‹ Lectures a l'AcademieChapitre 17 sur 200 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

DUBREUI L.

Et puis après?

MAURICE

Après? Rien!

DUBU EUÏL.

Rien ! Ne vous déplaise, Ma fille, cher monsieur, n’épousera jamais ' Quelqu’un qui ne met rien sur sa carte...

MAURICE

DUBREUIL

Mais...

Prenez une carrière 1

MAURICE

Eh! laquelle?

DUBREUIL

Laquelle ?

Dans le conseil d’État votre oncle vous appelle. Passez vos examens d’auditeur.

Mais...

MAURICE

Mais, hélas 1

Si je vaux quelque peu, ne comprenez-vous pas Que c’est mon goût des arts, mon ardeur sympathique?...

DUBREUIL

Eh bien ! faites-en donc, des arts, de la musique,

Voire même des vers, des tableaux! Écrivez Othello f Jocelyn, tout ce que vous voudrez!

Mon Dieu! je ne suis pas exigeant! Vers ou prose.

Mais quelque chose enfin, par grâce, quelque chose!

Ou, sinon, je dirai jusqu’à satiété Qu’un jeune homme...

MAURICE, l’interrompant.

Inutile à la société I

Mais en quoi donc, enfin, trouvez-vous Dufournelle Plus utile que moi ?

DUBREUIU.

Vous nous la donnez belle I Lui qu’une compagnie élisait aujourd’hui Membre de son conseil!

MAURICE

C’est utile pour lui,

Qui se fait adjuger des jetons de présence;

Mais en quoi, je vous prie, est-ce utile à la France?

DUBREUIL

Lui qui créa, fonda cet établissement...

MAURICE

Un établissement de cuir bouilli ! Vraiment,

Voilà qui bien importe au salut de l’empire!

Le sort du cuir bouilli, sans lui, sera-t-il pire?

Mon Dieu ! s’il n’en fait pas, soit! quelque autre en fera.. Et ce cher cuir bouilli ne mourra pas pour ça!...

DUBREUIL

Je sais votre dédain, messieurs, pour le commerce.

Mais permettez que moi, qui comme lui l’exerce...

MAURI CE

Vous! c’est bien différent! Vous avez simplement,

Sans vous intituler homme de dévouement.

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