‹ Lectures a l'AcademieChapitre 151 sur 200 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Memes, UN PASTEUR

GUERRERO, nllont ft lui.

Sont-ils prêts?

LIIOMME.

Pas encor; ni signal, ni lueur.

D A V A L O S , h l’homme.

Quel est ton nom ?

GUERRERO, i\ l’homme.

Réponds.

D A V A L O S , l’interrogeant.

Votre nom?...

l’homme

Le Tueur.

Un tel titre !...

LE TUEUR

Je l’ai gagné, c’est ma conquête.

Pour vingt-cinq Espagnols dont on abat la tète,

On est nommé sergent, pour trente, brigadier, Officier pour quarante, et je suis officier.

GUERRERO

BAVALOS.

Quoi ! quarante Espagnols ?

LE TUEUR

Leur lâcheté féroce A fait mourir mon fils dans un supplice atroce.

Ils l’ont brûlé vivant, et ma haine a promis A chacun de ses pleurs dix tôtes d'ennemis.

BAVALOS.

Mais qu’étes-vous ?

LE TUEUR, montrant Guerrero.

Son bras.

BAVALOS, fi Guerrero.

Quel emploi te l'attache ?

LE TUEUR

Je n’ai pas de talent, moi, non; mais j’ai ma hache.

Je ne suis ni guerrier, ni grand homme... Je hais!...

Je conduis à cheval dans nos maquis épais Avec mes vieux amis nos fiers troupeaux sauvages,

Et, lorsque Guerrero, pour quelques grands ravages.

A besoin de cent bras ne restant jamais court,

Il frappe sur la terre et le Tueur accourt.

BAVALOS.

Est-ce donc aujourd’hui qu’éclatera l’orage?

GUERRERO

Au Tueur.

11 l’a dit, pas encor... Qui t’amène?

LE TUEUR

Un message.

Tirnnt un papier.

Un inconnu...

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