ACTE I
Vous!...
A LM K R A
Destin magnifique!
A peine à vingt-cinq ans, Bolivar du Mexique! Tout ce peuple abruti s’endormait dans ses maux, n l'éveille; il en fait un peuple de héros!
Grand comme Bonaparte aux plaines d’Italie,
Avec quelques soldais qu’il crée et multiplie.
Il défend un royaume, un monde, et Mexico Baptise son sauveur du nom de Guerrero!
C’est vrai...
Ce n’est pas tout : car le jour qu’il se lève, Il a deux armes, lui, la lyre avec le glaive,
Et pour vaincre, unissant le poëte au soldat,
La muse de Tyrtée auprès de lui combat.
Avez-vous entendu ses hymnes de bataille?
Quel enivrant écho du bruit de la mitraille !
Quand sa troupe à grands cris lui demandait du pain. Il lui chantait une hymne, elle oubliait la faim !
Ah ! cet homme a touché le but de tous mes rêves. Même aujourd’hui fuyant, et de grèves en grèves Portant son nom proscrit, sans armes, sans soldats.
Il ébranle ce monde au seul bruit de ses pas,
Et de ses vainqueurs même, écrasant la puissance. Règne encore en ces lieux tout pleins de son absence! Que je le hais I
D. LOPEZ, froidement.
Allons, voilà qui va fort bien !
GUERRERO
Pour son panégyrique, il ne vous manque rien, Mais maintenant... Quel vice en ce héros se cache?
A I, M E R A , avec surprise.
Comment?
D . LOPEZ, froidement.
Ce diamant a sans doute une tache; Quelle est-elle? Parlez.
ALMÉRA.
Je ne vous comprends pas.
Quoil... Vous ne...
Entendant du bruit.
Mais le prince ici porte ses pas.
Silence !