‹ Lecture sur la colonisation [microforme]Chapitre 2 sur 3 · LATEST ACTES ES EEE · texte numérisé non relu

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mauvais pas: mais ce n'st qu'un pas, car la lur. geur sur le tracé du chemin n’en est que d'environ deux arpents.

Nous retormbous ensuite dans une magnifique érablière : Le bois est très-louy, très. gros et clair semé, En revanche, la pousse de petites érables bianches, de contre et autres nrbrissenux semblables est très-serrée, J1 ous faut marcher avec vrécaution et à distance les nus des autres. Vers le soleil couchant le terrain s'élève en pente douce tandis qu'à notre droite, il incline légèrement au filet d'eau qui descend au lac St Michel, A l'est du ruisseau il se relève en suivant une sembio ta gradation jusqu'au même niveau, puis le piatean se prolonge horizontalement, à perte de vue. Nous arrivons bientôt au lac St. Miche] où nous réparons nos fore?s par un succulent diner apprété à la broche, Cette nappe d'eau peut avoir une longueur d'un mille et demi. Sa direction est 10® N.-E. Sa décharge est encore ob3truée par quelques chaussées de castors qui en reudent le passage un peu difficile, mai: comme la précédente, elle n'a qu'un arpent ou deux de largeur ct une fois les chaussées détruites, le ter rain redevient sec et ferme,

Nous côtoyons alors une hauteur que l’on appelle la ‘ Montagne Jaune’ et qui donne un terrain plan, pour le chemin, dans l'endroit où nous passons. A nos pieds coule la décharge du Inc St. Michel qui court dans le Nord-Est vers la rivière du lac Ounreau. La terre est comme partout ailleurs d'excellente qualité: on peut y fuire avec certain succès, de bons établissements.

Fatigiés d'une marche rapide de trois jours, nous campons dans le bois franc de la Montagne Jaune, La place n’est pas des meilleures, mas il est temps de faire chaudière, Nous hissons la toile sur une frèle charpente et pendant qu'ailleurs on s'occupe à la marmite, j'essaie de mon côté de niveler le terrain, aussi mathématiquement que possible, Malgré les sueurs qu'il m'en coûte, je ne puis réussir à déloger une grosse pierre qui trône sévèrement nu milieu du salon, J'appelle à mon secours l'entrepreneur de la chambre à coucher, M. Deslauriers, qui résout lobj-ction avec une brassée de enpin. I étend ave:art les plus grosses branches, puis il dispose les petites qu'il appelle le duvet sur le sens de leur longueur afin de donner à son matelas un» épaisseur qui fasse disparaître toutes les inégalités,

Le lendemain le soleil s'échappait À peine du sein des nuages emponrprés de l'Orient que déjà nous cheminions sous l'immense parnsol que nous tendait la forêt, D'un pied rapide nous brülons les distances, Pour qui n’en a pas déjà quelqu’habitude, c'est un rude apprentissage que de s'aventurer pour la première fois en plein bois. Partout il fant franchir des arbres abattus sur lesquels s’élèvent souvent d'autres générations d'arbres. Les herbes, les mousses, les débris d'une vérétation éteinte encombrent ces solitudes et ln jambe a besoin d'un nerf agile et vigoureux pour

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les franchir, Tantôt notre pied s'embarrasse duns l'épais humus ou dans les racines nouécs qui couvrent le solet malgré vous il voux faut mordre le terrain; tantôt une branche de sapn que votre bras a poussée négligemment revient vous sangler la figure et s'imprimer sur vos jones; mauvaise Caresse qui vous met des larmes aux yeux et pour luguelle il s'y a aucune politesse satisfaisante à rendre, Ce sont là quelques uues des premières douceurs d'un voyage à pied dans les boix.

Après avoir ainsi cheminé que'que temps le front sur le pôle et dans une forêt de bois franc attachée au flanc de la montagne, nous tombons dans une épinettière d'un demi mille de largeur environ, Le terrain est frais mais il n'est pas savanneux ; il y a du bouleau et des aulnes en quautité Un ruisseau profond en fuit le tour et peut l’égonter facilement, Ce cours d’eau est large, il nous faut un pont pour le franchir : c'est ce à quoi va répondre une grande épinette que nous trouvons sur la rive. Deux hommes s'y rendent à la hâte, coupent les broussuilles qui eu cachent le pied, cassent deux ou trois brunches sèches qui descendent trop bas, prennent leur distance en fixant légèrement dans l'écorce le tranchant de leur hache; puis les humectant de salive ils se frottent les mains, mesurent de l'œil la hauteur de l'arbre puis commencrnt à frapper. Chaqgne coup qu'ils portent enlève un morceñu qui vole dans l'air, la forêt retentit au loin du cri de la victime, Peu à peu le tronc s'amincit, bientôt la cime décrit aes vibrations, soudain un bruit sec, éclatant, sans écho, annonce que la dernière fibre est cassée, l'arbre se tord sur sa tige puis il part en sifflant ; il arrive comme un tourbillon et tombe avec rne effrayante pesanteur sur le sol tremblant ; l’eau du ruisseau se creuse et rejailliten un million de goutelettes, les deux rives sont unies, la lambourde est ajustée. Nous embarquons l’un après l’autre sur ce pont improvisé, mais il est encore trop élastique, il faut que le passage s'opère par un seul à la fois. Après beaucoup de précautions, nous parvenons €: n de l'autre côté sans autre accident aue le plo.0,n d’ua de nos hommes qui, par motif de propre ié sans doute, tenait à faire le canard en cet endroit.

Nous faisons alors une ascension d'une quarantaine de pieds et nous retombons dans un terrain de première qualité pour le sol et pour le bois, Vers ce qui nous semblait être le mien de ce plateau, nous avons fait une halte. Nons envoyämes des hommes à l’est et à l’ouest pour sonder la profondeur de cette nouvelle érablière, pendant qu'un autre s'élevait dans un arbre afin de prendre une vue d'ensemble et de nousen fuire rapport. Les uns et les autres s'accordèrent à dire que nous foulions alors un des plus beaux terrains qu'ils aient jamais rencontrés dans les montaones, Nous avions nous-mûme un peu cette idée lorsque nous nous remîimes en route. Maiselle devint définitivement à j'état

de conviction chez nons Par le fait qne sur leg quatre heures de l'après-midi nous jouissions encore des mêmes beautés, En moment nous Parvenons au bord d'une jolie rivière que nous AVONS baptisée du nom de Ste, Anne comme borne septentrionale dn platenu du même nom que nous veuions de passer, Ses eaux coulent vers le nori-est dans la direction du Lac Oun. reau, À l'endroit où nous l'avons traversée, il y a une petite Île triangulaire qui resserrant l'enu entre des rives plus rapprochées, eause un rapide très fort capable de faire mouvoir de bons mou

lins. Le côté de la rivière est également plan, Couvert de beau bois et exempt de roches. Nous Sommes descendus dans In direction du conrg d'eau jisqu'au pied du mamelon qui sert de piédestal à Ja Tuque, nom connu de la grande montagne du Lac Onareau.

Ici nous avons vérifié de de la boussole, établi un journée d'observation.

Du sommet de la grande montagne, il nous fat aisé de remarquerque la direction snivie jusqu'a. lors nong conduisait sur une crête de hüuteurs où il nous semblait difficile de trouver un chemin. Il y avait en outre, entre notre point d'observation et catte file de Montagnes une dévrese sion considérable renfermant cirq à six lac: trèsrapprochés qui devaient nécessairement rendre le terrain très-désavantageux, Nous décidâmesg donc da tenter un Passage, à l'ouest, où nous apercevions une petite Coupe de montagnes, D'ailleurs il nous fallait toujours tôt ou tard nous rejeter à l'oue:t Pour atteindre Je but de l'exploration qui était de frapper l'extrémité oc. Cidentale du lac Cyprès. En Conséquence, de re. tour au camp nous Prenons pour direction générale la ligne 32° N. O. Nous passons d'abo d à travers une belle gucrerie qui croît sur le pen- Chant d'une colline inclinée au soleil couchant, Puis nous arrivons à traversune forêt de bois mêlé sur le bord d'un cours d'eau q''e nous croyons être le même que la rivière Sto, Anne qui aurait fait un coude sur elle-même dans l'espace de quelques milles. Le terrain que nous foulons après le passage de la rivière est accidenté et rocheux ; il n'est prs difficile d'y faire passer un chemin, mais il serait difficile d'y tenter aucune culture. Cet endroit nous est connu sous le nom de Plateau des Trois Roches, à cause de trois énormes rochers qui font les jalons naturels de ]a ronte : Un de nos hommes avait avant nous baptisé cette espèce de sol du nom de lerre à grains, Nous faisons à peu près un mille dans cetre terre à grains, puis le sol s'élève un peu #t nous donne une colline couverte de hêtres à son sommet, La rente occidentale est boisée d'épnettes et de pins et descend d'uné manière abrupte, au niveau d’un grand lac, sur les bords di quel nous allons prendre un peu de nourriture et de repos. Le lac Peut avoir deux milles de longueur <t un demi- Mille de iargeur: In direction de la ligne cen. trais est 14© N, 0. L'extrémité sud se recourbe

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h angle droit et s'avance quelque pen dans les terres, donnant nssez à cette LAppe d'eau la for. me d'un pistolet dont la courbure du sud forme. rait la poignée, Una échancrure de la rive, firmant un petite baie sous l'angla donnerait la gichette, et le ronfoncement de lu décharge au sommet de la gourbure en ferait le chien, Ue lac Comme on le voit porte nssuz naturellement son not, Îl est impossible de le changer : c'est le lac Pistol-t,

Avant de descendre au lac, nous avions remarqué que In coupe de montagnes où vous nous dirigions était encre à uotre ganclhe : ninsi en reprenant notre route nous avons marché, un peu plus à l'ouest, dans nn terrain assez plan où domine le bois franc et où ln contintintion du chemin est très-facile, Après quelques milles d'une Marche assez rapide nous urrivons sur le bord d'un plateau élevé où Nous trouvons une perspective rissurante, En ellt, ce que nous ne croyions être auparavant qu'une petite coupe de Moutignes devient une lasge vallée boisée d'érables, entre deux chiînons de montagnes paralleles Les extrémités de ces deux chaivons se croisent de quelque: centaines de pieds à deux milles de distince l'un derrière l'autre; ce qi, de loin, ne nous permettait de voir qu'une légère échanerure et nous avait d'abord Inissé peu d'espoir, Ua vallée qui s'onvrait alors devant nous se pro'ongeait à une grande distance vers le nord ; nous suivons cette lisière de terre comm? tracé naturel du chemin, jusqu'au ruissear: des Attrapes où nos hommes, un soir, après l'ouvrage du campement, avaient tendu quelques piéges,

Sur le baut d'une petite éminence, dans nne ronde W’observation, nous crûmes apercevoir, à distance, tantôt À trivers et tantôt pardesgns Ja forêt descendante, une surfice polie où sem.

blaient se jouer les rayons d'un soleil radieux. AYÿant tour-à-tour examiné ce coin du paysage et l'imoression r:stant Ia même chez tout le monde, nous nous persundâmes aisément que c'était IA le grand Inc à l'ouest du lac Ouareau par où il nous failli nécesspirement vasser avant d'arriver au terme de notre expédition,

Du poiat d'observation où nons nons trouvions, nous avions devant nous un peu su: ln droite une immense vallée dont je parlerai tout à l'heure et qui se teriminnit au Lac. Nous avions déjà laissé le, Lar Ouarean bien Jin derrière nous et nons étions sûrs d'être en bonne voie, Nous reprimes allégrement notre route en descendant légèrement dans ln vallée. Cette vallée est longue de 4 milles, large de 2 et couverte d’anlnages, de grands cormiers et d'épinettes, Le terrain s'égoutte facilement par le moyen de plusieurs petits ruisseaux qui coulent avec assez de rapidité, Il en est un entrautres qui, par ses nombreux et longs détours, forme des langues de terre considérables couvertes de beau foin. Le sut est assez ferme pour être cultivé avantageusement partout Nous avons

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suivi par endroits la dépression de tte vallée, wais plus souvent nous nous sommes rejetés au pied de ln montagne en nous élevant de quelques pieds sur ln pente, Enfin, après une m irche longue et un peu forcée, nous arrivons bnignés de aueurs, épuisés de fatigue, à l'extrémité Sud du grand Lac qui faisait entre uous Le sujet de tant de discussions, Nous campons sur ses rives à lu veiile d'un orage épouvantable de pluie, de grèle et de toauerre qui nous laisse à peine la temps de nous abriter sous la tente, Il tombe an:si un peu de neige,

Dans la reconnai:sance que nous fimes le lendemain des terrains avoisinants, nous démeurâmes convaiucns qu'il n’y à presque pus de culture possible sur les bor :s immédiats du Lac. Les rives sud-ouvstet nord- st sont des montagues étagées qui vont se perdre daus les nues, C'est tout lu contraire pour les extrémités; j'ai déjà parlé de celle du sud : ajoutons que celle du nord est boisée de Lois franc et donne un terrain plan de qualité supérieure. C'est aussi l'endroit par lequel ce Lac tributaire du Lac Ouareau y écoule ses eaux; il ÿ a un maguifique pouvoir d’enu à lu tête de cette décharge. Là aussi sur le côté nord de cette rivière, le terrain redevient plan et ce que nous avons pu en Voir nous à paru être également de bonne qualité.

De l'extrémité nord de ce grand Lac il se détache une vallée qui se poursuit bien loin dans l’ouest jusqu'à la rencontre des dernières montagues qui arriventen perp'ndiculaire des hauteurs de Mantawa. En suivant sur le compas la direction 45 N, O. cette ligne après un long parcours, va toucher le point où nos hommes 8: sont arrûtés, Car, ayant obse:vé depuis quelques jours une baisse rapide dans la qnantité de nos provisions, nous avions jugé à propos d’expédier trois ‘le nos hommes en reconnaissance des endroits que nous tenions à visiter. Allégés de moitié et n'ayant point d’ailleurs à règler leur pas sur le nôtre, ils firent en trois grandes journées de marche une excursion pour laquelle il nous aurait fallu, tous ensemble, beaucoup plus de temps et de provisions que nous en avions alors à notre disposition. Pour nous, nous étions revenus sur nos pas afin de prendre à l’ouest des montagnes qui s'élèvent à l'occident dn grand Lac et y tracer plus convenablement le chemin.

La première partie de la route se fit d'abord entre deux collines qui semblaient se réunir à quelques milles en avant, faisant assez l'effet d’un compas ouyert d'environ 300, mais l'intersection de ces hauteurs n'était qu'apparente, car elles se repliaient toutes deux vers le nord-est par une légère courbure parallèle qui faisait disparaître de loin la continuation de la vullée, Par-de-là cette courbure existe un pays plat, riche d’une végétation vigoureuse, au milieu duquel coule une rivière large d'environ 50 pieds. Ses eaux, par endroits sont profondes, nous n’a-

vons pas vu sa coures, mais à cause de la rapidité de son écoulement, elle doit ôtre rezardte comme le dégorgement de quelune grande mass

d'eau du côté de l'onest, Les sauvages qui faisaient autrefois la chaise dans le haut de In Mantawa, ont plus d'une fois visité ces lieux, car il existe aux euvirous quelques vicilles traces de portage dans cette direction, Le territoire de Mantawa était foulé aux pieds et le but de l'exploration était atteint, Il devenait ügalement inutile pour le moment d'aller plus loin, car j'avais reconnu dans une exploration précédente tout le territoire au Sud de l1 Riviére Mantawa jusqu'à cet endroit désigné qui fait la hauteur des terres entre cette dernière rivière et le Lac Ouarean,

Le point d'arrèt de notre expédition se trouve au centre d'un immense plateau qui, du côté de l'ouest, s'étend aussi loin que la vue peut ntteindre, et du côté oriental &e prolonge jusqu'au grand Inc l'Assomption Au nord-ouest ce sont les collines du lac Cyprès qui en font In borne, Si plus turd il se fait quelqu'.tablissement uu grand lac l'Assomption, autre plateau de valeur, le chemin pour y conduire se détachera de celuici au point d'arrêt de l'expédition, et pénétrant par la vallée du nord-cat, arrivera sur ses bords par le grand portage du lne de la Nativité.

Le matin du jour fixé pour le retour, après avoir ficelé les paquets pour là centième fois, nous avons jeté un grand salut d'adieu aux immenses terrains qui se déroulaient devant nous et nous avons commencé à défaire notre chemin, Par un chemin rendu plus fucile cette fois que la première nous avons pu faire quelques corrections importantes au tracé du chemin, en sorte qu'aujourd'hui je puis travailler avec assurance et connaissance au défrichement du grand artère de colonisation qu'il est devenu nécessaire d'ouvrir dans cette direction jusque sur les bords de la rivière Mantawa.

On à pu remarquer que jusq ici, dans le cours de cet écrit, j'ai répété fréquemment que le terrain était geuéralement plan et que sou: le rapport des montagnes ou des côtes il ne se trouvait aucun obstacle à l'ouverture d'un bon chemin Je suis biea aise d’en faire la preuve en mettant sous vos yeux le tableau des indications du baromètre, témoignage que personne ne peut récuser.

La première colonne de chiffres donne les dégrés barométriques aux lieux mentionnés; la seconde donne la hauteur en pieds des mêmes lieux au-dessus du niveau de la mer; et la troisième, la hauteur en pieds, des mêmes lienx encore, rapportée au niveau de Terrebonne ou de Mascouche,

Montréal où Terrebon-

né où Mascouche... 29,80 1028 00 St. Sauveur. ,,,,,,,.| 29,10 | 1381 620 Bite. Adele ,,,,,,,,,, 28,65 2008 9580 Lue Masson,,,,,,,,,l 28.60 2099! 1071 10e rang, Wexford..., 28,50 2190 1162 3e rang, Doncuster,,, 28 70 2009 981 6e rang, No 26,,..,., 28,65 2008 980 Mont # St, Miche] ".., 28,564 214" 1117 Montagne ‘Jaune ",,.| 28.50 2099! 1071 Plateau t: Ste, Anne”, | 28.564 ! 2145 1117 Rivière Ste Anne"! 28,65 2004 | 980 Bûse de la t Tuque ”.. | 26,603! 2145! 1117 Lac ‘ Pictolet”,,,,,,1 28.h0 2190 1102 Mont ©$t, Joseph”",,,| 28.40 2282 145 Lac ‘ Clhupuis”,.,,,,! 28,60 | 2190! 1162

Pour ma part, j'ai trouvé cette c aiue de mon. tagnes en sept endroite différents, à partir de la Trois-Rivières jusqu'à la grande ligne des townshins Morin, Beresford, Woïfe et Grandison, et je mi suflisamment autorisé à donner e:tte assertion D'unautre côté, nous avons vu qu'il n'y avait aicunce ni aucun cours d'eua doni le passage constitunnut quelque difficulté, Le teriuin « ferme, bien boisé et de quulité upérieure, Voici done un territoire qui a Le double avantage d'of. frise un bon chemin de colonisation et des terre avantageuses aux défricheurs.

À quelques légères modifications prés, causées pur une formation particulière et par la nature du sol qui couvre les longucs peutes, cette re- Marque peut s'appliquer à tout le territoire que igner, Car cet immense quadrilaune suiface uniquement more [P use, De larges it sinueuses vullé s Circulent eu effet dans liutérieur, de spaciux val'ons que vous croiriez avoir été de grands bassins d'eau, arrondis comme des cercles, se rencontrent ici « { là, boisés d'une riche vi gétation de bois frunc ; de vastes plateaux d’une terre tiche et p'oduetive sont dissémiués partout, et plus loin derritre ce système de collines, des plaines à perte de vue s'étendent vers le Nord, De jolies rivières, de grands lacs les arrosent sur tons les points, for- Munt partout des terrains d'alluvion. L'attitude des élévations qu'on y rencontre leur vaudrait à peine le nom de hautes terres, Partout le so exz Aminé serupuieusement étudié À plusieurs reprises, y est reconnu de qualité supérieure, mais il ne suffit pas pour cela de limiter son examen à quelques endroits seulement, eur alors on sera trompé. Sonvent des régions d'une même forme tion différent grandement entre elles ; elles sont modifiées par un grand nombre de circonstances dont il faut savoir tenir compte à propos, L'action de l’eau, par exemple, sur des terrains onduleux et dans nne terre légère, exerce une influence considérable sur les transformations du sol, En certains lieux elle met à nu les surfaces

ligue du district des crois savane

génctralement

Je viens de dési tère est loin d'être

où l'engrais végétal étant enlevé, les bois ge des. sèchent et périssent rapidement ; en d'autres livux, elle entusse des débris et des mMoncenux de gravier que l'observateur attentif doit regurder comme une exceution à ln nature du terrain.

Compte tenu de toutes ces apparences, et dé.

duction faite de toute partie incultivable, il reste encore Une immensité de champa fortiles offerts aux populations canadiennes comme pays coloni. sable et plein de ressources, Nomme : enc ore fois tout le terrain de l'exploration que je viens de fie—no omoms l Ssgrauds plutenux qui dominent le lac où la rivière L'Assomption prend hommons Le lac Cynrès avec ses ter rains de choix qui s'étendent à l'ouest et au sud

une

#4 S0ourCa

—Hommons la rive nord de ln Man awa et lea tributaires de cette rivière nvec leurs grandes brairiss natarelles=nommons ebfius les town.

Ships Brassard et Provust où ln Colonisation profresse depuis trois ans, D ces endroits, nous POouvons nous plac: ruavec a surance et Y asseoir li bâûses de fondations pProspères, Quand il Y aura des germes de colonisation ainsi déno.

des r'urni-

sé3 en différentes places, nous verrons + les côtés qui nous ns

ns tous

Hcations étendre sur toi Surerout un éclatant succès,

Je vous le di mande, messieurs, avec les connaissances que l'expérience de six années d'exploration et de travail dans ce territoire & pu me donner, unie à lu conviction que tout le mon-

de PEUL y travailler avec av tiltage, puis-je me dispeuser de chercher côté

comment à diriger de ce le mouvement qui s'opèreannuelle ment pare mi les établissemen s populeux de là jive bord Laureut, Je le dis avec l'acc-pt d'une conviction qui existe également chez vous, le inps est venu de coloniser et d' ssaycr à couvrir d'uue population canadienm -f'ançuise lime imense et beau territoire que nous à légué l'héroisme de nos pères. Mais il ne suffit pas de croiser £c r sa poitrine et de dire “Je le VOt= drais, je le veux bien,” c'est la volonté en activis té qu'ii vous fuut, Ne pourrai-je pas dire, avec quelque raison qu'il se prévare des chose s d'une telle gravité dans notre avenir social qu'il ne se. rail pas mauvais de s'assurer un agraudissement de territoire duus des endroits où l'indépendan- Ce et la nationalité canadiennes seront toujours à l'abri ?

Un fait général sur lequei il n'existe plus de doute c'est que la colonisation est Je salut de notre peuple, Et d'abord sous le rapport matériel, demandez aux grandes paroisses échelonnées au pied des montagnes ce que vaut pour leur commerce la population des toWnsbips qui les avoisinent, Demandez à la ville de Joliette ce que valent pour son commerce et ses bommes de profession les townships de Rawdon, Chertsey, Kildare, Cathcart et lu paroisse de St, Jean de Matha, également située dans les montagnes, Les statistiques d'exportation sont surprenantes et l'échange des produits se fait partout sur une grande échelle. Le mouvement se soutient pa

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