ACTE III
Et dans ces passions où je mo suis sali,
J’ai trouvé le dégoût sans rencontrer l’oubli !
ISABELLE
Malheureux I
GUKRKERÜ.
Ce n’est plus une ardeur refrénée, C’est toute ma jeunesse en mon sein déchaînée! Depuis un mois surtout, depuis qu’en débarquant, Cette armée a changé notre ville en un camp,
Je no me connais plusl ces canons que l’on roule, Ces pas sur le pavé, ces clairons, cette foule.
Et cette odeur de poudre au loin remplissant l’air, Tout m’enivre! La nuit au cliquetis du fer.
Dans les destins du monde en espoir je m’élance!... Mûri par'la contrainte et deux ans de silence,
Mon génie énergique éclate en vastes plans ;
Ce sol ne suffit plus à mes desseins brûlants :
Je franchis l’Atlantique, et pour mon but sublime,
Je vais, je vais parfois jusqu’à rêver un crime!...
ISABELL E.
Un crime!... Toi!... Comment ?
GUERRERO
N’insiste point, tais— toi !
Mais sur ton noble cœur presse-moi, soutiens-moi, Réunis ce que j’aime et ce quo je vénère,
Parle-moi de mon fils, parlo-moi do mon père,
Et tous trois m’abritant dans vos bras protecteurs,
Mes anges, sauvez-moi des démons tentateurs !
GUERRERO