GUERRERO, D. LOPEZ
GUERRE RO entre vivement, puis s’arrête et reconnaît don I.opez.
Don Lopez i Je suis prêt.
Partons.
D. LOPEZ, froidement.
Asseyons-nous un moment, s’il vous plaît.
GUERRERO, avec dédain.
Votre meute a forcé le loup : faites curée.
Où sont donc les chasseurs et la meute altérée ?
GUERRERO
Pas do vains jeux de mots, Don Lopez, brisons là.
Je suis proscrit; voici ma tète, prenez-la.
Proscrit? Rien de plus vrai, car voici votre grâce.
U lui donne un papier.
GUERRERO
Ma grâce!... L’Espagnol pardonnera ma race!
M’épargner! A quel prix?
n. LOPEZ.
Que vous accepterez.
GUERRERO
Dans quel espoir ?
n. LOPEZ.
Qu’enfin vous nous estimerez.
ACTF II.
GUE R R K llO.
Je 11e pourrai payer une si lourde dette, Je refuse.
Pourquoi?
GUERRERO, avec forco en lui rendant la grâce.
Pourquoi je la rejette?
C’est pour vous écraser que je l’accepterais. Avez-vous de l’Espagne oublié les forfaits?
Monsieur!
GUERRERO
Oubliez-vous qu’hier à Carthagenes Vous avez massacré douze mille indigènes, Massacré lentement, massacré par le fer,
Parce que le canon aurait coûté trop cher!
D. LOPEZ, avec irritation.
Votre cause eut aussi ses attentats.
•GUERRERO
A bien eu ses vertus.
La vôtre
I). LOPEZ fait un mouvement, puis se remettant
Laissons-les l’une et l’autre .
Et revenons au point qui cause nos débats.
GUERRERO
Je vous ai déjà dit que je n’en voulais pas.
Il . LOPEZ, froidement.
Peut-être...
GUERRERO