RÊVE DE JEUNE HOMME
Hier, tu me demandais, ma sœur, à quoi je pense Lorsqu’au bord de la mer, l’œil baissé, pas à pas,
Je marche à tes côtés, souriant en silence A quelque objet charmant que tu n’aperçois pas.
Tu me prêtes déjà quelque belle maîtresse Dont j’évoque partout le fantôme adoré ;
Que me diras-tu donc, si je te le confesse ?
Ce fantôme si cher à ma vive jeunesse,
Ce doux fantôme, c’est... la fille que j’aurai !
Une fille! une fille 1... Oh ! que j’aie une fille !
Moi, qui rêve toujours d’enfants et de famille,
J’ai passé bien des soirs à chercher de quel nom J’appellerais ma fille 1... Oh! pas de fils!... Oh! non!... Avec plus de bonheur notre esprit se repose Sur ce doux mot de fille!... Oui, oui, c’est quelque chose