. Ils ne ln trouvent pas si ingrate, eux, cette terre qui leur cède toutes ses richesses,
Serrés de toutes parts par des étrangers, nous sommes menacés d’un blocus qui sera notre perte si nous ne nous répandons pas au-delà du cercle dont on semble vouloir nous entourer, Il nous reste Posse:sion assurée pour Île moment tout le territoire du Nord, ct il fuut s’efforcer d'y diriger sans délai l’excédant de la population
sommes
ct
dépluce annuellement; soyons certains que l'industrie et l'activité en tireront tontes lea ressources nécessuires au bien être d' ceux qui s'y étubliront,
Ce qui encouragenit nos ancètrea dans leurs travaux héroïques au milieu des difficultés qu'ils avaient À surmonter, c'est In conscience qu'ils
qui su
créaient un avenir, et la mémoire que leur postérité 86 lruit d'eux les cns, Notre avenir est ouvert, Messieurs, muis pour. quoi ne pas dire aujourd'hui surtout qu'il n'est Pas eucore assuré ni désorminé d'uue manière bien tranchée, et ceci pourtunt ne tient qu'à nous mémes, Le colon qui pénètre a ijourd'hui dans l’intérieur de ln forêt La hache à In muiu, pour y comm v des , doit savoir que son œuvre sera fructueuse à ln patrie comme à lui-même, et qu'il porte dans sn touin, avec le poids de sx cogate, peut-être aussi les destinées de son puys, De ème le temps viendra où l'on parlera de ceux qui désertent annuel-
souvier dans tou
défrichements
lement Ja terre natale, où quiont peur de colo. niseré comme des traîtres où des lâches qui anront refusé leur contingent de éteurs et de travail en favenr de leurs compatriote Ohlsile peuple voulait mesurer sa bonne volont r son interôt et que la jeninesse voulût prendre une dé-
cision finile en rapport avec le besoin où elle est de coloniser pour se maintenir forte et unie, versions pou à peu 801 pusser en des main: canadiennes, et duns cette netion unanime de chnenn de membres, ne trouverait-on pas iufailliblement le salut de la nation ?
Un fait que l'expérience démontre encore c'est que le peu de colons qui se hazardent dans les solitudes ne le font généralement que trop turd, attendant qu'ils soient devenus radicalement pauvres, :s de tout moyeu, Or il est aisé de comprend.e que ce fait préjudicie de beaucoup à l'œuvre im: ortante de ln colonisation, en ce que plusieurs, par exemple, renfermés dans cette catégorie, ne peuvent réussir, Mais où en est Ja raison ? à qui en est la faute ? Quelle existence peut-on se créer en arrivant daus la forût avec toute sx fortune dans ‘un sne de provisians ? Tant qu'il reste en mains quelques piastres, l'on s’obstine à rester sur des morceaux de terre insufisints, et ce nest qu'après avoir dépensé le dernier scheling que l’on se détermine enfin à prendre la route des townships. Quelle espérance d’un succès rapide, peut-on raisonnablement entretenir dans de semblables conditions ? Il est vrai qu'un certain nombre d'habitants montés aux townsbi; dans de telles circonstances ont quelquefois réussi, mais c'est après vingt ans d’un travail hors de louange et des épreuves de tout genre, subies avec évergie, constance et fermeté.
Il faut donc tâcher de prévaloir sur la détermination de ceux qui se trouvent ou qui se verront bientôtdaus Ia nécessité de coloniser, afin qu'ils le fassent à temps et dans des conditions avantageuses pour eux-mêmes, pour leurs famil-
nous le
dén
ER TR tement tons itpr mena srsnie ortittétenninitentéieseapuieiiié tn oem = É “ ER SRE e » M .
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les comme aussi pour leur patrie.
épargnerons par là ce dont ils n'ont peut-être ses qui lui sont nécessaires qu'une imoarfaite idée, les privations, les ennuis ce et les dangers de l'exnatriation Car, Messieurs, lement établis depuis p le pain de l'exil est toujours amer, la terre étrangèreest toujours stérile même au milieu de sa fertilité et quand il faut que le cœur dise adieu à sa patrie, c'est-à-dire à ses Parents, à ses nroches, à ses amis, à tout ce qui lui est cher, toujours avec une émotion d'inexprimable tristesse : c’est un moment pénible dans la vie,
Combien de malheureux, néanmoins, livrés an fol espoir de trouver fortune ailleurs s’en vont d'aliment végéter et mourir sur un Sol étranger, abandon- paroigs nant ainsi leurs foyers avec tout ce qu'ils y chérissent ? Et cesendant notre beau Pays n'est1l si Pas digne de posséder, n’est-il pas Capable de DOurrir tous ceux qui naissent sur son sol ?
Ici je me vois aux prises avec une objection qu'il faut que je détruise devant VOUS, messieurs. vail et de lé
On répète souvent au détriment de la coloni- les peines sation, ‘les toWnships du nord ne valent rien, Ceux qui y sont établis sont pauvres et vive dans là misère.”
Pour ce qui regarde la qualité des terrains, je crois en avoir suffisamment parlé pour vous au- Le prix des terres n'est rien, il n'est générale. toriser à Jonner une dénégation formelle à celni ment que de 30 sous l’âcre dans les townships qui les mépriserait devant vous. Pour moi j'en arpentés. A Mantawa et ailleurs, nous avons ai trop vu et je les ai trop étudiés pour me con- l'assurance qu'il ne sera pas plus d’un scheling, tenir à un tel langage et m'empêcher de jeter à à cause de la distance, en sorte que pour une la figure de celui qui l'emploierait devant moi bagatelle de 20 À 30 piastres payées au gouverl’épithète * d'effronté menteur.” nement dans l’espace de cinq ans, un colon de-
Maintenant si les colons établis dans les town- vient propriétaire d'un lot de 100 âcres, outre sbips du Nord sont assez généralement pauvres, l'étendue additionnelle accordée sur t ce n'est pas que les terrains soient mauvais, mais dans le cas où il serait nécessaira d'y ouvrir des c'est, encore une fois, qu'ils ne sont arrivés là chemins à Tout ceci, messieurs, n'est-il pas de naqu'après s'être ruinés dans les vieilles paroisses, ture à faire voir que Sly a certains désavanta-
core privés sous beaucoup de rapports,
porte en preuve toute cette
ni, de quelques Appar:ils d'agriculture.
du colon.
nt au cultivateur Pauvre qui se trouve tonjour né à de considérables dépenses de temps et d’ar. gent sur un terrain plan.
Mais qu'un homme s’en aille avec quelques ee moyens, par exemple avec la modique somme motivée : d'argent nécessaire Pour travailler une année ae. de Citer t
de son industris, Le succès est infaillible, surtont
c'est un fils de cultivateur qui monte aux — townships avec le Secour* de ses parents et mu- fConstruct Le terrain est toujours facile à cultiver et avec du tra. an conomie il paiera jusqu'au centuple angles ‘ac L’inclinaison des terres procure une facilité d'irrigation inappréciable 3 ame-
ous ces lots :
Nous leur ge Procurer qu'avec beaucoup de lenteur les chn-#ir de let
Voilà uniquemen(Qusqu'à c:
qui fait que nos colons d'aujourd'hui, généra-#eu à pe eu dans le Nord sont en- Ætablisset
venir de Afin d
c'est tivement sur son lot sans être obligé de s'absen- J'ai dépet
ter et je puis répondre qu'il réussira, Et ici j'appopulation des mon- 4 tagnes dont je parlais plus haut comme source droit 40 ation et de cammerce pour les grandes UNS UenS 68, les grands centres où elle éconle le fruit Chain, j'e
sur le ve Yallée de
e plus u 26 de lar.
bâtisse es rond supe
si vous le | mais les sa valeur Faites-ma site, Mess jouissance {1 me fau
dans cet mettons Q tout aura que rend et vous :
faire en:
de quelqu C'est à bliais au !
dois néces
sur quelque morceau de terra qu'ils tenaient à ges À s'établir dans les townships sous le rap- À tout de ce
donserver en dépit de l'augmentation annuelle port des chemins ot des Communications avec les de leur dette, Cela provient aussi de ce que grands centres de population, il ÿ a sous beaucommençant à défricher leurs terres sans mo- Coup d’autres rapport: nne ample compensation, Jens, sans ressources, ils se voyaient obligés, qu'un homme qui vent coloniser doit savoir ap- Souvent, de laisser leur travail de défrichement précier à sa Juste valeur.
pour aller ailleurs se procurer de la nourriture. Mais ceci est assez Connu, et l’on avoue géné. Parcourez les townships, interrogez, ev vous ver- ralement que celui qui s’en va dans les town-
rez que ce fut là,la condition de presque tous ships, fait nne œuvre digne de lonange, Cepen
Ceux qui sont aujourd'hui dans les montagnes, dant, je vais vous signaler une des principales Plusieurs me répètent encore journellement qu'ils causes qui empè
pèchent les gens de monter en plus regretteront toujours d'avoir attendu à la derniè- grand nombre Elle se traduit sous forme d’obre heure, Je mentionne en particulier, deux d’en- jection et l’on dit: « Comment faire pour nous en
tr'eux qui vivent aujourd’hui dans une certaine aller si loin dans le bois, y commencer le défri. aisance et qui me disaient encore ces jours der- chement d’un lot sur lequel il n’y a pas un arbre niers: “Nous sommes montés aux townships d'abattu ? où nous retirer ? quelle perte de temps, avec 2000 francs de dette, ayant pour toutes qnels frais d’y voyager ? comment y arriver avec provisions quelques livres de fleur et de lard, deg animaux? Nous préférons payer quelque pour unique ressource nos bras et notre travail ” choge de plus et trouver un logement pour nous- Que serait-ce, pense-t-on, si ces personnes mêmes et nos animaux, avec quelques arpents de étaient arrivées, cinq ans plus tôt, par exemple! terre faite: nous attendons que cela soit fait, et sans dettes et avec quelqu’argent? Vous conce- nous irons” Ceci veut dire, messieurs, qu'il fant vez, Messieurs, que dans de telles circonstances, les précéder dans le choix d’un terrain Convenaquand il lui faut tout acheter et réduire en outre ble, bien situé et favorisé de pouvoirs deru, des dettes considérables, un colon ne Peut comme nous l'avons fait, M. Brassard et moi, sur qu'augmenter bien faiblement ses revenus et ne le territoire de Mantawa. Les gens, nour me ser-
ne
xnte | Bb
il est forn sieurs end et 6 pieds couche re le bois qu ser, du € mier etc., place d'ég la premic dernier.
habitants d'entr'eux défriché a partie a é beaucoup de même considéré, du terruin et facile.
ges, saus | sépare ces de 16 lieue me de cœt Déjà, la ville m'a |
coup de lenteur les cha.
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1 être obligé de s'absen- (u'il réussira, Et ici j'ap- ‘tte population des monlus haut comme source imerce pour les grandes res où elle éconle le fruit 68 est infaillible, surtont ivateur qui monte aux *deses parents et mud'agriculture, Le tercultiver et avec du tra.
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ir de leur expression, ont alors une retirance usqu’à ce que la leur soit prête à les recevoir. Peu à peu ils se groupent autour des premiers “tablissements, ils en appellent d'autres et l'avenir de l'endroit devient as:uré, Le
Afin de porter chez vous une conviction plus motivée sur ce poiut, voulez-vous me permettre de citer mon établissement? A l'heure qu'il est, j'ai dépensé £150 dans un ouvrage de ce genre sur le versant nord des hauteurs qui bordent la Yallée de Mantawa:et voici que j'ai en cet endroit 40 arpents de terre en culture qui seront €nsemencées de boune heure, le printemps prochain, j'espère, parceque tout est préparé. J'ai de plus une maison de 52 pieds de longueur sur
26 de largeur, et quelques petites /épenilances en ‘construction.
La moitié de la longueur de cette bâtisse est en bois équarri, le reste est en bois rond superposé : et ne vous en déplaise tous les angles sont en queue d'aronde. Ce n’est encore si vous le voulez qu'une carcasse d’Isola-Doma,
| mais les circonstances permettent de priser déjà
sa valeur au niveau de celle du grand château. Faites-moi quelqu: bon jour l'honneur d'une visite, Messieurs, et vous évrouverez L:8 douces jouissances d’une entière certitude sur ce 1: t, {1 me faut encore quelques dépenses pour cer dans cet établissement une sources de revenus ;
mettons qu'il faille encore £50 et disons que le
tout anra coûté £200. Maintenant calculez ce que rend un arpent de terre neuve bien cultivé et vous verrez que le rembour.ement devra se faire en moins de trois ans, compte tenu même de quelques accidents passagers.
C'est à propos de cet établissement que je publiais au mois de septembre un article dont je dois nécessairement citer un extrait pour faire un tout de cette lecture. Le sol y est bon, disais-je, il est formé de terre jaune très grasse et en plasieurs endroits où il a étè creusé des trous de 5 et 6 pieds de profondeur, on a constaté que cette couche reposait sur de la terre grise; d’ailleurs le bois qu'on y remarque est de l'érable, du merisrr, du cèdre, de l’épinette, du sapin, du cormier etc., ce qui veut dire, bon, bou sol. Une place d'église a été fixée en cetendroit ; j'y ai dit la première messe daus un chantier, ie 20 avril dernier. Pendant que j'étais sur les lieux, douze habitants sont venus s'y choisir des terres: six d'entreux se sont mis de suite à l'œuvre et ont défriché au-delà de quarante arpents dont une partie a été ensemencée au printemps, Il ya beaucoup de terres à prendre en cet end ‘oit, et de même qualité partout. Le chemin peut être considéré, eu égard au caractère montagneux du terruin qui y donne accès, comme étant sûr et facile, On peut y transporter de fortes charges, saus le moindre danger, et la distance qui sépare ces terres de Joliette n’est iprès tout que de 16 lieues ; ce qui ne doit nas effrayer un homme de cœur at d'énergie.
Déjà, la société de colonisation de cette petite ville m'a fourni les moyens de construire une
potasserie que j'ai bâtie auprès du cours d'eau qui joint le Lac St. Louis à la Rivière Kaïakamak, Octte potasserie permettra aux colons d’utiser les cendres des bois francs qu'ils sont obligés de brûler pour nettoyer leur terre et leur créera ainsi uue source cousidérable de revenus.
Cette manière d'exploiter nos terres incultes peut se développer sur uve grande échelle. Car, comme je l'ai fait observer, le sol produit en abondance en cet endroit, l'érable, le merisier et le bouleau, bois qui ont d'excellents résidus alcalins. Il suffit pour cela qu'on s'y rende avec quelques ressources, qui permettent au défricheur d'attendre peodent deux ou trois mois, le prix du fruit de son travail.
Je reviens ici malgré moi, sur une idée bien comprise par toutes les personnes intelligentes, mais qui néanmoins doit toujours être mise en évidence, sur l’idée du discrédit jetée dans le public au sujet de nos défrichements, tant dans le sud que dans le nord.
On nous dit: ‘ Un tel y est allé et a été trèscontent d’en revenir, Au lieu d’une prétendue terre promise, il n'y a trouvé que misère et désolation, IL s'y est rendu pauvre, il en est revenu mendiant.”
Cela se dit, je le sais, pour Mantawa, cela s’est dit pour les townships de l'Est, pour la colonisation des bois francs,si prospères aujourd’hui, cela s'est dit pour Témiscouata même où cependant se rencontre le sol le plus riche et le plus fécond, Mais que voulez-vous ? c'est là l'histoire de tous les temps, Ily a toujours eu et il y aura toujours des hommes qui, quelque paït qu'ils aillent, passeront leur temps à se tenir la bouche ouverte pour y recevoir les ortolans tout rôtis,
Le jardin des Hespérides et “l'Isle des Piaisirs” resteront à jamais gravés dans l'imagination de la race dont le père a été cha:sé du paradis terrestre,
Malgré que Les terres svient bonnes à wa, que le climat soit favorable, on n'y vit cependant qu'avec du travail et une grande somme de travail. On y cndure même de la misère, mais c'est une misère féconde, d’une année ou deux qui sera suivie d’un temps illimité de pro:périté et de jouissance.
Marta-
Cette année, par exemple, on ne manquera pas de se récrier sur le fait que les grains ont souffert de la gelée à Mantawa, er cela est vrai ; Mais aussi cela ne doit étonner personue,—personne surtout qui comprendra dans quelle désavantageuse position se trouve placée une contrée aussi boisée pour résister aux jours et aux nuits si froides que nous avons subis dans le cours de cette saison. Eh! la gelée n'a-telle pas fait sentir ses atteintes sur les bords mêmes du St. Laurent! N'avons-nous pas vu périr bien dos récoltes lors des premiers défrichements des townsbips actuellement habités.
. Prenons-en pour preuve re que constatent une grande partie des colons aujourd hui établis dans
ane a te ee ou TONI OO
St. Jean de Matha, Sur demande, ils vous ré-
pondront comme à moi et Comme à beaucoup nation plus de faveurs et de beautés qu'en aucur d’autres que je puis nommer, que quelques unes lieu du Pays. Et peu à peu, aussi, les routes de de leurs premières récoltes Ont complètement pé- viendront meilleures, les Cowmunications plus ri par la gelée, Lu même Chose sera constn- faciles et les centres d'affaires plus rapprochés. tée par les habitants de la Paroisse de St, Al- D'ailleurs, Pourquoi le volon ne Con-ovmmerait phouseque jai desservie moi-même pendant qua- il pas son grain sur place par l'engrais d'ani. ot tre ans. Je puis citer le même fait Comme en maux dont le transport ne lui coûtera que peu Fons QUs
étant un témoin oculaire Pour les colons de St, de chose ? Or ce commerce, si je ne me trompe Bones Côme qui sont venus s'établir dans cette non: est bien aussi lucratif que celui des grains, Les are velle paroisse, pendant que j'étais à St. Alphonse prairies de Castor et les prairies naturelles qui er ele et que je faisais faire les chemins pour arriver produisent chaque année un foin bien supérieure" €
dans cette localité. Il en n été ainsi pour un àln paille, y facilitent tout Particuiièrement l'6- vos à grand nombre d’autres établissements dans les levage des bestiaux. D" AA
towaosbips qui donnent aujourd’hui les plus abon- La culture de ]n graine de mil et de trèfle se $© Lee Le
dantes récoltes, pratique sûr une grande échelle chez beaucoup @°" J : Y a-t-il tieu de s'étonner qu'au milieu des bois, d'habitants des townships du nord, Le colon de! Ta à ndt dans ce petit Coin, entouré d'ombre et de frai- Mantawa, en imitant cet exemple, s'épargneru pts Fe € cheur de tous côtés, le froid ait quelque peu bien des Voyages et réalisera dans un seul coup ne sévi? Que l’on veuille bien remarquer toutefois un bénéfice égal à quatre ou cinq voyages de RES que c’est la première fois qu'il périt du grain à grains. #4 Ven Mantawa par la gélée. Les deux récoltes pré- Ainsi la prétendue difficulté d'écouter ces pro- en CAE ee cédentes ont été très-bonnes, J'en réfère aux duits sur les Marchés, tous trop éloignés, tombe nus te Le rapports de 1864 et 1865, que j'ai donnés dansle d'elle-même Ce u’est plus qu'une vaine et futile Et Se
temps, objection et non un sujet légitime de décourage- testiqhe On se préoccupe beaucoup d’une autre ques- ment. re telle tion dont la solution parait embarassante au pre- Mais je sens que je m'éloigne en voulant em. tlées pari gs n'y brasser trop de questions et je reviens à vous dire MP P
mier coup-d'œil. Quels frais ! Quels voya aura t-on pas à fuire, dit-on, pour aller vendre le qne lorsque j'aic mmencé mon établissement l’on est venu de loin se plucer aux alentours parceque
d'œil, pour les Jjouissances physiques et d'imagi
lier qui ez lui tr entet la!
produit de ces terres ! 1 Qu'on veuilie bien observer d'abord qu'il se fait j'avais ouvert la marche, Il me reste à vous dire | tous les hivers des chantiers considérables dans
AUASI que tout auprès de l'établissement, trois M les profondeurs de 1x Mantawu et sur les rivié. magnifiques pouvoirs d'ean qui se suivent dans | res qui arrosent ce territoire. Les Constructeurs tin espace de 10 arpents attendent des bras inde ces travaux cherchent toujours à s’approvi- dustrieux pour les utiliser, Il m'est impossible 1 sionncr le plus près possible de leur ce tre d'- pour ma part d'y songer: je n'en ai pas les bérution, car les frais de transport en voiture, à moyens. Cest pénible, car je répondrais au vœu uae grande distance vont très-dispendienx, Ain d'un grand nombre de colons, et je serais sûr si, AU printemps dernier, on a acheté dans tous d'avoir trouvé par là une autre raison également à les nouveaux établissements, du foin, de l'avoine, forte de les fixer en cet endroit, 5 de la farine et du lard que Von aurait payés Mais ce fait que je constate, Messieurs, pourcomme s'ils enssent été pris à Montréal, Joliette quoi ne le prendriez vous pas Comme un appel ? où Berthier, c'est-à-dire Ca tenant compte des Si ce n'est Pas pour utiliser les ponvoirs d'eau en y Construisant des moulins, que ce soit en
frais de t'ansport de ces différents points,
De plus les nouveaux colons, en arrivant, sont préparant des lots que vous RUNPMENGTeR ouque heureux de pouvoir s’Abprovisionner sur les vous cèderez ensuite si vous le trouvez Tous Il lieux, tant pour leur nourriture pendant le défri. est inutile de sautoriser de l'objection de nctre chement que pour le grain de semence dont ils pas sur les lieux, Cenfez Re quelqu un d SApUe ont ensuite besoin. On évite toujours autant qre rience le soin de votre affaire. 1 CE TRR-RALE IS possible les frais de charroyage. Or l'on suit 1 ai passé que deux mois SU les Heux, et bien qu'un colon, pour avoir quelque chance de sue- que j'admette Avec vous qu'il soit Vo pue cès, a toujours besoin de se procurer des provi- 8 HSBIABUE do YOir par soi-même, cepe ndant je Sions pour une année ou deux. Cet état de cho. me crois suffisamment autorisé à vous répondie M ses durera nécessairement tant qu'il y aura des du succès, dans tous les cas. chantiers à faire, des bois À exploiter, des terres IL existe deux manières. Messieurs, de travailà prendre. Du moment que ces nouveaux éta- Jer à l'œuvre de la color isation : individuelle-
lissements pourront ainsi subsister par enx-mô- ment et par association. Individuellement ; je mes, vivre de leur travail et de leur industrie, du viens de vous dire ce qne j'ai fait et comment je moment qu'ils pourront se procurer les premières l'ai fait, chacun pent en faire davantage, Par asjouissances de la civilisation avec facilité, le sociation : eils peut être de deux, de trois, de six, Pain, la nourriture et le vêtement, l'avenirsouvri- de toutes les personnes qui sont membres de la ra devant eux par de brillantes Perspectives, enr goriété da colonisation, Adoptez alors un centre là nature y a réuni pour Ia santé, pour le coup et mettez là le montant de la souscription qui
ofitera à la société. Ie : : ‘vateur ou le jourlier qui a besoin de ‘iller en-dehors de es lui trouvera du tra: à votre établisse- Bent et ln nécessité l'y portera dans la persuan d'y trouver une remunération suffisante de n labeur.
“ Vous donnerez ainsi à votre œuvre, Messieurs, double prestige d'nne œuvre nationale et relieuse. Nationale ; car ce que vous aurez dénensé 1 défrichements et autres améliorations sur cer rres, elles le rendront à vous-mêmes ou aux fauts du sol que votre généreuse initiative ura poussés dans ces lieux. Religieuse ; car si e n'est pas là une véritable propagation de la ï, je ne comprends ni l'une ni l'autre de ces uvres.
Les endroits où vous pouvez travailler avec vantage et que vous devez adopter de préféence, je les ai soumis plus haut en les énuméant d’une manière sommaire, mais je puis ajouulté d'éconler ces pro- fter privément des renseignements sûrs et déiers trop éloignés, tombe Rpinnnts que je me ferai un plaisir de donner en qu'une vaine j ut temps.
es de done Et È noue restait à demander pour dernière Lquestion: À qui confierons nous la conduite d’une telle entreprise générale ou de nos entreprises particulière.” Messieurs, si vous croyez
8 Cowmunicationse faires plus rapprochés.
volon ne con-ommerait.
lace par l'engrais d'ani.
ne lui coûtera que peux ‘Ce, si je ne me trompe le Celui des grains, Les Prairies naturelles qui un foin bien supérieur At particutièrement l’é-
de mil et de trèfle se échelle chez beaucoup du nord, Le colon de” ; exemple, S'épargnera À era dans un seul coup € où cinq voyages de
loigne en voulant em.
Je reviens à vous dire non établissement l'on | Ux alentours parceque | l me reste à vous dire À l'établissement, trois à qui se suivent dans | endent des bras in- Il m'est impossible N : je n’en ai pas les } je répondrais au vœu ns, Ct je serais sûr ur raison également l'OIT, à ate, Messieurs, pour- 8 Comme un appel] ?
" les ponvoirs d'eau ins, que ce soit en | Conserverez où que le trouvez mieux, I] l’objection de n'être à quelqu'un d’'expé- k ire. Pour ma partje !
r les lieux, et bien l soit toujours plns nême, cependant je & sé à vous répondie M
essieurs, de travailion: individuelleidividuellement ; je | fait et comment je davantage, Par as- UX, de trois, de six, sont membres de la 2 alors un centre à souscription qui
que six années d'exploration, de travail et d'application ont pu me donner quelqu’expérience et développer quelque peu d'aptitude, je répondrais avec bonheur : # Je suis prêt”
Messieurs, il y aurait encore mille ‘t une choses à dire sur la colonisation, car le sujet est aussi fécond que ma plume est ennuyeuse, Ainsi je n'ai point traité cette question de la colonisation de notre territoire du Nord au point de vue de prospérité qu'y ferait naître, par exemple, la construction d'un chemin de fer au pied des montngnes, question d’une importance majeure pourtait: j'ai préféré ce qu'il y avait pour le moment d’utile et surtout de pratique à dire sur le sujet, plutôt qu’à ce que sa comparaison avec d'autres pouvait comporter d'agréable, Maintenant je serais coupable de mettre à une plus longue épreuve cette bonne volonté, cette bienveillante attention qui me font tant d'honneur et pour lesquels je vous offre mes plus sincères remercîiments. Pardon, Messieurs, d’avoir abusé peut-être de votre indulgence. En bon enfant du sol, j'ai voulu dire un mot de ma patrie:
Voilà mon excuse, Puisse-t-il, ce mot, lui servir à quelque chose et susciter surtont de généreuses initiatives dans l'œuvre du défrichement de ses terres, —La Minerve du 13 Décembre 1866.